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lundi, 30 avril 2007
Entretien de Royal au Monde
ensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?
C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.
Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.
[...]
Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?
Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.
Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?
La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier. Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.
Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?
Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.
12:00 Publié dans Ce qu'elle dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK, Royal, Ps, Bayrou, Laguiller, Le Monde, Vanves


