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jeudi, 03 mai 2007
Revue de Presse, Suite
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Avant le débat, hormis quelques indécis, la plupart étaient résignés à "voter anti-Sarko", parce qu'ils "craignent ce qu'il est". Après deux heures quarante de face-à-face entre les deux candidats à la présidentielle, ils sortent résolus à voter "pour Ségolène, par conviction". Pourtant, avant le début de la "confrontation", le match leur semblait joué d'avance. Nicolas Sarkozy avec sa "verve", sa "maîtrise des dossiers", devait forcément "gagner". Ségolène "plutôt insipide pendant la campagne", "lente", "hésitante", serait incapable de prendre le dessus. Dès les premières images, la petite tribu bayrouiste révise son jugement. D'abord, il y a "le col Mao de Ségolène" : "Elle nous fait un clin d'œil à Mai 68!", s'exclame, séduit, Nicolas Voisin, blogueur trentenaire bordelais. "Vous avez vu ses mains posées l'une sur l'autre. Comme faisait Mitterrand", enchaîne-t-il à propos de la candidate PS. "Et la petite ride entre les deux yeux chez Sarko? C'est le signe qu'il commence à s'énerver, c'est sûr!", jubile-t-il. A chacune des "attaques" de la candidate du PS, des bras se lèvent dans l'assistance en guise de ola. "Elle est tenace, pugnace. Pour moi, c'est une révélation", s'extasie Alexandre Girard, militant parisien, étudiant en économie. "Fortement surpris" "Jusqu'ici, dans cette campagne, quand Sarko parlait, je n'étais pas d'accord, confie Jonathan Benhaïm, étudiant en chiropractie. Mais je ne voyais personne en face, hormis Bayrou, pour lui répondre. Ce soir, j'ai découvert quelqu'un capable de me donner confiance." "Avant je voulais barrer la route à Sarko, poursuit Franck Vautier, 36 ans, communicant et sympathisant UDF. Après ce débat, je me sens plus proche de Ségolène sur certains points de son projet." "Je suis très fortement surpris, confie Fabien Neveu, 34 ans, autre sympathisant. Elle est transfigurée." Eric Fardel, 34ans, professeur de sciences dans un lycée parisien, militant, se dit "impressionné" : "Elle est très chef d'Etat . On dirait qu'elle est habitée." "Les femmes dans l'adversité sont bien meilleures", se flatte Laurence Dalboussière, 43 ans, militante à Cap 21, le parti de Corinne Lepage, ralliée à François Bayrou. La plupart saluent la capacité "d'ouverture" de la candidate socialiste. Ils repèrent des similitudes avec les propositions de François Bayrou sur la dette, l'éducation, le soutien aux PME. Certes, tous continuent de penser que "le programme économique de Sarkozy est plus solide". "Mais elle est plus humaine, capable de s'adresser à nous comme à des citoyens", apprécie Fabien Neveu. "Je voulais voter blanc ou PS. Je voterai Ségolène", conclut Axel Maliverney, 22ans, conseiller clientèle. Pour autant, ce débat "même s'il lui fait gagner deux points ne suffira pas à lui assurer la victoire", relativise Nicolas Voisin. Arnold Boisramé, chômeur, 30ans, adhérent UDF depuis 2004 repart aussi "indécis" qu'à son arrivée. "Je rêverais de la personnalité de Ségolène avec le programme de Sarkozy" dit-il. Le choix, pour lui, restera cornélien jusque dans l'isoloir, dimanche. Béatrice Jérôme |
12:50 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, UDF, Ségolène Royal


