jeudi, 03 mai 2007

Analyse de texte!

mercredi, 25 avril 2007

SARKOZY : travailler plus pour gagner plus ?

Nicolas Sarkozy et les partisans de l’UMP nous rabâchent une doctrine économique reposant sur le slogan "travailler plus pour gagner plus". Mais ce discours démago repose sur plusieurs idées fausses.   

Idée Fausse N° 1 : La croissance économique française est faible parce que les gens ne travaillent pas assez.

Le faible taux de croissance de la France (2 à 2,5%) ne doit pas être comparé au taux de croissance mondial (4 à 5%) ou à la croissance de certains pays comme la Chine (8 à 9%). Car comme l'imitation est moins coûteuse que la découverte des technologies, les gains de productivité d’un pays en retard sont plus importants que ceux d’un pays en avance, à l’époque. C'est donc la comparaison des taux de croissance de pays de niveau de développement comparable qui importe.

La croissance économique est faible, parce que la France est en avance sur les pays émergents.

 

Idée fausse N°2 : Pour avoir un meilleur niveau de vie, les salariés qui travaillent dur doivent travailler encore plus dur.

L’idée « si tout le monde travaille plus, tout le monde gagnera plus » est absurde. Car pour pouvoir travailler plus, il faut que les chefs d’entreprises aient plus de commandes.  Il faut donc d’abord identifier et promouvoir les secteurs dans lesquels les entreprises françaises pourront répondre à l’augmentation de la demande par une augmentation de l'offre. D’ailleurs, l’histoire montre que depuis le début du XXe siècle, l’élévation du niveau de vie s’est accompagnée d’une diminution du temps de travail ; par contre, il se nourrit surtout de l’effort d’investissement et du progrès technique.

De plus, depuis quand un salarié peut-il décider du temps qu'il veut ou non consacrer au travail ? Lorsque celui-ci signe un contrat de travail, c’est rarement lui qui décide des tâches qui lui sont confiées ou du nombre d’heures qu’il fera... Ou alors, il fera des heures supplémentaires, dont le paiement a été réduit (ce qui signifie qu’aujourd’hui un salarié qui travaille plus, gagne moins qu’auparavant) et qui empêcheront les nouvelles embauches.

Pour avoir un meilleur niveau de vie, les entreprises doivent investir dans les secteurs d’avenir pour favoriser une nouvelle demande, qui nécessitera d'embaucher massivement.

Idée fausse N°3 : Les salariés qui gagnent plus d’argent, dépensent plus d’argent ; ce qui favorise la création d’emplois et la croissance.

« Travailler plus pour gagner plus » est un slogan basé sur l'hypothèse d'une relance par la consommation. Mais le travail ne produit que des stocks à écouler.

Il existe au moins trois facteurs qui suppriment les bénéfices supposés de la relance :

1) Fournir un pouvoir d'achat supplémentaire à ceux qui ont déjà un travail, peut les inciter à dépenser leur argent en produits importés ; ce qui n'aurait pas d'effets intérieurs positifs.

2) Une augmentation des revenus peut inciter à l'épargne. D'autant plus que l'absence de traitement du chômage, et la conscience de ce risque pour soi-même conduit à faire des réserves.

3) Si l'argent est effectivement dépensé, la conséquence directe d'une hausse du pouvoir d'achat est l'inflation. Dans ce cas précis, on aboutit alors à « travailler plus pour gagner moins ». Avec en plus, dans le contexte actuel, une hausse des taux d'intérêt et un risque de flambée immobilière.

En conclusion 

"Travailler plus pour gagner plus" me semble donc un slogan simpliste qui ne résoudra en rien, voire aggravera les problèmes qui préoccupent le plus les français, c'est à dire ceux du chômage et du pouvoir d'achat.

"Travailler tous pour gagner tous" me semble la vraie doctrine porteuse d'avenir et les propositions économiques de Ségolène Royal peuvent y contribuer.

 -   Prendre en compte la situation du temps de travail des métiers peu qualifiés, permettra d’offrir un travail aux chômeurs sans qualification professionnelle.

-   Inciter la formation et le développement économique dans des secteurs novateurs comme les métiers de l'intelligence, les énergies renouvelables, les industries liées au développement écologique et durable permettra à terme de créer les conditions d'une croissance saine alimentée par une demande réelle.

-   Favoriser le développement d'un contre pouvoir syndical de masse dans les entreprises, à l'inverse de Nicolas Sarkozy qui veut dresser les gens contre les organisations syndicales, permettra de rééquilibrer les rapports de force employés/employeurs. Ainsi, les salariés pourront récupérer la part équitable des profits que l'industrie française dégage.

mardi, 24 avril 2007

La Phrase du jour...

A l'assaut de la maison UDF. Dès dimanche soir, l'UMP a entamé le travail de démolition du centre. Objectif : mettre la pression maximale sur les élus du parti de François Bayrou pour les faire flancher et rallier, si possible, la demeure UMP. Hier soir, Ségolène Royal s'est dit prête à «un débat public» avec le centriste et lui a proposé de participer à une nouvelle majorité sur la base de son «pacte présidentiel».
Libération

L'un (Sarkozy) veut broyer le centre de F. Bayrou, l'autre (Royal) veut débattre et composer ensemble le pacte d'entente avec F. Bayrou... du grossier opposé à la responsabilité politique et le terrain d'entente... vous hésitez?

80 % des élus de Bayrou sont sur le point de nous rejoindre, veut croire un haut dirigeant de l'UMP. Ils vont laisser s'exprimer leur patron mercredi et le quitteront ensuite sur la pointe des pieds ou avec fracas... Ce ne sera pas forcément par amour pour nous, mais pour sauver leur peau...
Brice Hortefeux

Sarkozy veut dissoudre le centre de F. Bayrou dans l'UMP...

mercredi, 11 avril 2007

Les vraies mesures écologiques de l'UMP, par Claude Goasguen

À l’heure actuelle, 5 candidats à la Présidence de la République ont signé le Pacte Écologique de Nicolas Hulot : François Bayrou, Marie-George Buffet, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Dominique Voynet.
Les cinq propositions de ce pacte sont :
- La création d’un poste de vice premier ministre chargé du développement durable,
- Une taxe carbone en croissance régulière,
- Une nouvelle répartition des subventions agricoles vers une agriculture de qualité,
- La systématisation des procédures de démocratie participative et la mise en place d’une grande politique d’éducation et de sensibilisation.

Le Pacte Écologique précise que ces mesures sont « techniquement et juridiquement applicables dès le début du mandat du nouveau Président de la République » et ajoute : « les bouleversements liés au réchauffement climatique ou aux pénuries de ressources est déjà là. (…) L’ensemble des observations scientifiques le confirme. C’est la raison première de l’urgence de la mobilisation. »
Vous noterez que Claude Goasguen, porte-parole de Nicolas Sarkozy, semble approuver la proposition farfelue du faux-présentateur de convoyer à l'aide d'avion boeing et airbus de la glace aux pôles afin de les refroidir: "Cette proposition ne me semble pas choquante".

mardi, 10 avril 2007

Edifiant!

Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS

D'un côté, un philosophe athée, antilibéral, hédoniste et libertaire. De l'autre, un candidat à la présidentielle n'hésitant pas à remettre en cause la loi sur la séparation de l'Église et de l'État, un ministre de l'Intérieur rêvant au rétablissement de l'autorité. À notre initiative, les deux hommes se sont rencontrés. On s'attendait à un choc frontal, il a été question de la croyance, du mal, de la liberté, de la transgression.
Propos recueillis par Alexandre Lacroix et Nicolas Truong / Photographies de Frédéric Poletti

Voici un court extrait du dialogue publié intégralement (sur 8 pages) dans Philosophie magazine n°8. Il s'agit de la fin du premier entretien entre les deux hommes (qui se sont ensuite revus pour prolonger la discussion). Après une première demi-heure extrêmement tendue, la conversation a pris une tournure existentielle, et deux visions de l'homme s'opposent.

(...)

Nicolas Sarkozy :
Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.

Michel Onfray :
Qu'en concluez-vous ?

N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

M. O. :
Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. :
Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. :
Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

[Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses
quatre paquets.]

N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?

[Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]

M. O. :
Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.

N. S. :
Ai-je prétendu une chose pareille ?

M. O.
[se référant à ses notes] : Oui, dans votre livre Témoignage, page 237 : « Le communisme, l'autre mot de l'antilibéralisme ».

N. S. : Vous, vous êtes communiste ?

M. O. :
Ni communiste ni libéral. Je pense qu'il y a des options, notamment libertaires, de gestion du capital qui sont intéressantes et qui reposent sur la coopération, la mutualité,
le contrat, la fédération ou les crédits populaires. Proudhon est un auteur qu'on lit peu aujourd'hui, et souvent mal.

N. S. :
Donc, ça vous intéresse, la complexité ?

M. O. : Bien sûr ! Il vaut mieux qu'on finisse sur un
éloge de la complexité que sur le braquage idéologique
de la première demie-heure...

(...)

lundi, 09 avril 2007

Quatrième et dernier volet de Sarko, Mot à Mot

Etre de droite, est-ce génétique ?

Dans un entretien accordé au mensuel Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy se déclare enclin à penser qu'«on naît pédophile». Ce à quoi il ajoute : «Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année»… c’est «parce que génétiquement ils avaient une fragilité».

Sarkozy nous livre ici le fond d’une pensée de droite, ce que le philosophe Michel Onfray à qui il a accordé l’interview qualifie de «métaphysique de droite» : l’existence de faits ou d’idées objectives, sans relation avec le monde qui les entoure. Les bons et les méchants, les héros et les graines de voyous, les délinquants, les contrevenants, les criminels : chacun doit accomplir ce pour quoi il est destiné, ce qui autrefois était écrit dans les astres et qui aujourd’hui se déchiffre dans le code génétique. Œuvre de Dieu ou d’un Destin micro biologique qui ordonnance le monde, nous serons ministre de l’Intérieur ou assassin, puissant ou misérable.
Le tout génétique, l’inné contre l’acquis ou le social ! Cette position intellectuelle est tellement répandue outre-Atlantique…

[...]

On ne naît pas ce que l’on est, on le devient. Et les déterminismes politiques, économiques, historiques tout comme les déterminismes biologiques sont divers, multiples et puissants.
Si nous devons nous méfier de ces lignes de faille entre l’individu responsable de tout et la société de rien qui relève d’une vision de droite, et l’idée d’une société responsable de tout et l’individu de rien vers quoi s’oriente parfois la démagogie de gauche, nous avons bientôt à faire un choix entre des candidats.
Et celui qui cherche à déceler le futur délinquant chez un enfant de maternelle n’emportera certainement pas mon adhésion.
Lire la suite "Etre de droite, est-ce génétique ?" »

Serge Hefez
Psychiatre et psychanalyste, responsable de l'unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris.
Il dirige également ESPAS (Espace social et psychologique d'aide aux personnes touchées par le sida) et intervient comme expert à l'Institut national pour l'éducation à la santé et sur les problématiques liées à la toxicomanie.

dimanche, 08 avril 2007

Sarko, mot à mot - 3ème volet

samedi, 07 avril 2007

Sarko Mot à Mot, 2ème partie

Deuxième volet sur quatre du reportage réalisé par Claude Théret, écrit par deux journalistes – Gérard Leclerc de France 2, et Florence Muracciole du Journal du dimanche. >Revoir le premier volet
Reportage assez bien instruit, ou différentes personnalité de la société française (politologues, historiens, économiste, politiciens) et des citoyens réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy sur les thèmes principaux de sa réthorique politique: Mérite, Emploi, Discrimination positive, République, Valeurs...


jeudi, 05 avril 2007

La Phrase du jour....

"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."

La citation est issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, publiée dans Philosophie Magazine de mars 2007.

Les réactions:

Une plaisanterie circule actuellement de mail en mail – intitulée "Trouvez l'auteur" –, reprise par plusieurs blogs de philosophie ou d'actualité. Le mail invite à répondre à l'injonction précédente, en précisant que l'auteur n'a "aucune formation scientifique".

Le généticien Axel Kahn a également dénoncé, dans une tribune publiée par Marianne les propos du candidat UMP : "La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse". Pour M. Kahn, "cette conviction réaffirmée par le candidat de l'UMP à l'Elysée confirme ses liens idéologiques avec la nouvelle droite".

Sur la Toile, des forums et des blogs consacrés à la question du suicide ont également vivement commenté ses propos : "C'est une erreur absolue car quel scientifique peut prétendre connaître le gène du suicide ?"

Invité mercredi de l'émission "Questions d'info LCP-Le Monde-France Info", Jean-Marie Le Pen a également donné tort au candidat de l'UMP. "Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. Il a dû se tromper, ce n'est pas possible", a-t-il estimé.

Nicolas Sarkozy cherche-t-il une excuse "génétique" à ses mensonges et saut d'humeur à répétition?
Cyrille


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