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mardi, 27 février 2007
Bayrou, ni gauche ni droite? Vraiment?
François Bayrou tiendra-t-il longtemps le grand écart entre sa participation effective depuis plus de 10 ans aux gouvernements de droite, et son récent détachement ostentatoire à la politique de droite qu'il a toujours soutenu?
Emploi.
2002 : Pour. François Bayrou soutient la loi Fillon sur les salaires et le temps de travail, qui prévoit des exonérations de cotisations patronales.
2003 : Pour. Le groupe UDF vote pour la loi sur la réforme des retraites, tout en la jugeant "insuffisante". Le groupe UDF ne vote pas la motion de censure déposée par la gauche sur la politique sociale du gouvernement.
2004 : Pour. L'UDF vote la suppression du lundi de Pentecôte comme jour férié dans le cadre de la loi sur le handicap.
Finances Publiques.
2002 : Pour. Les députés UDF approuvent en bloc, avec l'UMP, le budget 2003.
2003-2004 : Plutôt pour. Une majorité de députés UDF, dont M. Bayrou, s'abstient sur le volet recettes des budgets 2004 et 2005, tout en approuvant l'ensemble du budget.
2005-2006 : Plutôt contre. Une courte majorité de députés centristes vote contre la loi de finances 2006 et 2007, alors que le reste du groupe s'abstient.
Santé.
2002-2004 : Pour. Le groupe UDF se prononce pour le budget de la sécurité sociale jusqu'en 2004.
Education.
2004 : Ni pour, ni contre. Le groupe centriste à l'Assemblée nationale se divise sur la loi sur les signes religieux à l'école. 12 députés UDF sur 29 s'abstiennent (dont François Bayrou et le président du groupe, Hervé Morin), 4 votent contre, 13 votent pour.
Immigration.
2006 : Plutôt pour. La loi Sarkozy sur l'immigration et l'intégration sème le trouble chez les élus centristes. Une moitié des députés UDF vote pour, une autre moitié s'abstient. Une majorité des sénateurs UDF vote pour.
Sécurité.
2003 : Pour. François Bayrou et le groupe UDF approuvent la loi sur la sécurité intérieure (LSI) présentée par Nicolas Sarkozy.
2005 : Pour. En novembre, pendant la révolte des banlieues, le parti centriste soutient l'application de la loi du 3 avril 1955 qui instaure l'état d'urgence.
Confiance au gouvernement.
2002 : Pour. Les députés UDF approuvent la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
2006 : Plutôt contre. Alors que l'affaire Clearstream bat son plein, François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure déposée par le Parti socialiste contre le gouvernement Villepin. La position de M. Bayrou reste minoritaire au sein de son groupe parlementaire
08:30 Publié dans Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, UDF, soutien à la droite
dimanche, 25 février 2007
Nouvelle étape
Alors que Ségolène Royal est, semble-t-il, de retour au premier plan, Jacques Juliard, du nouvel Obs, souhaite que l'on ne perde pas de vue les raisons des difficultés que la candidate à recontrer jusqu'à présent pour imposer son style et son discours.
Le figaro, quant à lui, indique que Ségolène Royal, désormais entourée de toute sa famille politique, prête à la confrontation avec ses opposants.
SEGOLENE ROYAL est devenue une cible. Et le danger vient pour elle de trois directions.
Jacques Juliard, Nouvel obs, 22/02/07
D’abord d’elle-même, à cause d’une certaine inexpérience. Mais à la fin, il faut savoir ce que l’on veut. On ne peut avoir à la fois la fraîcheur et la bouteille, la fougue des jeunes loups et la ruse des vieux renards. Ségolène a – quelle découverte ! – les défauts de ses qualités. Pas grave. Elle a du reste démontré lundi à TF1 sa connaissance des dossiers et une empathie avec la société qui manque à l’ancien maire de Neuilly.
Plus sérieux, le danger qui vient de ses amis. Depuis le début de la campagne, je trouve le PS couille molle et faux cul. Au sommet surtout. Trop de ressentiment. Trop d’ambitions déçues. Trop d’amour-propre mal placé. Tenez : la bouderie de Lionel Jospin, hors de saison. Tenez : le néo-gauchisme de François Hollande à propos des impôts et ces rodomontades à propos des retraites.
Le danger vient enfin de ses ennemis, bien sûr.
D’abord, les ralliés à Sarkozy. Ces intellos qui ont quitté la gauche depuis longtemps, passés directement de la cause du peuple à la défense de l’Occident. Ces féministes exacerbées : on ne dira jamais assez la misogynie de certaines féministes. Ces femmes du monde très chic : "Sérieusement, cher ami, vous allez voter pour cette Ségolène ?" Tout cela pour l’anecdote.
Venons-en aux deux principaux morceaux.
D’abord, l’Argent. Il a choisi son candidat. Il y a autour de Sarkozy du jeton de présence et du parachute doré. Il y a du CAC 40 dans cette candidature.
Et pourquoi ce soutien en or massif ? Parce que Sarkozy est le plus sérieux ? Chansons ! Un candidat qui propose 50 milliards de dépenses supplémentaires plus 68 milliards de réduction d’impôts, quitte à réduire ensuite son évaluation, quand la France est endettée jusqu’au cou, vous trouvez cela sérieux, vous ? On n’entend pourtant, venant du grand Capital, que de légers toussotements. En revanche, que Ségolène propose la moindre réforme sociale et le gang des bons apôtres et des économistes marrons de scander en chœur : "Le chiffrage ! Le chiffrage !"
Vous avez bien compris que les dés sont pipés et que l’Argent réserve ses faveurs non au plus sérieux mais au plus docile. Nous voilà entrés, sans qu’il y paraisse, dans la plus "lutte des classes" de toutes les campagnes électorales récentes. Je ne suis qu’un pauvre diable de réformiste mais lorsque je vois l’Argent basculer en bloc d’un côté, je n’ai qu’un réflexe : me jeter de l’autre ! C’est comme cela. Et tous ces "marxistes" qui oublient de l’être chaque fois que cela servirait à quelque chose !
J’en viens au plus grave à mes yeux. Le ralliement massif des médias, télés et radios en tête mais presse écrite itou, à Nicolas Sarkozy. Vendus ? Pas besoin : ils s’offrent gratuitement. Quand je pense à tout le foin que l’on a fait autour du malheureux Alain Duhamel, coupable d’avoir, il y a trois mois, confié qu’il allait donner sa voix à Bayrou, alors que presque tous les reportages, tous les interviews, tous les commentaires nous distillent dans le subliminal : je vote Sarkozy ! Faites comme moi, votez Sarkozy ! Voyez, depuis six semaines, cette danse du scalp. Des exemples ? Il y en a mille. Autour de Ségolène, parce qu’elle a dit "bravitude" au lieu de bravoure. Quand Sarkozy commet à son tour un lapsus et dit "héritation" au lieu d’héritage, en avez-vous entendu parler ? Quand il attribue à Mitterrand une citation de Giscard, est-ce qu’on en fait une histoire ? Quand il propose les allocs dès le premier enfant, est-ce qu’on lui demande le chiffrage ? Ou quand il propose, à l’encontre de tout esprit redistributif, de détaxer l’héritage ? Quand il s’engage à ne pas remplacer la moitié des fonctionnaires partant à la retraite, soit 20 000 enseignants par an, est-ce que l’on crie à l’irresponsabilité ? En termes de médias, la France d’aujourd’hui est comme l’Italie d’hier : en voie de berlusconisation.
Face à la France des nantis, il ne reste donc à Ségolène qu’une seule carte : elle s’appelle le peuple. Je vous accorde que, pour la France du CAC 40, cela ne pèse pas bien lourd ; mais cela permet encore de gagner une élection.
Ségolène Royal à l’heure de la confrontation
Le Figaro, 25/02
La candidate socialiste, qui reprend du terrain dans les sondages, se sent prête pour un affrontement direct avec Nicolas Sarkozy.
« Maintenant, j'ai avec moi la meilleure équipe qui soit », déclare Ségolène Royal dans un entretien au Parisien. Une condition sine qua non pour ouvrir la nouvelle phase de sa campagne : une confrontation « indispensable » avec la droite. Elle se targue d’avoir pu réunir dans son équipe du « pacte présidentiel » les poids-lourds socialistes. « J'entendais dire: 'elle ne rassemble pas'. Mais les choses viennent en leur temps. Dans une campagne, il y a des étapes », souligne-t-elle, ajoutant que Lionel Jospin n’a pas hésité avant d’accepter « chaleureusement » de la rejoindre. De même, Laurent Fabius lui a réservé un franc soutien lors d’un meeting commun dans son fief du Grand-Quevilly.
Désormais, l’heure est à la confrontation, dit-elle : « les Français la veulent, même s'ils la redoutent un peu aussi au cas où elle déraperait dans une querelle de personnes ». Et de s’y lancer avec une attaque contre Nicolas Sarkozy. Tout en disant « ne pas juger l’homme », elle estime qu’il s’est « fortement droitisé », l’accusant d’utiliser « le vocabulaire de l’extrême-droite », notamment à propos des « abattages de moutons dans les baignoires ».
Ségolène Royal, qui regagne du terrain dans les sondages, est également revenue dans Le Parisien sur l’épisode Besson. Elle regrette son départ, et assure que sa déclaration d’alors (« qui connaît Monsieur Besson ? ») se voulait un « trait d’humour ». « J'étais dans une usine auprès de femmes qui touchent le salaire minimum après 35 ans de carrière, et les médias ne parlaient que de cela, ce qui me semblait manquer de respect pour ces ouvrières », justifie-t-elle.
18:25 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Médias, Argent, CAC40, Confrontation
jeudi, 22 février 2007
Café Ségo à Meudon
Thème du Débat : Environnement et co-développement.
Présents : 50 personnes environ.
Animateur : Benoît Abadie, SG de la Section PS de Meudon
I) Environnement
I-1) Agriculture et environnement :
Les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’agir pour une agriculture protectrice de l’environnement.
Il faut inciter les agriculteurs, tous propriétaires privés, à mieux préserver l’environnement à travers notamment, une consommation rationnelle de l’eau.
La culture du maïs, très consommatrice de l’eau, doit être mieux régulée.
L’attribution des subventions européennes devrait être conditionnée par des critères de protection et du respect de l’environnement.
Revoir la tarification de l’eau entre les zones urbaines et le monde rural. Le mode de tarification actuel, prix très élevé en ville par rapport au rural, est injuste et n’incite pas les agriculteurs à mieux utiliser les ressources en eau.
Revoir le mode de consommation des Français et agir pour une pédagogie de la consommation.
Le respect de la biodiversité et militer pour une agriculture raisonnée.
Re voir le rôle du marché et de la grande distribution.
I-2) Transport et environnement :
La conversion des modes de transport et l’encouragement du transport ferroviaire comme alternative aux camions, gros pollueurs.
Taxe sur le CO2 ( taxe carbone )
Développer des biocarburants comme alternatives au tout pétrole.
II)- Co-développement
Accroître l’aide au développement jusqu’à 0,7% du PIB.
Favoriser les organisations régionales pour lutter contre l’hégémonisme américain et européen.
Faciliter et encourager les associations qui luttent contre les maladies en Afrique.
Permettre aux pas en voie de développement l’accès aux médicaments : pour ce faire, Ségolène Royal doit revoir le rôle de la France au sein de l’instance internationale de la régulation et de la propriété industrielle ( problème des brevets.
Encourager les jumelages entre les villes françaises et les villes d’Afrique.
22:50 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Café Ségo à Issy
Vie chère et logement
Une fois les règles de la discussion précisées et le thème lancé au travers de plusieurs questions, plusieurs personnes estiment que le coût du logement est insuffisamment pris en compte dans l'évaluation du coût de la vie.
Plusieurs exemples sont donnés et vont dans ce sens :
retraités locataires notamment qui ont du mal à joindre les deux bouts
garanties demandées pour les locations (cautions)
Le foncier s'envole par ailleurs et cela renchérit le coût de la construction et le prix des loyers.
D'autres intervenants estiment que les critères d'attribution des indemnités logement sont opaques voire pas toujours très rationnels et qu'il convient d'en améliorer la lisibilité pour tous. On évoque aussi le scandale des "chambres de bonne".
La loi SRU et son quota de logement sociaux devrait être respectée. Certains considèrent même que le quota devrait être relevé. De plus la majorité des logements sociaux sont inaccessibles à la plupart des personnes très défavorisées ; on souligne la nécessité de constructions à vocation "très sociale".
S'agissant du coût de la vie d'un point de vue plus général, l'indice INSEE est considéré comme insuffisant ; l'on propose de composer plusieurs indices différents en lien avec les associations de consommateurs.
Une intervenante souligne également l'incohérence de certains dispositifs sociaux dont les particularités semblent illogiques ( l'ALS n'exonère pas du paiement de la redevance audiovisuelle, à la différence du RMI).
Le lien avec le niveau général des salaires et du coût des services publics est mis en perspective par plusieurs intervenants - notamment au travers de l'exemple des travailleurs pauvres, réalité de plus en plus présente. Cette question est également reliée par un intervenant aux bas prix pratiqués par les grandes surfaces mais aussi aux pratiques des pays producteurs de produits manufacturés à faible coût de main-d'œuvre.
Un autre intervenant exprime sa révolte par rapport aux "parachutes dorés" dont bénéficient certains dirigeants d'entreprise dans un tel contexte, ainsi que la politique pro-précarité du gouvernement Villepin-Sarkozy. Il ajoute que l'absence de convention collective dans le domaine des services rendus à la personne est dramatique, et crée un véritable "sous-prolétariat".
Le problème du décalage de rémunération du capital et du travail par rapport à la valeur ajoutée depuis plusieurs années est également souligné.
Le projet de "bouclier logement" mise en avant par le projet du PS paraît être une bonne idée, mais plusieurs intervenants soulignent leurs scepticismes par rapport aux modalités concrètes de sa mise en œuvre. Certains pensent même que le propriétaire ne doit pas être pénalisé par rapport à cette mesure concernant les locataires.
Sur le logement social, est posée la question de l'existence de "bourse d'échanges" entre logements de différentes dimensions compte tenu de évolutions dans le temps des cellules familiales ; les modalités d'attribution de ces logements est aussi mise en question par rapport au souci légitime de transparence des citoyens.
Une intervenante revient sur la nécessité de valoriser les métiers des services à la personne, et y ajoute aussi les métiers du secteur sanitaire et social, métiers qui vont prendre une importance croissante dans nos sociétés vieillissantes.
Sur le logement, un intervenant estime que la logique "pavillonnaire" de beaucoup de français ne facilite pas toujours l'action des acteurs du logement.
Est souligné le rôle des collectivités territoriales par rapport au logement des jeunes, souvent en cas de carence des acteurs publics traditionnels du logement. "L'autonomie n'a pas à être liée à l'argent".
Une intervenante pense que la préemption de logement en centre-ville devrait être exercée plus souvent pour mettre en œuvre une mixité sociale plus forte. "Il n'y a pas que le social neuf".
Par rapport à la vie chère, une intervenante estime que la gauche doit se poser la question de la TVA, et du prix de l'énergie (modulation des taxes). "C'est difficile d'être écologiste quand on n'a pas les moyens !"
Le rôle de l'Union européenne est rappelé quant aux marges de manœuvres de la France en matière de TVA, mais cela ne doit pas nous empêcher de faire pression sur l'Union en la matière pour faire évoluer les choses, et éventuellement accentuer la modulation des taux sur certains produits (hygiène).
Un intervenant souligne d'une manière générale la nécessité absolue d'un vote utile dans ce scrutin si l'on souhaite voir échouer la logique UMP d'accentuation des difficultés soulignées pour de nombreuses catégories de population.
L'importance du travail comme facteur d'intégration et de dignité est rappelée, ainsi que le désaccord de beaucoup avec la logique du "travailler plus pour gagner plus".
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Interventions écrites de participants :
Pourquoi les communes, conseil généraux n'achèteraient-ils pas des logements anciens pour les réhabiliter et les proposer à des prix encadrés aux personnels de service et petits retraités
Révision indice INSEE
Révision loi SRU sz sorte à favoriser l'accès des couches les plus modestes au logement social dans une rélle mixité - mise en cohérence des divers dispositifs sociaux a) de manière à éviter les effets de seuil excluant des dispositifs b) de remédier aux inéquités de traitement
Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées
Révision du régime des tutelles et des curatelles
Est-il acceptable qu'une amie documentaliste de 40 ans, diplômée avec 2 DESS professionnels risque de réintégrer le dispositif RMI à l'issue de son contrat d'avenir de 6 mois à 980 euros bruts mensuels dont plus de la moitié servent à régler son loyer ?
22:45 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Démocratie participative, Ségolène, Issy-les-moulineaux
mercredi, 21 février 2007
Meeting à Rennes
Hier soir, devant plus de 12 000 personnes, Ségolène Royal a appelé «à l'union des forces de progrès» en fustigeant l'attitude de Bayrou et le bilan de Sarkozy.
"Ecran géant «de 7 mètres sur 10», caméra Luma montée sur grue pour soigner la profondeur de champ, jeunes socialistes déchaînés opportunément disposés juste devant la presse : pour le premier des grands meetings régionaux de Ségolène Royal, hier à Rennes devant quelque 12 000 personnes, la mise en scène de la mobilisation, c'est un euphémisme, fut soignée. Et c'est bien en appelant à une mobilisation massive et à une «dynamique de victoire» dès le premier round que la candidate, «presque jour pour jour à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle» , a attaqué son propos. Agitant le spectre du naufrage de 2002 : «Je n'oublie pas le 21 avril. Rien n'est jamais fait et je voudrais dire les ravages que peuvent produire la dispersion des candidatures, l'effacement des enjeux, l'oubli des clivages essentiels.» Ces clivages, la candidate s'est appliquée à les soigner, tout au long d'un discours d'une heure et quart, s'en prenant alternativement au candidat de l'UMP et à celui de l'UDF, tous deux accusés «de brouiller les cartes». Et de mettre en pratique ce qui constituera désormais un des axes de sa stratégie de campagne : «La confrontation des projets." Libération
20:50 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Sarkozy, Bayrou, meeting
Le grand oral
Au lendemain de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1, la presse salue la prestation de Ségolène Royal!
L'Express - "Ségolène Royal a assuré qu'elle était "très sereine et très solide" malgré les turbulences que connaît sa campagne présidentielle.
"Je pense être prête. Je pense non seulement être prête mais je pense être la seule à pouvoir incarner et réaliser le profond changement dont la France a besoin et en particulier de nouer un pacte avec les jeunes", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1.
Elle a confirmé son intention de dévoiler un nouvel organigramme de campagne jeudi pour "donner de la visibilité à tout ceux qui travaillent avec moi".
"Je suis une femme qui parle clair. J'ai entendu les commentaires, j'ai vu qu'il y avait un certain nombre d'ajustements à faire donc je les fais", a-t-elle souligné." lire la suite
Le nouvel Obs - "A l'aise malgré ses difficultés dans les sondages et les tensions dans son équipe de campagne, Ségolène Royal s'est offert lundi soir un débat participatif en direct sur TF1 lors de sa participation à l'émission "J'ai une question à vous poser". Répondant aux critiques sur sa crédibilité, elle s'est dite "prête" à diriger la France, assumant son statut de femme et défendant ses "valeurs"." lire la suite
19:55 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Revue de presse
De nombreux éditorialistes reviennent, mardi 20 février, sur la prestation de la candidate socialiste lors de l'émission "A vous de juger".
LIBERATION
Renaud Dely
"Elle a remis sa veste blanche. En quête de la recette qui avait assuré son succès à l'automne, Ségolène Royal a ressorti sur TF1 l'uniforme qui avait accompagné cette période de félicité dans les sondages. Les participants, ces "vraies gens" dont elle prétend se préoccuper au premier chef, les thèmes, relevant du cas particulier voire de l'intime, le décor, cette agora télévisée censée copier ses forums "participatifs", tout montrait que la candidate socialiste jouait hier soir à domicile. L'émission n'était pas le "traquenard" redouté par certains de ses proches, mais plutôt une consultation au fil de laquelle la candidate a distillé avis et recommandations, érigeant la politique en médecine du quotidien. Ségolène Royal a parfaitement exécuté sa partition. Pas sûr pour autant qu'un show télé bien balisé suffise à renouer un lien fragilisé avec les Français."
L'UNION
Hervé Chabaud
"La solution à tous nos problèmes est à puiser dans les recettes politiques des pays d'Europe du Nord ! Hier soir, Ségolène Royal est passée plus vite qu'à son tour par la case scandinave pour justifier sa certitude de remettre la France debout et dire son enthousiasme fondé sur la valeur ajoutée sociale. (...) Royal a déroulé son pacte présidentiel en prenant soin de rebondir sur chaque question posée pour en élargir l'assise et rappeler le maximum des propositions énumérées à Villepinte. (...) Mais se rend-t-elle compte que le ton qu'elle emploie pour répondre à certaines questions posées provoque une déperdition du fond de ses réponses ? Bien sûr, elle paraît à l'aise dans cette ambiance café du commerce et va même porter assistance avec un certain embarras à un handicapé en larmes. Bien sûr, elle est à l'écoute des personnes choisies pour l'interroger. (...) Mais son visage se durcit lorsque ses interlocuteurs prennent plaisir à la malmener et elle est alors hésitante. Preuve qu'il lui faut se blinder encore. Il lui reste deux mois pour retourner la situation."
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
"L'enjeu était énorme hier soir pour Ségolène Royal. (...) La forme de l'émission privilégiant les expériences personnelles l'a transformée dans un premier temps en une sorte d'assistante sociale. C'était Ségolène, mère de tous les Français et des plus démunis, avec ce qu'il faut de compassion et d'écoute. Une écoute dont elle a fait l'alpha et l'oméga de sa campagne. (...) L'examen a été passé avec succès. Reste à savoir s'il aura fait changer l'opinion des Français qui, dans 26 sondages consécutifs, la disent battue par Nicolas Sarkozy."
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
"Plus que jamais, hier soir, Ségolène Royal s'est comportée en "femme debout". Pendant plus de deux heures, sur le plateau de TF1, elle a gardé la posture. (...) Oui, à l'heure du "réajustement", Ségolène Royal a tenu à renouer avec ses "fondamentaux ". (...) A chaque question qui lui était posée, Ségolène Royal a commencé par remercier et répondre qu'elle était d'accord. Quitte, dans cet acquiescement consensuel, à flirter avec la démagogie poujadiste, comme en toute fin d'émission où a été dénoncé le "train de vie" des politiques. A peine interpellée sur le chiffrage de son pacte présidentiel, Ségolène Royal a plutôt bénéficié d'une bienveillante solidarité féminine. Et elle a pu, tout à loisir, insister sur les valeurs fondamentales que constituent pour elle la famille, l'éducation et la formation. En ramenant, à chaque fois qu'il était possible, le débat sur ce terrain très affectif, Ségolène Royal est redevenue la "candidate nounou" qui veut aider la France à sortir de ses souffrances. (...) Ségolène Royal a recouru hier soir à un usage immodéré du "je". Comme au temps où les sondages la poussaient à ne croire qu'en elle!"
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard
"Qui, il y a seulement deux mois, aurait imaginé Ségolène Royal dans une telle situation ? Contrainte à l'exploit dans une émission de télévision pour tenter d'inverser le pronostic qui donne Nicolas Sarkozy largement gagnant contre elle au second tour, avec 10 points d'avance ? Le verdict pour hier soir? Elle a été bonne. Très bonne. Tout comme Nicolas Sarkozy quinze jours avant elle. Elle jouait sur son terrain - le débat participatif, elle connaît ça par coeur - et elle a maîtrisé l'exercice sans trac apparent, en dépit de l'énorme pression qui pesait sur ses épaules. Oui, elle a dominé l'émission avec cette espèce de naturel qui lui a permis de pouvoir concourir à la présidence de la République. Oui, avec le même talent que son rival de droite, elle a su utiliser le concept de "J'ai une question à vous poser" pour faire brillamment l'autopromotion de son programme, et d'elle même."
suivra Imprimée par webcot AFP le 20/02/2007 à 04:16
L'INDEPENDANT DU MIDI
Bernard Revel
"Alors, Ségolène, elle a été bonne? Elle s'en est sortie? Elle a été à la hauteur? Elle n'a pas fait de gaffes? Les mauvais sondages ne l'ont pas déstabilisée? C'est curieux les questions qui se posent dès lors qu'il s'agit d'une femme. Remarquez, elle a l'habitude. "Un homme ne voit pas ses compétences mises en cause en permanence", a-t-elle dit hier soir. Une femme, oui. Elle peut en témoigner. Et c'est pourquoi, constate-t-elle, "c'est beaucoup plus dur pour une femme." On se moque d'elle. On prétend qu'elle n'a rien à dire. Mais cela ne fait que la renforcer dans sa détermination. Elle est prête, affirme-t-elle. Elle met en avant son expérience, son identité de femme, son idée moderne de la politique, son "regard nouveau". Elle a fait passer l'émotion. Elle a développé ses idées avec pragmatisme. Elle a refusé toute "polémique politicienne", hormis quelques allusions au "candidat de droite". Elle croit en elle. Alors oui, elle a été bonne."
LIBERATION CHAMPAGNE
Jorge d'Hulst
"Ségolène Royal a, comme à Villepinte, laissé parler son coeur. C'est dans ces moments là qu'elle est la meilleure. Elle a retracé son itinéraire, rappelé qu'elle a été élève de l'ENA, travaillé pendant sept ans aux côtés de François Mitterrand, préparé les sommets internationaux pour lui, été trois fois ministre, a ravi le conseil régional de Poitou-Charentes à un Premier ministre. (...) Il y a assurément de la solidité dans cette femme. Au lieu de donner une inflexion dans sa campagne, elle a revendiqué sa façon de faire de la politique autrement. (...) Ségolène Royal considère qu'il faut tout simplement revenir aux fondamentaux. A commencer sur le plan économique. L'électorat de gauche a été sans aucun doute sensible à tous les gages qu'elle lui a donnés lors de cette émission. (...) Hier soir, Ségolène Royal a été fidèle à sa stratégie du départ: être concrète, proche des problèmes quotidiens des Français. Et cela lui a réussi dans la mesure où les questions ont surtout porté sur ces sujets là. De ce fait, elle n'a pratiquement jamais été en difficulté. Cette autre façon de faire de la politique qui passait jusque-là chez elle pour une faiblesse s'est transformée hier soir en force."
LA MONTAGNE
Alexandre Morel
"Son " pacte présidentiel " au poing, Ségolène Royal est entrée dans une " nouvelle phase " de sa campagne plus offensive plus resserrée sur quelques idées force, comme elle s'est employée à le faire, hier soir, sur TF1 (...). Servie, dès le départ, par une formule tenant du " débat participatif " qui lui est cher (...) la candidate socialiste s'est voulue proche des gens (...). Leur évocation lui permet d'esquisser un socialisme compassionnel qui réconcilierait la protection des plus faibles et la relance de l'économie, avec pour inspiration maintes fois répétée les social-démocraties du nord de l'Europe. (...) Elle a ainsi articulé un discours qui se veut cohérent et innovant en faisant des subventions, aides et autres allégements de charges de l'État, une politique de discrimination positive pour les entreprises qui investissent, créent de l'emploi ou sont exposés à la conquête des marchés extérieurs. Une sorte de " gagnant-gagnant " qu'elle applique aussi à l'avenir politique en suggérant une ouverture d'entre deux tours (...)".
L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo
"La démocratie directe fonctionne de telle manière qu'une émission de télévision style " polity-show " peut vous tuer ou vous maintenir à flots. Alors on dira que Ségolène Royal, plutôt à l'aise dans cet exercice, n'a pas mal digéré ce mille-feuilles de questions. Mais sa performance sera-t-elle suffisante pour relancer la machine ? Réponse aux prochains sondages. En attendant on aura retenu l'habituelle brassée de " je et de moi " -peut-être une manière d'affirmer " je veux, donc je peux ? "-, le mélange d'engagements et d'imprécisions sur les moyens qui caractérise sa philosophie de l'action, les annonces, formules, proclamations qui n'ont jamais crée un seul emploi, les incantations sur le thème de l'ordre juste, le moment d'émotion géré avec tact et sensibilité, lorsque la situation des handicapés a été abordée."
19:55 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
J'ai une question à vous poser
Pour voir l'intégrale de l'émission, c'est par ici
19:55 Publié dans Ce qu'elle dit , Débats - Interventions Ségolène Royal , Pacte Présidentiel , Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 19 février 2007
Point presse de Jean-Pierre Chevènement
Le président d’honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, est revenu lors du point presse sur une analyse “projet contre projet” marquant les différents choix de société proposés par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. La clémence dont font preuve les médias à l’égard du candidat UMP a également retenu l’attention de Jean-Pierre Chevènement.
22:30 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pacte présidentiel, Ségolène Royal, Chevènement
Le positionnement de l'UDF
19 fév 2007 - Nicolas Sauger revient sur le positionnement de l'UDF dans cette campagne présidentielle. Il évoque la construction du parti centriste autour de son leader François Bayrou, le rapport de l'UDF à l'Europe, à la Constitution et à la droite. Il exprime l'idée que les élus UDF devront faire des alliances pour conserver leurs sièges – et notamment avec l'UMP. Ce qui affaiblit la relative indépendance que prône François Bayrou dans sa campagne.
La suite, à lire ici
22:25 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, bayrou, campagne
samedi, 17 février 2007
Tel est pris qui croyait prendre, l'UMP revoit à la baisse les propositions de Nicolas Sarkozy
Nous apprenons aujourd’hui que le propre état-major de Nicolas Sarkozy s’aperçoit que les propositions formulées par leur candidat sont inapplicables car beaucoup trop coûteuses.
Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy promet tout et son contraire et se livre à une véritable fuite en avant budgétaire. Aujourd’hui la vérité éclate au grand jour.
"Thierry BRETON, ministre de l’Économie et des Finances, a clairement contredit ce matin sur Canal + Nicolas SARKOZY sur la question de la baisse des prélèvements obligatoires, une mesure phare du candidat de l’UMP.
Alors que le ministre candidat a annoncé le 23 janvier dans le journal le Monde une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires dès son élection, son collègue du gouvernement le contredit de façon cinglante en annonçant ce matin sur Canal + que finalement, s’il était élu, Monsieur SARKOZY « s’attaquera d’abord au désendettement de l’Etat et ne commencera la baisse promise des prélèvements obligatoires qu’après 2010 ». Monsieur BRETON précise même que Cette baisse devra s’étaler « sur dix années »
On se demandait en effet depuis plusieurs jours comment le candidat de l’UMP comptait financer, non pas le programme qu’il n’a pas encore publié, mais les mesures éparses et néanmoins onéreuses (122 milliards d’euros à ce jour) semées au gré de ses discours.
Monsieur BRETON apporte un début de réponse. Les promesses, c’est pour maintenant. Leur réalisation, ce sera pour plus tard. Beaucoup plus tard. Tellement plus tard qu’elle serait reportée au mandat suivant ! En clair, si l’UMP pense à la France d’après, c’est en réalité à la France d’après 2012 !
Les problèmes dont souffrent les Français, et que la politique injuste de la droite a cruellement accrus depuis 2002, ne sauraient être renvoyées aux calendes grecques ! C’est maintenant que les Français veulent du changement pour améliorer leur vie.
C’est bien à cela que Ségolène ROYAL a répondu en annonçant dimanche dernier, dans son Pacte présidentiel, 100 propositions fortes en matière d’emploi, de lutte contre la vie chère, de logement, d’éducation, de combat contre les discriminations." Gaétan Gorce
" Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy promet tout et son contraire et se livre à une véritable fuite en avant budgétaire. Aujourd’hui la vérité éclate au grand jour.
Cela éclaire d’un jour nouveau le procès en financement que Monsieur Sarkozy et ses proches intentent à Madame Royal depuis le discours de Villepinte, alors même que le pacte présidentiel proposé par les socialistes est précis, responsable et chiffré. Tous les spécialistes s’accordent à le dire.
Nous comprenons aujourd’hui que la manœuvre de l’UMP visait à détourner l’attention de leur propre irresponsabilité budgétaire.
La question est aujourd’hui posée. Qui dit la vérité ? Nicolas Sarkozy, ou ceux qui, autour de lui, réévaluent à la baisse ses promesses trop hâtivement formulées ?" Julien Dray
A lire aussi: Le Figaro
09:45 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, UMP, financement
mercredi, 14 février 2007
Financement du Pacte - Nous somme prêts à confronter
La valorisation de notre pacte présidentiel est évaluée à 35 milliards d'euros. Sans augmentation des prélèvements obligatoires (objectif de croissance moyen 2,5 % sur 5 ans) et redéploiement de certaines dépenses et économies. (ces éléments sont détaillés en partie dans le discours de Villepinte dont le script est ici)
En revanche, Le projet du candidat sortant de l'UMP est chiffré à 52 milliards d'euros (basé sur une croissance à 3%, près de 1% supérieure à ce que la droite gouvernemental est parvenue à obtenir en 5 ans) auquel s'ajoute 72 milliards d'euros dû au coût net de la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires.
=> L'homme qui coûtait 124 milliards d'euros. Et demain ? Bien entendu, il n'est pas de notre opinion que Nicolas Sarkozy tiendra a ruiner la France. Il s'agira donc de comprendre quels élements de son programme ne seront pas mis en oeuvre. Il est relativement comique de voir que Pierre Méhaignerie hier sur France Inter chiffrait le projet de l'UMP à 37 milliard et que ce matin dans le figaro, Nicolas Sarkozy dans le figaro annonce 30 milliard... visiblement en une journée, Nicolas a déjà retiré quelques propositions de son projet...
Ainsi, la confrontation électorale doit se dérouler projet contre projet, propositions contre propositions, vision de la société contre vision de la société. Les Propositions ne sont pas le chiffrage.
LE POINT PRESSE
Voir la vidéo :
LA VIDEO du jour
Eric Besson : “Il n’y aura pas de difficultés à financer les 100 propositions de Ségolène Royal”
REVUE DE PRESSE
Libération : Impossible promesse fiscale
"Parmi les éléments les moins crédibles du programme de Nicolas Sarkozy la palme revient sans conteste à la promesse de réduire de 4 points de PIB (produit intérieur brut) le taux de prélèvements obligatoires".
A lire ici...
07:50 Publié dans Pacte Présidentiel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Pacte Présidentiel, Nicolas Sarkozy, UMP, Projet, Financement
mardi, 13 février 2007
La Présidence d'une Confiance Retrouvée
Un développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises.
Tels sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, et de l'esprit d'initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.
Nos propositions pour rétablir la confiance:
1. Investir massivement dans l'innovation et la recherche : augmenter le budget de la recherche et les crédits publics pour l'innovation de 10 % par an pendant 5 ans.
2. Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l'avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d'une agence nationale de réindustrialisation.
3. Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.
4. Donner la priorité à l'investissement des entreprises avec un taux d'impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti, et plus haut s'il est distribué aux actionnaires.
5. Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises, en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en
place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.
6. Réformer l'Etat : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l'administration.
08:14 Publié dans Pacte Présidentiel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Presidence de la Confiance, Pacte Prsidentiel
lundi, 12 février 2007
Ségolène convainc la Presse
LIBERATION
Jean-Michel Thénard
"(...) La candidate existe, les socialistes l'ont rencontrée. Royal habite désormais son personnage. Moquée par l'élite pour incompétence bécassinière, elle ressurgit, comme Chirac en 1995, poussée par la France d'en bas. Celle qui a rempli ses «cahiers d'espérance et fourni la matière d'un projet de société. Sarkozy cite Jaurès et Blum pour habiller le sien et tenter de séduire au-delà de Neuilly; Royal en réfère à Martine et Denise, moins connues au Panthéon de la gauche, mais dont la sincérité des tranches de vie parle sans doute mieux aux Français. La socialiste a réussi son pari de donner corps à sa démocratie participative qui inquiétait tant ses amis. Elle a débouché sur un projet où domine la Royal iconoclaste du printemps 2006. Celle qui avait secoué quelques tabous de la gauche.(...)"
L'ECLAIR DES PYRENEES
Patrice Carmouze
"(...)La vérité est qu'hier, c'est Ségolène qui a remporté ce match médiatique. De rouge vêtue, dans un long discours prononcé devant une foule de militants conquis dont les multiples drapeaux, les tee-shirts bariolés et l'effervescence tapageuse avaient un parfum de primaires américaines, elle a exposé son pacte présidentiel, ce contrat qu'elle entend passer avec les Français. On n'entrera pas, ici, dans le détail de ces propositions qui seront développées au cours de la campagne qui s'ouvre. Deux remarques tout de même. La première est que la candidate socialiste a répondu, par son discours, à ceux qui l'accusaient de n'avoir ni fond ni programme. Est apparue, dans le détail même des propositions, une incontestable réflexion sur l'état et le devenir de la société française.(...)"
NICE MATIN
Marc Chevanche
"(...) Le premier objectif de Ségolène Royal cette semaine, était de rassembler le Parti socialiste et, avec lui, d'imprimer à sa campagne un nouveau ressort. Cet objectif est sans doute atteint. On remarquera, d'ailleurs, qu'elle embarque tout son petit monde sans renier rien de ce qui avait pu indisposer certains. L'encadrement militaire des primodélinquants, la carte scolaire à remanier, les jurys citoyens, les discours sur l'ordre juste et la démocratie participative, tout est là, qui reste et qui conserve la singularité de la candidate. Le deuxième objectif de Ségolène Royal c'était de répondre aux interrogations sur sa capacité à traiter des " grandes " questions et à leur apporter des réponses sérieuses et consistantes. On pourra continuer de discuter abondamment sur le sérieux et surtout sur le coût des solutions qu'elle avance, mais on ne pourra plus soutenir qu'elle esquive les " grands " problèmes.(...)"
SUD OUEST
Patrick Venries
"(...) Certes, son discours-programme de deux heures, porté par une voix souvent monocorde, ne rappelait pas toujours la faconde lyrique de celui qui la lança en politique. Mais de réels moments d'émotion ont incontestablement parlé à un peuple de gauche qui sait aujourd'hui que le candidat du Parti socialiste lui restera fidèle. Face à Nicolas Sarkozy qui parle aux 'insiders', à ceux qui travaillent et à qui il promet plus de considération dans une société réconciliée avec le travail et la responsabilité individuelle, Ségolène Royal a pris le parti opposé de s'adresser à ceux qui cherchent leur place ou qui l'ont perdue : les personnes âgées, les chômeurs, les enseignants, les jeunes et les minorités... À cet égard, son long passage sur l'outremer et l'Afrique lui vaudra le massif soutien de Français qui n'avaient jamais entendu encore que le pays avait à ce point besoin d'eux."
PARIS NORMANDIE
Catherine Pégard
"(...) Elle a suivi son calendrier et n'a pas renoncé à sa méthode participative même si elle l'a acclimatée pour satisfaire le PS qui commençait à ne plus se reconnaître dans sa candidate et à le faire savoir. Comme garantie de sa légitimité, Ségolène Royal en est revenue à sa seule référence : François Mitterrand dont elle a repris dans un discours fleuve le principe des cent propositions ¬ en 1981, l'ancien Président en avait listé 110. Si elle parvient à convaincre qu'avec ce bréviaire comme François Mitterrand, elle peut faire gagner la gauche, elle aura conjuré le doute sur sa compétence. Sinon on lui reprochera comme à Edith Cresson, Premier Ministre lors de son discours de politique générale, un catalogue flou. Moins lyrique que lui, plus structurée qu'elle, hier elle était en tout cas, à nouveau différente."
L'INDEPENDANT DU MIDI
Bernard Revel
"(...) Son pacte à elle trace, en cent propositions, les contours d'une "France neuve". Et si Sarkozy dit se moquer des étiquettes, elle, tout en marquant sa différence avec le parti socialiste, ne renie pas son ancrage à gauche. Le reflet des "détresses silencieuses", des "colères", des réalités quotidiennes que lui ont renvoyé les débats participatifs, constitue la trame de son programme qui met "en avant de tout" l'éducation et l'emploi des jeunes. Le pacte de Ségolène Royal traduit sa vision en tous domaines : social et économie, sécurité des quartiers et France métissée, modernisation des institutions et démocratie participative, respect de l'environnement et voix de la France dans le monde. Des propositions détaillées d'une voix posée mais ferme, où l'émotion affleure par moment, et saluées par des ovations et des cris scandant "Ségolène présidente !" On saura vite si le message est passé."
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard
"(...) Mme Royal a clairement refermé la page d'une première partie de campagne participative pour annoncer un maximum de pistes concrètes sans jamais perdre le fil de cet affichage qu'elle a voulu attractif. Les priorités sociales ont été nettement mises en avant, tranchant avec un discours jusque-là plutôt consensuel. La candidate semble avoir pris bien soin de rallier son camp sous la bannière de la solidarité et d'une société plus juste. Elle n'en a pas moins tenu bon, face aux éléphants du PS assis au premier rang, sur des valeurs très personnelles, notamment en matière qui constituent sa marque de fabrique. Il lui était interdit de se renier sous peine de décevoir, de décevoir sous peine de décrocher. Avant, elle était différente mais socialiste; aujourd'hui, elle est socialiste mais différente."
LA LIBERTE DE L'EST
Gérard Noël
"(...)Celle-ci jouait une partie importante dans la mesure où il lui fallait marier le programme initial du PS, certaines propositions de ses rivaux des primaires, les apports des débats participatifs et sa vision parfois iconoclaste aux yeux d'une gauche dogmatique. L'exercice ne l'a pas rebutée et si elle a donné des gages aux socialistes, elle n'en a pas moins réitéré ses positions personnelles, que ce soit en matière de carte scolaire, en ce qui concerne les centres éducatifs renforcés ou pour la démocratie participative. Car, le point marquant de son parcours, c'est bien cette phrase qui claque comme une profession de foi : "Avec moi, rien ne sera fait sans vous".
L'UNION
Sébastien Lacroix
"Ce sera finalement un vrai combat droite-gauche. Ségolène Royal a fait ce qu'il faut pour obtenir la certification socialiste de son "pacte présidentiel". Sur la forme, d'abord, en déclinant un programme en 100 propositions, soit 10 de moins que son mentor Mitterrand. Et en puisant dans le lexique socialiste les meilleures harangues contre le profit, les rentiers, les discriminations ou la casse de la société par la droite. Sur le fond, ensuite, avec une série de mesures phares en faveur des bas salaires, des plus démunis, et de l'éducation. Sans toutefois renoncer aux quelques idées iconoclastes qui avaient déclenché une crise d'urticaire dans son camp, comme les fameux centres éducatifs pour mineurs avec encadrement militaire, la remise en cause des 35 heures, ou la révision de la carte scolaire.(...)"
17:25 Publié dans Pacte Présidentiel , Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Revue de Presse, Ségolène Royal, Pacte Présidentiel, Socialistes
dimanche, 11 février 2007
Ségolène Royal à Villepinte - Pacte présidentiel
L'intégralité du discours est ici.
21:40 Publié dans Ce qu'elle dit , Débats - Interventions Ségolène Royal , Pacte Présidentiel , Propositions , Vidéos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Pacte Présidentiel, vidéo
Pacte Présidentiel
Retrouvez l'intégralité du pacte présidentiel en cliquant Ici
Attention si l'ouverture directe ne fonctionne pas, nous vous invitons à le télécharger puis l'ouvrir. (il semble que certains de nos internautes aient eu des problèmes à l'ouverture.
L'intégralité du discours est ici.
"Avec ce texte, Ségolène Royal devrait parvenir à mettre fin au procès en incompétence porté par ses adversaires politiques. En étalant ses propositions concrètes, elle pousse son principal concurrent, Nicolas Sarkozy, à faire de même. Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste et proche de la candidate, s'en félicite : "le match recommence, il y a maintenant un projet sur la table"
Le monde
N'hésitez pas à réagir!
Cyrille
20:00 Publié dans Propositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pacte Présidentiel, Socialiste, Vanves, Ségolène Royal, Télécharger
En direct de la Hall5 - Ambiance.
L’ambiance avait continuellement monté depuis une heure et demie. Déjà avant l’intervention de François Hollande, plus de 9000 personnes étaient présentes.
10 minutes avant l’heure officielle de l'intervention de Ségolène Royal, Les jeunes de la Ségosphère et des MJS rivalisent pour faire monter l’ambiance dans le Gigantesque Hall numéro 5 du parc des expositions. 15000 personnes sont présentent, plus de 10000 sont assises, et les contre-allées se remplissent au fur et à mesure. On chante, on danse parfois, et surtout tous piaffent d’impatience au son de « Ségolène Présidente ». La grande Famille socialiste, mais aussi les amis de la gauche, et les citoyens supporters de Ségolène Royal, tous sommes réunis.
L’intervention de François Hollande avait fait monter l’ambiance quelques heures plus tôt. Fustigeant le ministre de l’intérieur, qui use et abuse des références au socialisme pour mieux les fouler du pied. Il a pendant plus d’une demi heure, poser un bilan sans complaisance de la droite gouvernementale dont Nicolas Sarkozy sera l’agent de continuité s’il est élu.
A quelques minutes de l’intervention de Ségolène, vers 14h30, une demi heure plus tard que prévu, l’ambiance est à son paroxysme. On annonce 20000 personnes, sans doute 15000 selon les journalistes sur place. Sur les grands écrans, sur fond de musiques techno, zouk ou rap, se succèdent images des débats participatifs et images de la salle, où l’on peut voir présent, non seulement toute la famille socialiste, radicaux et du Mrc (Beylay, Chevènement, Hollande, Taubira, Aubry, Strauss-Kahn, Fabius, Kouchner, Guigou, Lang, Roudy, Mauroy, Rocard, Rebsamen, Ayrault, Emmanuelli, et sans doute d’autre encore) , mais aussi de nombreuses personnalités. Lambert Wilson, Philippe Torreton, Sylvie Testut, et tant d’autres.
Ségolène Royal arrive alors, enfin, habillée d’un tailleur rouge, calmement, dans une foule surchauffée, exprimant son espoir et son soutien. Alors tous, attentifs, impressionnés par la situation, nous avons pendant deux heures écouté, puis rapidement soulagé et heureux nous avons offert à notre candidate, désormais définitivement légitime, des ovations largement méritées.
Ségolène Royal est désormais une candidate dont il ne sera plus possible de douter des compétences politiques. Elle a aujourd’hui confirmé, pour ceux qui ne doutaient d’elle, et convaincu les autres. Ségolène Royal a démontré qu’elle sera assurément une présidente digne, efficace avec une carrure internationale incontestable.
Chers concitoyens, nous avons une candidate de qualité, nous avons un pacte présidentiel ambitieux, un projet de financement réaliste, nous nous donnerons les moyens d’une politique moderne, pragmatique et ensemble nous avons, lors des 6500 débats et des rencontres (lire les cahiess d'espérance), rassemblé tout cela pour un projet de société positif et constructif.
Continuons ensemble à gravir la route qui nous mènera vers une société juste et positive !
Rejoignez Notre Campagne, Soutenez notre candidate!
19:57 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène royal, 11 février, Campagne présidencielle, Pacte présidentielle, Vanves, Socialiste, Hollande
samedi, 10 février 2007
Plus Juste, La France sera Plus Forte!
Demain, Ségolène Royal dévoilera, une partie, du programme présidentiel.
Basée sur les rencontres riches avec les 600 000 français qui ont participés aux débats participatifs,les centaines de milliers de contributions sur le site désirs d'avenir, et bien sûr sur le projet socialiste voté en juin 2006.
N'hésitez pas à vous joindre aux 10 000 personnes attentues au parc des expositions de Villepinte (Hall5) à partir de 14h.
Cyrille
19:09 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Programme, Ségolène Royal, Campagne, Ps, MRC, Radicaux
vendredi, 09 février 2007
Nouvel Observateur
Antoinette Fouque - Directrice des Editions Des Femmes
"Mon regard sur Ségolène est celui de la gratitude, de l'amour non ambivalent d'une mère pour sa fille d'élection, sa contemporaine. Depuis septembre 2005, elle est, pour les militantes de l'Alliance des Femmes pour la Démocratie, la candidate de la Raison et du Coeur. Lucide et discipliné , son parti l'a confirmée. Il ne saurait lâchement la désavouer sans porter atteinte à l'honneur de ses électeurs et électrices. Les pédants analphabètes parlent de «trous d'air». N'entendent pas sa langue. Refusent sa manière, sa méthode. Ils feraient bien de l'écouter, de se cultiver, de lire davantage. Par exemple ce poème de Rilke dans « Pourquoi des poètes en temps de détresse ? ». Il s'intitule « Gravitude ». Ils trouveraient la réponse à cette question : «Pourquoi des femmes en temps de détresse?» Pourquoi cette femme ? Coeur battant d'un plus large cercle, elle est l'incarnation, la représentation, la symbolisation de Marianne, de la République et de la France. Fin de l'Etat monarchique, viril et unisexe. Révolution de soi(e). Ouverture sur une VIe République, paritaire et démocratique. A nous, hommes et femmes responsables, de lui donner la force et le courage de peser-penser le risque pour qu'elle parvienne où elle en a pouvoir."
17:33 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lionel Jospin tacle Nicolas Sarkozy sur l'emploi
Lionel Jospin voit dans les référence de Nicolas Sarkozy aux figures historiques du socialisme "le signe que ces hommes ont marqué l’histoire, de même que la gauche a marqué l’histoire de ce pays" Il regrette que "la manipulation commence lorsqu’il essaye de tourner ces figures contre nous, contre la gauche. Parce qu’à cet égard, il n’y a rien de changé, la droite d’hier calomniait Jaurès et Blum et on sait de quelle façon. Donc il aime la gauche d’hier, il n’aime pas la gauche d’aujourd’hui, on est là dans un classique".
"Je trouve que le numéro de monsieur Sarkozy sur le travail et les travailleurs et en passant les critiques qu'il fait à la gauche, à cet égard, dépassent les limites de la décence et surtout du sérieux."
Rappelant les propos tenus par Nicolas Sarkozy “la vraie gauche, la gauche de Blum, parlait aux travailleurs, aimait le travail. La gauche d’aujourd’hui, la gauche de Jospin, la gauche de Ségolène Royal, parle de statuts, fait les 35 heures, parce qu’elle n’aime pas le travail.” Lionel Jospin s'indigne "cette critique ne s’adresse pas à Ségolène Royal, puisqu’elle a mis le travail au centre de ses préoccupations dès le début de sa campagne. Cette critique s’adresse encore moins à moi, qui détient le record pour un gouvernement et en cinq ans, de création d’emploi en France, depuis la guerre, y compris, plus que pendant "Les 30 glorieuses" sous mon gouvernement on a crée 2 millions d’emplois, 400 000 emplois par an et on a fait baisser le chômage."
Il poursuit "se réclamer de Blum, qui aime le travail, pour critiquer les 35 heures quand tous ceux qui se souviennent du front populaire et de Blum et en particulier des travailleurs, savent que Blum est l’homme des 40 ans et des congés payés, c’est drôle, mais comme c’est drôle, ça veut dire que ce n’est pas du tout sérieux."
Faces aux attaques du ministre de l'intérieur sur les statuts, il répond "Les ouvriers, les employés, les enseignants, les cheminots, ils n’ont pas de parachute doré, ils n’ont pas de "golden parachute". Leur parachute, leur sécurité, c’est le statut. Dans les entreprises publiques naturellement ça les protège et dans le secteur privé, me direz-vous, c’est quoi le statut ? Il n’y a pas de statut mais c’est le contrat. Et évidemment, si on a un contrat à durée indéterminée, on est plus protégé que si on a un emploi précaire ou même, un contrat à durée déterminée".
Lionel Jospin refuse de considérer le CNE comme relevant d'un droit progressif "si pendant les deux ans, on peut se débarrasser d’un salarié sans avoir à le justifier, il aura peu de chance de progresser dans ses droits progressifs. Et la proposition de Ségolène Royal, c’est au contraire de valoriser les contrats à durée indéterminée.Il peut rester des contrats à durée déterminée, à condition qu’ils reposent sur des fonctions précises, remplacer un salarié par exemple, pendant une période, congés de maternité ou autre. Donc il vaut mieux avoir comme socle, le contrat à durée indéterminée et puis des contrats déterminés, spécifiques et contrôlés, plutôt que ce contrat qui va introduire la précarité dans le droit du travail français."
Sur les 35 heures, il rappelle "les Français parlent des 35 heures, c’est une des deux mesures phares des 25 dernières années qu’ils mentionnent. Quand ceux qui ont bénéficié des 35 heures, en parlent, ils sont 85 % à dire qu’ils en sont satisfaits. Quand nous avons fait les 35 heures, cela a procuré 500 000 emplois supplémentaires, 350 000 dans le privé, 150 000 dans le public. Mais nous avons dans la même période créé 2 millions d’emplois. La critique de monsieur Sarkozy porte sur les heures supplémentaires, mais les 35 heures n’ont jamais interdit de faire des heures supplémentaires".
Pour Lionel Jospin, l'argument central de Nicolas Sarkozy en matière de travail "travaillez plus et vous gagnerez plus" escamote des questions essentielles "les conditions dans lesquelles on travaille, le salaire pour lequel on travaille, la précarité dans ce travail, la question de savoir si on est au travail ou si on est chômeur". Le candidat de l'UMP "procède à trois mystifications : la première c’est qu’il fait comme si c’était le salarié qui décidait de son temps de travail, qui décidait s’il allait faire ou non, des heures supplémentaires, la réalité pour ceux qui la connaissent est toute différente, La deuxième c’est que monsieur Sarkozy parle travail mais il ne parle jamais emploi. On ne peut pas avoir de travail si on n’a pas d’emploi, donc le problème de la création d’emploi reste fondamental. Et la troisième mystification, c’est qu’il dit si vous travaillez plus, toi individu, tu pourras gagner plus, mais il ne parle jamais des salaires de la question des salaires. Or on sait que la part qui va au salaire dans le revenu national, par rapport à ce qui va au capital, a diminué, et cette question du pouvoir d’achat des salaires, de la hausse des salaires elle est passée sous silence."
07:45 Publié dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy, Blum, Jaures, Emploi, Chomage, 35heures
jeudi, 08 février 2007
Restitution des débats participatifs
Ségolène Royal doit présenter, dimanche 11 février, les bases de son programme pour la présidentielle, à partir des débats participatifs qui se sont tenus depuis le lancement de sa campagne. La candidate socialiste revendique "plus de 5 000 débats participatifs" sur tout le territoire et "130 000 contributions sur le site Désirs d'avenir", plateforme de démocratie participative.
"Le 11 février sera l'aboutissement de ma démarche d'écoute", a expliqué Mme Royal, samedi 3 février, devant des contributeurs du site. Il faudra s'appuyer sur les débats participatifs "sans édulcorer et sans amoindrir", s'est-elle engagée, ajoutant que ces débats "obligent collectivement" son équipe de campagne, et le Parti socialiste.
L'enjeu n'est pas mince, car la forme des débats participatifs est considérée par la candidate comme partie intégrante de son programme : un modèle de démocratie renouvelée. Mais comment passe-t-on de dizaines de milliers de contributions à la construction d'un programme politique ? "Tout le monde attend le 11 février, mais ça ne se passe pas dans la nuit du 10 au 11 ! explique Benoît Thieulin, responsable Internet de la campagne de Ségolène Royal et chef d'orchestre du site www.desirsdavenir.org.
La somme des contributions apportées quotidiennement sur le site et les compte rendus des débats participatifs dans les régions vont être compilés par des "modérateurs-synthétiseurs", ayant pour double mission de restituer le plus fidèlement possible l'ensemble de ces propositions et de faire ressortir la diversité des opinions. "Il ne faut pas écraser les idées nouvelles, même si elles ne sont pas forcément représentatives", explique Benoît Thieulin, qui a également coordonné la rédaction des synthèses.
"IL FAUT TRANCHER"
"La méthode pour réaliser les synthèses, c'est d'abord beaucoup de café !" plaisante Romain, "modérateur-synthétiseur" sur les questions liées à l'éducation. "D'abord, on lit tout de A à Z, toutes les contributions, pour pouvoir dégager de grandes tendances." Un travail laborieux, étant donnée la masse d'informations fournies.
Pour réaliser les synthèses, les modérateurs disposent d'un wiki, un outil collaboratif sur le modèle de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, avec deux fenêtres : d'un côté les compte rendus des débats, de l'autre un espace pour copier-coller les citations et les propositions qui s'en dégagent.
Il arrive que les synthèses comportent des propositions contradictoires. Sur l'éducation, par exemple, "il y avait des points de vue très différents, avec des gens qui prônaient un retour à des méthodes traditionnelles et des partisans de nouvelles méthodes pédagogiques. Le débat sur le site a été acharné", témoigne un fidèle contributeur du site."Quand il n'y a pas de consensus, rappelle Benoît Thieulin, il faut trancher politiquement, et ça, c'est à Ségolène Royal de le faire. En quelque sorte, on retombe dans la politique traditionnelle", reconnaît-il.
Toute le problème est là. Que va garder Mme Royal des dizaines de milliers de contributions envoyées sur le site ? "On nous dit qu'elle ne dit rien mais c'est faux", se défend un autre contributeur régulier du site, "il suffit d'aller voir en ligne, tout y est !" Les synthèses sont effectivement accessibles dans leur intégralité, et la rubrique "Ce que j'ai dit sur" reprend les positions de Ségolène Royal sur certaines questions. Pour de nombreux sujets, cependant, il faudra attendre le 11 février pour connaître le programme de la candidate. Mesurer la partie inspirée de ces débats participatifs... et ce qui reste du projet adopté par le Parti socialiste le 1er juillet 2006.
08:45 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Débats Participatifs, Restitution
mercredi, 07 février 2007
Attention ! Changement de Lieu
Compte tenu du grand succès du meeting qui s'est déroulé hier à Paris et pour faire face à la forte mobilisation suscitée par la réunion prévue Dimanche 11 février, il a été décidé de procéder à un changement de lieu pour cette réunion.
Attention:
MESSAGE IMPORTANT!
11 FÉVRIER: CHANGEMENT DE LIEU:
PARC DES EXPOSITIONS DE PARIS NORD VILLEPINTE
(HALL 5)
Le programme de la journée reste inchangé:
9h30: Accueil des participants
10h00: Restitution des débats participatifs
12h00: Intervention de François HOLLANDE
12h30: Déjeuner pris en commun (paniers repas)
14h30: Meeting avec Ségolène ROYAL
19:30 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, changement de Salle, Dimanche 11
Compte rendu : meeting à la halle Carpentier
Voici un bref compte rendu du meeting parisien du mardi 6 février à la halle Carpentier dans le XIIIè arrondissement de notre envoyé spécial Clément Déflandre.
Grande Famille Socialiste
Il y avait beaucoup de monde. 8000 personnes annoncées par Bertrand Delanoé, entre 5 et 6000 selon les journaux. Du côté des personnalités présentes, on pouvait remarquer Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang, Arnaud Montebourg, Bernard Kouchner, Christiane Taubira, et bien d'autres! Laurent Fabius,était lui représenté par des élus proches.
Bref, Une bien belle photo de famille !!
En guise d'introduction, un petit reportage d'environ cinq minutes sur les débats participatifs (5100 à ce jour! 6000 annoncé d'ici à la semaien prochaine).
Le tramway
Petite parenthèse pour signaler que Patrick Bloche et Bertrand Delanoé ont tout deux évoqués le tramway, trés rapidement certe, mais le public n'a pas manqué d'applaudir fortement! Il faut dire que le tramway était le moyen le plus rapide et le plus pratique pour se rendre au meeting et qu'il était vraiment bondé. N'en déplaise aux détracteurs...
Les discours
Le premier à prendre la parole fut Patrick Bloche, premier secrétaire fédéral! Ce fut ensuite au tour de Bertrand Delanoé, suivit à la tribune par Phillipe Torreton.
Tout trois, on remercié Ségolène pour les débats participatif, dit combien il avait trouvé la démarche intéressante. Au passage, quelques piques à l'encontre de la droite, ainsi que de vives critiques quand à l'évocation de Jaurès par Sarkozy.
Ségolène a pris la parole en dernier. Dans un discours de prés d'une heure, elle a multiplié les références aux écrivains, hommes politiques et intellectuels de gauche! Elle a également critiqué la droite et les médias qu'elle accuse, non sans humour, de vouloir prédire sa chute. Son discours était très fortement marqué à gauche, faisant allusions aux travailleurs et aux "sans-voix" et critiquant le capitalisme vorace, le libéralisme sauvage et les patrons rapaces!
A noter pour finir que durant son discours, Ségolène s'est félicitée de la tournure des débats et souhaite que ceux ci ce poursuivent le plus longtemps possible.
Liens
Voici quelques liens permettant de se faire une idée plus précise :
- un article sur le monde.fr
- un article du nouvel observateur
- l'article sur le site Désirs d'Avenir
Amitiés socialistes
Clément
09:40 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Halle Carpentier, Ségolène, Socialistes, Delanoë, PARIS, Vanves
mardi, 06 février 2007
Ce que Nicolas Sarkozy dit sur le Chômage
Pouvoir d'achat : « Il faut tout faire pour que le travail rapporte davantage que l'assistance. Le travail ne paie pas assez. On a voulu partager le travail alors qu'il faut en créer davantage. La France ne travaille pas assez alors que les autres pays travaillent davantage. La politique économique que je propose, c'est de donner un emploi à chacun. Et quand vous donnez un boulot à chacun, vous donnez du pouvoir d'achat. Je veux valoriser le travail, parce que le travail, c'est l'émancipation, alors que le chômage, c'est l'aliénation. Je suis pour une société de liberté. »
Nicolas Sarkozy - lundi 05 février - TF1
Le problème est que Nicolas Sarkozy ne créé pas d'emploi. Le nombre officiel de chômeurs baisse, mais le nombre d'emploi créés ne suit pas:
Même en acceptant de ne prendre en considération que la définition (restrictive) du chômage que propose le Bureau international du travail, le bilan de la « bataille de l’emploi » de la droite, c’est quatre ans pour rien : la gauche avait fait passer le chômage de 12,6% de la population active 1997 à 9,1% en 2002. La droite l’a laissé remonter jusqu’à 9,9 % avant de le voir descendre à 8,7 %.
Lionel Jospin avait créé presque 1 million d’emplois en 5 ans, soit 200 000 par an en moyenne. Le gouvernement annonce une baisse de 250 000 chômeurs en 2005… mais crée moins de 100 000 emplois.
La baisse optique du chômage découle :
• d’un mouvement démographique, les départs à la retraite augmentant continuellement. Entre 1997 et 2002, la population active augmentait de 200 000 par an. Il fallait créer 200 000 emplois par an pour maintenir un chômage constant. Aujourd’hui il en faut moins de 50 000 par an.
• de la forte augmentation des radiations administratives : 45 000 personnes ont été radiées des fichiers de l’ANPE entre février et avril 2006, 36 000 au mois de mai. Les services de l’ANPE ne cessent de dénoncer les pressions en vue d’augmenter le nombre de radiations. En outre, la réduction des durées d’indemnisation, (de 30 à 23 mois pour la principale filière), accroît le nombre de chômeurs en fin de droits, ces derniers ne s’inscrivant généralement pas à l’ANPE. Le nombre de RMIstes, en revanche, explose (près de 50 000 supplémentaires depuis un an et 170 000 depuis l’arrivée de la droite au pouvoir, soit près de 20 % en plus).
• du retour à des formes de traitement social du chômage, notamment avec le plan de cohésion sociale de Borloo. Si ce plan rétablit certains outils de la gauche, il ne compense pas les dégâts de leur démantèlement systématique depuis 2002. Si ces outils avaient été maintenus, le chômage serait beaucoup plus bas aujourd’hui.
De plus, les bénéficiaires des contrats de transition professionnelle (CTE) ou les bénéficiaires de conventions de reclassement personnalisé (CRP), ne sont pas comptabilisés dans les chiffres du chômage et seront donc d’abord des chômeurs déguisés.
Très intéressant Nicolas, mais il va falloir faire mieux que ça... et enfn se poser la question de la précarité au travail, de la stagnation du nombre d'emploi créés en France, de l'emploi des jeunes, des femmes, et des autres catégories défavorisées face à l'emploi...
08:10 Publié dans Ce qu'il dit | Lien permanent | Commentaires (3) |


