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jeudi, 08 février 2007
Restitution des débats participatifs
Ségolène Royal doit présenter, dimanche 11 février, les bases de son programme pour la présidentielle, à partir des débats participatifs qui se sont tenus depuis le lancement de sa campagne. La candidate socialiste revendique "plus de 5 000 débats participatifs" sur tout le territoire et "130 000 contributions sur le site Désirs d'avenir", plateforme de démocratie participative.
"Le 11 février sera l'aboutissement de ma démarche d'écoute", a expliqué Mme Royal, samedi 3 février, devant des contributeurs du site. Il faudra s'appuyer sur les débats participatifs "sans édulcorer et sans amoindrir", s'est-elle engagée, ajoutant que ces débats "obligent collectivement" son équipe de campagne, et le Parti socialiste.
L'enjeu n'est pas mince, car la forme des débats participatifs est considérée par la candidate comme partie intégrante de son programme : un modèle de démocratie renouvelée. Mais comment passe-t-on de dizaines de milliers de contributions à la construction d'un programme politique ? "Tout le monde attend le 11 février, mais ça ne se passe pas dans la nuit du 10 au 11 ! explique Benoît Thieulin, responsable Internet de la campagne de Ségolène Royal et chef d'orchestre du site www.desirsdavenir.org.
La somme des contributions apportées quotidiennement sur le site et les compte rendus des débats participatifs dans les régions vont être compilés par des "modérateurs-synthétiseurs", ayant pour double mission de restituer le plus fidèlement possible l'ensemble de ces propositions et de faire ressortir la diversité des opinions. "Il ne faut pas écraser les idées nouvelles, même si elles ne sont pas forcément représentatives", explique Benoît Thieulin, qui a également coordonné la rédaction des synthèses.
"IL FAUT TRANCHER"
"La méthode pour réaliser les synthèses, c'est d'abord beaucoup de café !" plaisante Romain, "modérateur-synthétiseur" sur les questions liées à l'éducation. "D'abord, on lit tout de A à Z, toutes les contributions, pour pouvoir dégager de grandes tendances." Un travail laborieux, étant donnée la masse d'informations fournies.
Pour réaliser les synthèses, les modérateurs disposent d'un wiki, un outil collaboratif sur le modèle de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, avec deux fenêtres : d'un côté les compte rendus des débats, de l'autre un espace pour copier-coller les citations et les propositions qui s'en dégagent.
Il arrive que les synthèses comportent des propositions contradictoires. Sur l'éducation, par exemple, "il y avait des points de vue très différents, avec des gens qui prônaient un retour à des méthodes traditionnelles et des partisans de nouvelles méthodes pédagogiques. Le débat sur le site a été acharné", témoigne un fidèle contributeur du site."Quand il n'y a pas de consensus, rappelle Benoît Thieulin, il faut trancher politiquement, et ça, c'est à Ségolène Royal de le faire. En quelque sorte, on retombe dans la politique traditionnelle", reconnaît-il.
Toute le problème est là. Que va garder Mme Royal des dizaines de milliers de contributions envoyées sur le site ? "On nous dit qu'elle ne dit rien mais c'est faux", se défend un autre contributeur régulier du site, "il suffit d'aller voir en ligne, tout y est !" Les synthèses sont effectivement accessibles dans leur intégralité, et la rubrique "Ce que j'ai dit sur" reprend les positions de Ségolène Royal sur certaines questions. Pour de nombreux sujets, cependant, il faudra attendre le 11 février pour connaître le programme de la candidate. Mesurer la partie inspirée de ces débats participatifs... et ce qui reste du projet adopté par le Parti socialiste le 1er juillet 2006.
08:45 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Débats Participatifs, Restitution
Commentaires
A la moindre baisse de Ségolène Royal dans les sondages, les média nationaux se demandent insidieusement si elle va tenir. Car ce qu’à fait la presse people, l’autre presse est prête à le défaire. Ca va être dur pour Ségolène. Evidemment un désintérêt de l’opinion envers Ségolène rendrait plus facile la victoire annoncée de Nicolas Sarkozy. Dès lors plus besoin de voter nécessairement Sarkozy pour faire barrage à la gauche. Dès lors on peut sans risque voter pour Philippe De Villiers. Comprenant à leur tour tout le parti, sans jeu de mot, à tirer de cette situation nouvelle, Taubira, Chevènement, et même Jospin, annoncent leur candidature, et obtiennent en quelques jours les parrainages nécessaires. Le premier tour voit Philippe De Villiers arriver en tête.
Bien sur il s’agit d’une pure fiction. Toute ressemblance avec une situation ayant déjà existée est fortuite bien que nous ayons conservé les noms de certains protagonistes.
La réalité dépasse la fiction, dit le dicton. Un humoriste imitateur téléphone à la candidate officielle du parti socialiste en se faisant passer pour un important homme politique étranger. Aussitôt la candidate officielle du parti socialiste se laisse aller à des confidences sans prendre la précaution élémentaire de faire vérifier l’identité de son interlocuteur. Il ne fait pas bon confier un secret à cette candidate officielle du parti socialiste là !
Ecrit par : soutien | samedi, 10 février 2007


