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jeudi, 22 février 2007

Café Ségo à Issy

Vie chère et logement

Une fois les règles de la discussion précisées et le thème lancé au travers de plusieurs questions, plusieurs personnes estiment que le coût du logement est insuffisamment pris en compte dans l'évaluation du coût de la vie.
Plusieurs exemples sont donnés et vont dans ce sens :
retraités locataires notamment qui ont du mal à joindre les deux bouts
garanties demandées pour les locations (cautions)
Le foncier s'envole par ailleurs et cela renchérit le coût de la construction et le prix des loyers.
D'autres intervenants estiment que les critères d'attribution des indemnités logement sont opaques voire pas toujours très rationnels et qu'il convient d'en améliorer la lisibilité pour tous. On évoque aussi le scandale des "chambres de bonne".
La loi SRU et son quota de logement sociaux devrait être respectée. Certains considèrent même que le quota devrait être relevé. De plus la majorité des logements sociaux sont inaccessibles à la plupart des personnes très défavorisées ; on souligne la nécessité de constructions à vocation "très sociale".

S'agissant du coût de la vie d'un point de vue plus général, l'indice INSEE est considéré comme insuffisant ; l'on propose de composer plusieurs indices différents en lien avec les associations de consommateurs.
Une intervenante souligne également l'incohérence de certains dispositifs sociaux dont les particularités semblent illogiques ( l'ALS n'exonère pas du paiement de la redevance audiovisuelle, à la différence du RMI).
Le lien avec le niveau général des salaires et du coût des services publics est mis en perspective par plusieurs intervenants - notamment au travers de l'exemple des travailleurs pauvres, réalité de plus en plus présente. Cette question est également reliée par un intervenant aux bas prix pratiqués par les grandes surfaces mais aussi aux pratiques des pays producteurs de produits manufacturés à faible coût de main-d'œuvre.
Un autre intervenant exprime sa révolte par rapport aux "parachutes dorés" dont bénéficient certains dirigeants d'entreprise dans un tel contexte, ainsi que la politique pro-précarité du gouvernement Villepin-Sarkozy. Il ajoute que l'absence de convention collective dans le domaine des services rendus à la personne est dramatique, et crée un véritable "sous-prolétariat".
Le problème du décalage de rémunération du capital et du travail par rapport à la valeur ajoutée depuis plusieurs années est également souligné.

Le projet de "bouclier logement" mise en avant par le projet du PS paraît être une bonne idée, mais plusieurs intervenants soulignent leurs scepticismes par rapport aux modalités concrètes de sa mise en œuvre. Certains pensent même que le propriétaire ne doit pas être pénalisé par rapport à cette mesure concernant les locataires.
Sur le logement social, est posée la question de l'existence de "bourse d'échanges" entre logements de différentes dimensions compte tenu de évolutions dans le temps des cellules familiales ; les modalités d'attribution de ces logements est aussi mise en question par rapport au souci légitime de transparence des citoyens.
Une intervenante revient sur la nécessité de valoriser les métiers des services à la personne, et y ajoute aussi les métiers du secteur sanitaire et social, métiers qui vont prendre une importance croissante dans nos sociétés vieillissantes.
Sur le logement, un intervenant estime que la logique "pavillonnaire" de beaucoup de français ne facilite pas toujours l'action des acteurs du logement.
Est souligné le rôle des collectivités territoriales par rapport au logement des jeunes, souvent en cas de carence des acteurs publics traditionnels du logement. "L'autonomie n'a pas à être liée à l'argent".
Une intervenante pense que la préemption de logement en centre-ville devrait être exercée plus souvent pour mettre en œuvre une mixité sociale plus forte. "Il n'y a pas que le social neuf".

Par rapport à la vie chère, une intervenante estime que la gauche doit se poser la question de la TVA, et du prix de l'énergie (modulation des taxes). "C'est difficile d'être écologiste quand on n'a pas les moyens !"
Le rôle de l'Union européenne est rappelé quant aux marges de manœuvres de la France en matière de TVA, mais cela ne doit pas nous empêcher de faire pression sur l'Union en la matière pour faire évoluer les choses, et éventuellement accentuer la modulation des taux sur certains produits (hygiène).

Un intervenant souligne d'une manière générale la nécessité absolue d'un vote utile dans ce scrutin si l'on souhaite voir échouer la logique UMP d'accentuation des difficultés soulignées pour de nombreuses catégories de population.
L'importance du travail comme facteur d'intégration et de dignité est rappelée, ainsi que le désaccord de beaucoup avec la logique du "travailler plus pour gagner plus".
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Interventions écrites de participants :

Pourquoi les communes, conseil généraux n'achèteraient-ils pas des logements anciens pour les réhabiliter et les proposer à des prix encadrés aux personnels de service et petits retraités

Révision indice INSEE
Révision loi SRU sz sorte à favoriser l'accès des couches les plus modestes au logement social dans une rélle mixité - mise en cohérence des divers dispositifs sociaux a) de manière à éviter les effets de seuil excluant des dispositifs b) de remédier aux inéquités de traitement
Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées
Révision du régime des tutelles et des curatelles
Est-il acceptable qu'une amie documentaliste de 40 ans, diplômée avec 2 DESS professionnels risque de réintégrer le dispositif RMI à l'issue de son contrat d'avenir de 6 mois à 980 euros bruts mensuels dont plus de la moitié servent à régler son loyer ?