samedi, 28 avril 2007
Quitterie Delmas, porte-parole des jeunes UDF, explique ci-après ses raisons de voter Ségolène le 6 mai:
J'ai décidé de voter pour Ségolène Royal.
Pourquoi donner ma position personnelle sur mon vote ?
Parce que je veux participer de tout mon poids à la création du mouvement des démocrates aux côtés de François Bayrou. Mon engagement personnel s'est toujours fondé sur le dépassement des clivages gauche-droite. J'aime cette France qui s'engage dans les entreprises comme dans les associations. J'aime cette France rassemblée pour affronter les enjeux cruciaux qui nous attendent.
Je me bats aussi pour le renouvellement du personnel politique. Pour ma génération, pour qu'elle devienne enfin co-décisionnaire de son avenir. Je me bats pour rétablir le lien de confiance entre les Français et leurs élus, et donc pour le changement des pratiques politiques. Je souhaite aujourd'hui montrer aux yeux de tous, que les acteurs qui accompagnent François Bayrou dans son combat viennent de toutes les origines, toutes les diversités, mais se rassemblent autour de lui dans un objectif commun : fonder cette force politique nouvelle, la troisième voie, celle qui apaisera et permettra de mener les réformes en France de manière pragmatique et non idéologique.
Des parlementaires se sont exprimés, certains en faveur de Nicolas Sarkozy. Je suis heureuse d'être dans un mouvement où la parole est libre, la décision personnelle aussi.
Je ne souhaitais pas qu'on n'entende qu'un son de cloche d'élus qui ne représentent pas forcément toutes celles et tous ceux qui ont rejoint François Bayrou et qui se battent en son nom pour la création d'une nouvelle ère politique.
La logique d'internet est une logique de réseau, où la prise de parole est égale et non hiérarchique. Je suis heureuse d'en être un exemple.
Si je ne vote pas à titre personnel Nicolas Sarkozy, c'est que sa dérive droitière durant la campagne sur le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale et ses propos sur l'eugénisme font de lui un incroyable conservateur. Je suis déjà d'ores et déjà en opposition politique avec ses idées.
Plus grave, me battant pour le changement des pratiques politiques, je n'accepte pas les méthodes employées de pressions sur les individus, qualifiée « méthodes des Haut de Seine », les Français ont le droit à la transparence, les élus de choisir leurs positions en âme et conscience. L'attitude des sarkozystes depuis de longues années à l'Assemblée Nationale vis à vis de nos élus UDF est inadmissible. J'ai très mal ressenti ces pressions, ces menaces et railleries, et provoque chez moi un esprit de résistance.
Si je vote à titre personnel aujourd'hui Ségolène Royal, c'est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd'hui qu'une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.
Naturellement, je sais d'ores et déjà que le poids de la dette, les réformes qui ne se font pas sont une menace pour ma génération et les suivantes. Ce qui provoquerait si rien n'est fait une fracture générationnelle comme Bernard Spitz l'explique très bien dans son Papy Krach.
Je sais que beaucoup d'entre nous s'interrogent sur un vote blanc. C'est pour cela qu'il est important d'avoir 12 jours de réflexion et je sais qu'un certain nombre d'entre eux se prononceront suite au débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.
Ils ont raison. Pour ma part, je suis heureuse d'assumer ma volonté d'incarner la diversité des opinions aux côtés de François Bayrou.
Quitterie Delmas
(Quitterie est porte-parole des jeunes UDF de Paris)
17:34 Publié dans Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, Débat, UDF, Démocrate
Débat Réussi entre Royal et Bayrou - Retrouvez les points d'accord.
Quatre grand thèmes:
1/ Institutions, libertés publiques,impartialité de l'état, démocratie
2/ Europe (Relande de...)
3/ Economie, l'emploi et social
4/ Vie quotidienne, Education et Environement

BFM Tv : dialogue Ségolène Royal / François Bayrou - Part 1/2 - kewego

BFM Tv : dialogue Ségolène Royal / François Bayrou - Part 2/2 - kewego
17:15 Publié dans Actualité, Bayrou, Pacte Présidentiel, Ségolène Royal, Société, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Bayrou, Ségolène Royal, Débat, BFM TV, Démocratie sociale, Dialogue
vendredi, 27 avril 2007
La Classe et l'élégance d'André Santini
Et on parlait de lui au ministère de la culture?
Un débat inconstitutionnel, selon Santini
Le député UDF André Santini, soutien de Nicolas Sarkozy, a estimé jeudi qu'un éventuel débat entre Ségolène Royal et François Bayrou serait "anticonstitutionnel" et a dénoncé "une imposture"
Selon le député des Hauts-de-Seine, "il y a deux candidats au deuxième tour, point final. Il n'y a pas trois candidats. On vient d'inventer les triangulaires constitutionnelles". Et d'ironiser sur la "une" de "Libération" ("Un flirt prometteur", NDLR): "la politique c'est un flirt? Ça va être une partouze bientôt, puisqu'il y en a trois (candidats, NDLR)".
André Santini a également souligné qu'il n'avait "aucune envie" de rejoindre le nouveau Parti démocrate dont la création a été annoncée mercredi par François Bayrou, dénonçant un "parti fourre-tout". "Le centrisme n'est pas soluble dans le socialisme", a-t-il affirmé.
08:00 Publié dans Actualité, Bayrou, Santini, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Santini, Lucile, PS, Vanves, Hauts-de-Seine, 10ème Circonscription
jeudi, 26 avril 2007
Ce que Bayrou a dit sur Sarkozy, lors de sa conférence de presse
D'après la presse:
Bien au-delà de la critique du seul programme du candidat UMP. L’inimitié entre les deux hommes est loin d’être subliminale, comme le racontait, déjà, Bayrou dans une vidéo diffusée ce matin par Sud-Ouest, dans laquelle il racontait comment il a refusé «un pacte anti-Chirac», il y a trois ans, proposé par Sarko.
Voici un florilège des déclarations de François Bayrou.
- Sur le style et la personnalité de Sarkozy: «Par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, [il] va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été (…) Par son tempérament et les thèmes qu’il a choisi d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantages aux plus riches (…) Je pense qu’il y a des ressemblances entre Berlusconi et Nicolas Sarkozy.»
- Sur les débauchages de candidats UDF: «Cette manière de multiplier pressions, débauchages individuels, et de prétendre fabriquer de faux partis pour être dans sa majorité, ça ressemble assez à ce que j’ai appelé la manière de gouverner des Hauts-de-Seine (…) Une manière d’exercer le pouvoir qui ne ressemblait pas aux principes qui me paraissent être les principes élémentaires.»
Sur son vote du 2e tour: «Si je sais pas ce que je ferai, je sais déjà ce que je ne ferai pas. (…) Je ne mets pas les deux choix sur un même plan. (…) Il y a des cas où on ne peut pas choisir, alors dans ces cas-là on a le choix entre le vote blanc et l’abstention (…) Vous votez pour quelqu’un quand vous considérez que c’est le bon choix ou le moins mauvais mais quand vous êtes incapables de départager les risques il peut vous arriver de vous abstenir. (…) Ce n’est pas ce que je recommande là. J’ai dit moi-même que je ne savais pas ce que je voterai.»
Extrait de l'artcle de Sud-Ouest
« On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi ». C'était le 16 mars dernier dans les locaux de « Sud Ouest ». François Bayrou répondait aux questions de notre rédaction. Dans un moment de vérité, le leader de l'UDF a subitement avoué la fracture que les observateurs avaient décelée, sans en connaître la raison intime. « Je n'ai pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans. Il y a trois ans, c'est pas pour le raconter forcément, mais je vous le raconte , Nicolas Sarkozy est élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter par Jacques Chancel (NDLR : journaliste et homme de télévision) pour venir passer une après-midi avec lui. Donc, je prends ma voiture et je vais chez Jacques Chancel. Là, Sarkozy me dit : "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac." Je lui dis : « Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas." Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous... »
08:36 Publié dans Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2007
Laurent Joffrin répond aux lecteurs de libération sur la stratégie de F. Bayrou
Maximus: à présent que Bayrou a annoncé qu'il n'appellerait à voter pour aucun des deux candidats restants, quel peut être l'intérêt pour Royal de participer à un débat avec lui?
Laurent Joffrin: Bayrou n'a pas mis droite et gauche sur le même plan. Il a clairement laissé entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy. Il y a une ouverture. C'est un mini-feuilleton qui commence, au terme duquel la vie politique française pourrait sortir transformée : l'Union de la gauche remplacée par une mouture française de la coalition de l'Olivier, dominée par le centre-gauche. Les choses deviennent intéressantes...
Peut-être. Mais il pourrait tout aussi bien songer à un accord plus rapide pour gouverner tout de suite avec le PS, sous la présidence de Ségolène Royal. Un tiens vaut mieux que deux Sarkozy...
Naimaldo: pourquoi Ségolène Royal ne s'emploie t-elle pas à s'attacher les voix des salariés en exposant haut et fort que Sarkozy est le candidat du patronnat ? Je crois que la clé de son succès réside sur ce point essentiel...
Vous avez raison : elle s'efforce de mobiliser les salariés. Mais le PS les séduit moins qu'avant. Il lui reste dix jours pour convaincre...
Canard WC: silencieuse jusqu'ici, pensez vous que l'extrême gauche va s'élever contre le rapprochement du PS vers le centre ?
Non, je ne crois pas. Ils veulent d'abord éviter Sarkozy, me semble-t-il. C'est en tout cas ce qu'ils ont dit. Ils se feront entendre si Royal gagne...
23:38 Publié dans Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, libération, Ségolène Royal, Sarkozy, Démocrate, Vanves
Retrour sur l'annonce de F. Bayrou et la proposition de Ségolène Royal
oins d'une heure après que François Bayrou a annoncé, lors d'une conférence de presse, mercredi 25 avril, qu'il acceptait de débattre avec Ségolène Royal, celle-ci l'a invité à participer à un forum de la presse régionale, vendredi à 11 heures, où elle souhaite apporter "des éclaircissements sur un certain nombre de points de (son) pacte présidentiel".Julien Dray, porte-parole du PS et conseiller de la candidate, a de son côté estimé que si François Bayrou n'a donné aucune consigne de vote, "les choses peuvent cheminer". "Je constate que les termes employés (...) ne sont pas les mêmes et que les caractéristiques qui sont avancées pour l'un et les reproches qui sont faits à l'autre ne sont pas du tout équivalents", a-t-il expliqué sur LCP-Le Monde-France Info.
Jean-Michel Baylet, président du PRG, parti qui soutient Ségolène Royal, a estimé que "le fait que François Bayrou accepte le débat avec Ségolène Royal" était une "très bonne nouvelle". "Débattre ainsi devant tous les Français et dans la plus grande transparence permettra aux citoyens [de se faire] une opinion définitive et sera peut-être une amorce d'une nouvelle majorité sur la base du pacte présidentiel", estime-t-il dans un communiqué.
Le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier (UMP), a dénoncé le "non choix" de François Bayrou pour le second tour de la présidentielle comme "une initiative irresponsable et grave pour l'avenir de la France". "Il a décidé de servir son destin personnel contre l'intérêt des Français", affirme M. Ollier dans un communiqué, publié à l'issue de la conférence de presse du président de l'UDF. Le président de l'Assemblée nationale "appelle les électeurs du centre droit qui, avec sincérité, ont cru au changement proposé par François Bayrou, de réfléchir". "L'absence de choix de François Bayrou crée la confusion et laisse ses électeurs désemparés face aux enjeux de l'avenir". Selon lui, "le projet socialiste de Mme Royal, soutenu par l'extrême gauche, n'est pas celui que veut l'immense majorité des électeurs du centre". "Nicolas Sarkozy, lui, propose le rassemblement autour de valeurs que nous avons toujours défendues avec nos amis centristes", conclut M. Ollier.
19:00 Publié dans Bayrou, Débats - Interventions Ségolène Royal, Pacte Présidentiel, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Ségolène Royal, Débat, UDF, UMP, présidentielle, Vanves
La France de Ségolène Royal et François Bayrou n'est pas celle de Nicolas Sarkozy
Ségolène Royal et François Bayrou sont en accord pour soumettre un TCE nouveau aux français
- Nicolas Sarkozy annonce l'adoption d'un nouveau TCE par voie parlementaire, par la petite porte.
- L'amitié franco allemande au cœur de la construction européenne est mise en péril avec Nicolas Sarkozy qui rappelle que "nous, on a pas inventé la solution finale"
Ségolène Royal et François Bayrou sont en accord pour changer la République, la pratique du pouvoir
- Nicolas Sarkozy propose le statu quo institutionnel, le maintien du cumul des mandats
Ségolène Royal et François Bayrou ont dénoncé tout au long de la campagne l'hyper concentration de tous les pouvoirs
- Nicolas Sarkozy et l'UMP c'est une concentration inédite des pouvoirs institutionnels, mais aussi médiatiques et financiers.
Ségolène Royal et François Bayrou ont chacun exprimé leur souhait faire vivre réellement la démocratie sociale en France
- Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises exprimé son souhait de mettre par terre : la sécurité sociale (franchise et privatisation), le droit de grève (loi et négation de la démocratie sociale), la suppression des régimes spéciaux (absence de concertation et de remise à plat avant la discussion), le nombre de fonctionnaires (gestion strictement quantitative de la réforme de l'Etat)...
Ségolène Royal et François Bayrou ont chacun proposé une révision de la fiscalité dans un sens de plus de justice sociale
- Nicolas Sarkozy a mis au cœur de son programme la suppression des droits de succession : cette mesure ne concerne qu'un petit 20% des successions, il répond là en fait à une de ses clientèles. De plus, toutes les successions ne sont pas le fruit du travail mais simplement des héritages patrimoniaux...
Et l'on pourrait continuer longtemps sur l'emploi, ou Nicolas Sarkozy propose d'obliger (faut pas rêver) les travailleurs à travailler plus, pour gagner plus, mais aussi payer plus cher les prestations sociales (franchise, moins de prestations)
08:55 Publié dans Bayrou, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Ségolène Royal, PS, Vanves, 92
Ce qu'a dit François Bayrou de Nicolas Sarkozy durant la campagne du premier tour
Discours du 18 avril 2007 à Paris (POPB Bercy)
Nicolas SARKOZY a déclaré, ce matin : "François Bayrou est à Gauche" et on sent qu'en prononçant cette phrase, il y a, chez lui, comme une vraie insulte. C'est presque comme s'il avait dit que j'étais un immigré, que j'égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique.
Cela me fait plaisir de ne pas recevoir le label de la Droite à la mode SARKOZY, car elle est le contraire de ce que j'ai cru et voulu toute ma vie.
Je veux vous dire que je ne suis pas assuré que, si, à ce moment [de la guerre en Irak], Nicolas SARKOZY avait été Président de la République, la France aurait eu l'attitude qui a été la sienne. Je suis persuadé qu'elle aurait été du côté de Tony Blair, du côté de José Maria Aznar et du côté de Berlusconi, puisqu'il a été leur ami.
Discours du 16 avril 2007 à Lyon (Palais des Sports)
La société que nous présente Nicolas SARKOZY, est une société qui se caractérise par sa dureté, une société dans laquelle ceux favorisés par la naissance ou par la situation ont toutes latitude de transmettre aux générations qui viennent, qu'elles aient du mérite ou pas, les fortunes acquises, une société dans laquelle le bouclier fiscal est décidé pour exonérer les plus riches d'un certain nombre de contributions fiscales dont on va laisser la charge aux classes moyennes.
Je n'aime pas une société dans laquelle on laisse entendre que tout est décidé à la naissance ou avant la naissance dans le patrimoine génétique des uns ou des autres, parce que cette société-là conduit inéluctablement à une idée que Nicolas SARKOZY avait déjà présentée quand il était ministre de l'Intérieur : la tentative de repérer les petits-enfants prédélinquants dès trois ans.
Vous aurez beau mettre tous les douaniers, tous les policiers, tout les charters, toutes les murailles, tous les grillages que vous vous voudrez, tant que vous n'aurez pas rééquilibré l'extrême misère et l'extrême richesse, les pauvres viendront chez les riches.
Interview du 16 avril 2007 sur France 2 (Question ouverte)
Il faut écarter un projet de société violent, qui ne correspond pas à ce que beaucoup de Français, y compris de droite, y compris de l’UMP, veulent pour la France. Le projet de société de Nicolas SARKOZY ne ressemble pas à ce qu’est le projet de société de la France républicaine.
La manière dont Nicolas SARKOZY a fait sortir un certain nombre de thèmes et de détestations, un certain nombre d’idées qui n’avaient jamais été envisagées dans une campagne électorale, ceci est une dérive pour la France.
C’est très bien de vouloir réduire les électeurs de Jean-Marie LE PEN, mais seulement si en même temps on réduit les idées de Jean-Marie LE PEN. Or Nicolas SARKOZY veut réduire les électeurs de Jean-Marie LE PEN, mais en multipliant les idées de l’extrême droite, en les validant.
Si vous dressez les Français les uns contre les autres pendant la campagne, après vous ne pourrez plus cicatriser les blessures que vous aurez créées. Voilà pourquoi je suis en confrontation avec Nicolas SARKOZY. Son projet est un projet très dur où, au fond, le pouvoir est en épreuve de force permanente avec une grande partie de la société.
Discours du 5 avril 2007 à Agen
Quand vous excitez ainsi des sentiments anti-immigration, oh, il n'y a pas de mal à les faire flamber. C'est tellement plus facile de faire flamber les sentiments de détestation que les sentiments de compréhension.
Discours du 2 avril 2007 à Reims
Je ne suis pas de ceux qui prétendent que c'est facile de mener une politique de sécurité. J'ai toujours pensé que c'était difficile, mais, ce que je n'aime pas, ce sont les rodomontades de ceux qui, ayant la charge de ce difficile secteur, considèrent qu'ils peuvent publier des communiqués de victoire et expliquer à tout le monde que le travail a été fait et que les choses ont profondément changé.
Je pense qu'il faut éviter de faire monter les tensions, de faire monter les affrontements entre les différentes catégories de Français. Je pense que les peuples sont très fragiles et très sensibles à cela. C'est très facile de pousser les peuples vers des sentiments primaires, des sentiments de rejet.
Interview du 28 mars 2007 sur la Chaîne Parlementaire
La méthode de Nicolas SARKOZY de passer par un mini-traité pour relancer l’Europe, cela va fragiliser l’Europe, car on la laissera entre les mains d’un monde de technocrates qui ne parlent pas la même langue que les gens.
Depuis que Nicolas SARKOZY est ministre de l’intérieur, la police est devenue uniquement une force de répression ; et toute sa politique a été fondée sur des opérations médiatiques coup de poing.
Interview sur France 2 le 19 mars 2007 (Question Ouverte)
L’UMP avait promis de faire la tolérance zéro en matière de sécurité. Y sont-ils arrivés, alors qu’ils ont tous les pouvoirs depuis 5 ans ? Même chose pour les zones de non droit, que l’on avait promis de supprimer. Elles sont à présent si nombreuses que les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’y entrer, ni même le ministre de l’intérieur.
Interview sur RTL le 11 mars 2007 (Grand Jury)
Je ne suis pas d’accord avec ce raisonnement mécaniste consistant à ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2, car cette promesse répétée de la droite à chaque élection n’est pas tenable, en particulier dans l’Education nationale, l’Université, la Justice
08:48 Publié dans Bayrou, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, Ségolène Royal, Vanves, Hauts-de-Seine, 92
mardi, 24 avril 2007
Appel au Dialogue
[23/04/07]Ségolène Royal propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences". |
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| "Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique. Pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement". Ségolène Royal souhaite "un débat ouvert sur les idées pour construire des convergences autour d'une volonté de rénovation sans arrière-pensée et sans a priori. La France a tout à gagner à l'ouverture des idées pour sortir des blocages d'un système dépassé. C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions dans les villes et les quartiers, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique". Ségolène Royal a préconisé "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. Si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat". |
[23/04/07]Maintenant il faut créer quelque chose de nouveau. Il faut tendre la main. |
Julien Dray sur RMC. |
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| Interrogé sur les résultats du premier tour, Julien Dray répond : « Si vous m’aviez dit à la même heure, hier matin, que la candidate socialiste serait au même score que François Mitterrand en 1981, j’aurais signé tout de suite et j’aurais été très content et donc je suis content. Si on regarde ce qui s’est passé tout au long des cinq mois qui viennent de s’écouler, au regard des coups tordus qu’elle a du subir, y compris on en a eu un encore hier soir avec monsieur Besson par exemple, on voit que la candidate socialiste a été solide, qu’elle a résisté, qu’elle a porté l’espoir. Elle est maintenant dans une nouvelle campagne qui commence, elle n’est plus simplement la candidate du Parti socialiste. Ce matin, elle est déjà la candidate d’une gauche qui s’est spontanément, je dirais, ou automatiquement, rassemblée. C’est bien. Maintenant il faut créer quelque chose de nouveau. Il faut tendre la main. Il faut rassembler. » « Il y a un électorat qui est aujourd’hui indécis. On le voit bien autour de ce qu’a représenté François Bayrou, qui veut le changement, qui veut certainement aussi une forme de recomposition politique. Il faut aussi prendre en considération ça. » « La question qui est posée à François Bayrou comme à ses électeurs, je parlais de François Bayrou en tant qu’individu, c’est de savoir ce qu’il veut pour notre pays. Il ne peut pas geler 18% du corps électoral en leur disant, on fait maintenant une parenthèse et on attend 2012 pour une nouvelle recomposition politique. Le pays n’attend pas. Le pays a besoin de réformes, le pays a besoin d’avancées et donc il y a une responsabilité personnelle de chacun des électeurs de François Bayrou par rapport à la vie de notre pays. Et donc la question qui est posée, c’est simple. Est-ce qu’on veut une VIème République ? C’est à dire est-ce qu’on veut une nouvelle pratique du pouvoir ? Est-ce qu’on veut des réformes qui prennent en considération la réalité sociale de notre pays ? C’est à dire les difficultés qui sont subies au quotidien par nos concitoyens et dont on a vu qu’elles étaient au centre de leurs préoccupations. Je pense en matière d’emploi, en matière de chômage, en matière de pouvoir d’achat, en matière de logements. Voilà. Donc la question qui est posée, elle est la suivante : est-ce qu’on veut un changement réel dans notre pays. Quelles sont les formes de ce changement parce que c’est ça qui va distinguer aujourd’hui Nicolas Sarkozy de Ségolène Royal ? Il y a d’un côté une volonté d’opposer les Françaises et les Français par aussi une affirmation d’un modèle de droite dure, libérale. Et il y a la volonté de refonder, peut-être, le modèle républicain en le modernisant mais en gardant aussi ce qui fait sa substance, c’est à dire la solidarité. » |
08:10 Publié dans Bayrou, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène royal, François Bayrou, Dialogue ouvert, Dray
jeudi, 19 avril 2007
Point presse 18/04
08:00 Publié dans Bayrou, Parti Socialiste, Ségolène Royal, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



