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mercredi, 02 mai 2007

Compte Rendu pour le journal en ligne Vanves92170

Ambiance chaleureuse et festive, en signe de beaucoup d’espoir.

60000 personnes, (entre 40000 et 60000 à l’intérieur du stade de Charlety, entre 20000 et 40000 entre porte d’Italie et Montsouris, refoulés aux portes du stade déjà plein) militants et sympathisants de gauche, mais aussi du centre de François Bayrou et même quelques fidèles chiraquiens de l’ump étaient présents pendant les 6 heures du concert-meeting de Ségolène Royal qui s’est achevé à 21h30.

La liste des chanteurs, acteurs, intellectuels, membres de la société civile venus manifester leur soutien à Ségolène Royal serait longue à détailler ici (vous la trouverez sur le site Les Vanvéens avec Ségolène). Si longue que Ségolène Royal a finalement débuté son discours à 19h15 au lieu des 17h annoncés, afin de laisser la scène aux artistes présents. C’est donc, Diziz la Peste , Safo, Anisa, Leny Escudero, Mogobe Traore, Kery James, Skye, Delpeche, qui ont animé la première partie du meeting alors que le stade se remplissait des couleurs du peuple français : jaune, vert, rose, rouge, violet, bleu, noir, blanc. Tant de ces affiches, de ces panneaux, de ces drapeaux multicolores flottaient dans les gradins et sur la pelouse du stade pour appeler la victoire de Ségolène Royal le 6 mai prochain : «  La France Présidente  », « Ségolène Royal Présidente », « Demain ne se fera pas sans toi ». Des familles, des couples, plus et moins âgés, beaucoup de jeunes, beaucoup de ceux qui sont encore des minorités, tous présents avec le même désir, celui d’une France solidaire, heureuse d’être multiple, qui lie performance économique et bien être social, une France équilibrée, apaisée pour des Français rassurés.

Un discours politique engagé de Ségolène Royal pour une France Apaisée.


Revenant sur l’ambiance musicale qui régnait à l’intérieur du stade, Ségolène Royal a souhaité être « la présidente d’une France colorée, ou l’art, la culture », ne sont pas délaissés.

Souhaitant « apporter un remède à l’inquiétude des français, porter la France sur le chemin de la paix, et de la fraternité », elle préfère « rassembler et réconcilier les Français, plutôt que les diviser : Je ne désignerai aucun ennemi sur le territoire français et même ceux qui n'ont pas mon opinion politique seront associés aux réformes. Je rassemblerai toutes les énergies d'où qu'elles viennent. » Faire souffler un vent de démocratie et de liberté pour rétablir une France qui mobilise les talents, libère les richesses et « affirmer avec force que la Justice Sociale et l’Excellence Environnementale sont les conditions de la Performance Economique et du Bien Être Social. » « Voilà le nouvel Ordre Juste que je propose » a-t-elle conclu.

« La France a des valeurs issues des lumières qui sont universelles : La liberté, l’égalité et la fraternité, et cette France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle l’est pour tous » a-t-elle rappelé, souhaitant ainsi que les français écrivent « une nouvelle page d’histoire où la France ne serait éloignée de la scène mondiale », pour lutter contre les pauvretés, guerres, répressions, tortures et non respects des peuples. « C’est le parti que nous avons pris en souhaitant un autre manière de gouverner, et de nouveaux choix politiques. »

Elle a par ailleurs précisé qu’elle avait entendu les appels de la gauche, soulignant qu’effectivement « la vie vaut mieux que les profits » et qu’ «un autre monde est possible», ainsi que ceux du centre : « rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial». Nous ferons une sixième république, sans cumul de mandat, ou l’assemblé aura un droit de regard plus fort sur le président, et où la présidence sera réformée.

« Nous sommes là sans esprit de revanche, mais nous savons ce que nous devons à ceux qui nous ont précédé et qui ont lutté pour nos libertés et pour que les travailleurs puissent exiger le respect qui leur est dû » a-t-elle déclaré alors qu’elle constatait que « certains seraient tentés de réécrire l’histoire ou de capter celle des autres » plutôt que de « faire leur propre bilan, aussi difficile » et pénible soit-il. Elle avait l’instant précédent rappelé l’origine de cette fête du travail du 1er mai, anniversaire des répressions du 1er mai 1886 et 1891, fête instaurée à l’initiative de l’international socialiste en cette même année.

Ségolène Royal a ensuite dénoncé la vision trompeuse de Nicolas Sarkozy « qui opposent ceux qui se lèvent tôt et les autres » (donnant l’exemple simple mais clair de ceux qui se lèvent tard mais qui travaillent tout autant : ouvriers, infirmières, aides-soignantes et de ceux qui ne sont plus qualifiés pour le travail et qui souhaite travailler) et préfère le « travailler mieux et plus nombreux pour une France qui gagne plus » au « travailler plus pour gagner plus » du candidat de droite. Elle a appelé « à cesser d’opposer salariés et chômeurs en prétendant que ceux-ci sont les mendiants de la solidarité publique » et ajouter « oui ! Nous créerons 500000 emplois tremplins », « nous favoriserons la sécurisation du travail ainsi que la rentabilité du travail » notamment en favorisant la formation professionnelle tout au long des carrières. Elle a reconnu qu’ « il y a bien sur des phénomènes ici ou là d’abus aux aides publiques, et nous y mettrons fin », « mais ce n’est pas comparable avec la masse financière des fraudes fiscales des plus riches » a-t-elle rajouté. Elle a ainsi précisé de nouveau que « le travail doit être payer à sa valeur, car c’est cela réhabiliter la valeur travail ». Peu après les élections Ségolène Royal souhaite donc « convoquer une conférence sur les salaires » et « augmenter les plus bas salaires ».

Revenant sur le programme économique de Nicolas Sarkozy, « jugé mauvais par la gauche comme le centre », elle a rappelé « le nombre élevé parmi les plus brillants et plus jeunes économistes français, ainsi que les patrons de pme, qui appellent avec moi, a de nouvelles règles du jeu valorisant la valeur travail »

« Nous ferons la France du plein emploi » a-t-elle rajouté, « par l’éducation, la formation, la recherche et l’innovation ! »

Ce meeting a été un moment phare de la campagne présidentielle, une réelle image de ce que sera «  La France Présidente  »

Les Vanvéens avec Ségolène Royal

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