jeudi, 20 septembre 2007

Lionel, rien ne va plus entre nous...

Rebonds du quotidien Libération
Par Fabien pierre-nicolas, militant socialiste depuis 1998.
Lionel, je t’écris car je t’ai soutenu dans le passé mais aujourd’hui, rien ne va plus entre nous. Au soir de ta défaite au premier tour en 2002, j’avais déjà pris la plume pour te confier mon dépit et tu m’avais alors répondu que tu serais «utile autrement». Je suis jeune, Lionel, j’ai eu 26 ans cette semaine et en 1997, j’avais eu plaisir à voir gagner la gauche. Certes, ce fut au prix de nombreuses triangulaires, et donc grâce au Front national indirectement, mais j’ai vite oublié ce doute pour voir de vrais progrès sociaux entrer en vigueur : le Pacs bien sûr mais aussi la CMU et les emplois jeunes. Et puis vint le temps des errements et hésitations entre 2000 et 2002 : tu as choisi d’abord de baisser les impôts pour les plus riches, de défiscaliser les stock-options et même de dire que le volontarisme politique était mort et conclure par le «mon programme n’est pas socialiste» qui a connu le succès qu’on sait.
Ensuite, tu as annoncé que tu partais pour d’autres horizons mais en réalité, j’ai bien vu que tu regardais toujours du côté de la rue de Solférino sans nous le dire. Cependant, le téléphone ne sonnait toujours pas pour te rappeler et les militants avaient désormais appris à faire sans toi. Alors tu as choisi la logique du pire : puisque personne ne se désistait en ta faveur, tu les conduirais avec quelques amis à vivre la pire campagne possible. Oh bien sûr, pas ouvertement mais en distillant des critiques peu amènes dès juin dernier : la mise en perspective des 35 heures par Ségolène Royal, c’était un «manque de responsabilité» pour Daniel Vaillant, un «problème sérieux» pour Jean Glavany et inacceptable pour Claude Allègre. Aujourd’hui, tu reviens avec deux objectifs : démolir Ségolène Royal et, à défaut de pouvoir prendre cette place de présidentiable, et servir de caution morale pour les ambitions nationales de Bertrand Delanoë.
Pourtant Lionel, tu devrais mieux regarder la ligne politique qu’a proposée Ségolène Royal à Melle et La Rochelle : elle est fort proche de certaines des idées que tu avais commencé à esquisser entre 1997 et 2000. Tu nous proposais des conseils de quartier pour lancer une démocratie participative locale. Ségolène Royal a étendu ce concept à l’ensemble des sphères citoyennes pour que demain, la politique ne soit plus jamais déconnectée des citoyens comme elle a pu l’être pendant la campagne présidentielle de 2002. Tu nous proposais des mesures pour que l’interaction entre collectivités locales et entreprises soient plus harmonieuses et que les aides aux entreprises soient le fer de lance de la bataille de l’emploi. Ségolène Royal a affiné le concept en parlant de filières locales d’excellence mais aussi de ciblage des aides en fonction de secteurs clés pour la compétitivité mondiale et le bien-être des salariés. Tu évoquais enfin les discriminations au quotidien dans les banlieues. Ségolène Royal a proposé une République métissée et multiculturelle dans laquelle les jeunes de banlieue sont une partie de la solution. Alors quand aujourd’hui, tu reviens pour démolir la candidate que nous avons choisie à 62 % des voix, nous les militants, et nous donner des leçons pour gagner une présidentielle, j’ai envie de te dire : non, Lionel, tu n’es pas utile. Tu continues, avec d’autres donneurs de leçons, à creuser les tranchées entre nous au lieu de bâtir des passerelles. Tu ne rends pas même service à Bertrand Delanoë car les militants se souviendront de ces mauvais remakes de procès de Moscou orchestrés par ses proches. Plus grave, tu ne rends pas service au socialiste de demain en continuant sur le mythe que les années Jospin sont exemptes de tout reproche sur la sécurité, l’économie ou l’écologie alors même que tu exprimais si bien le besoin d’un droit d’inventaire des années Mitterrand.
Alors, Lionel, malgré mes tendres souvenirs, j’espère que, comme moi, les militants et le peuple de gauche sauront regarder le passé d’un œil critique pour que demain, la rose refleurisse vraiment grâce à des débats d’idées et non des attaques entre camarades.

mardi, 29 mai 2007

Ségolène Royal au Journal de 20 heures de France 2



Pour sa première apparition télévisée depuis le second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal a lancé un appel à tous les électeurs pour créer une opposition nouvelle.

"C'est un moment très important dans la vie démocratique les élections législatives. Parce qu'il s'agit de mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche, mais aussi sans fatalisme. Nous devrons construire cette opposition nouvelle chargée à la fois de surveiller, de proposer et aussi de s'opposer."

Ségolène Royal jugera le Président de la République « sur les actes ». Elle souligne « que ce l’on voit sur un certains nombre de réformes qui sont engagées, c’est d’abord leur côté injuste et leur dangerosité », en citant le bouclier fiscal, la remise en cause du contrat de travail et les franchises médicales.

Ségolène Royal croit "qu'il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement dans des domaines qui ne relèvent pas du pouvoir législatif". Ségolène Royal a cité comme exemples celui de l'hôpital et celui des OGM.

"On sait qu'il y a un certain nombre de besoins très aigus dans l'hôpital, dans les structures qui accueillent des personnes handicapées ou des personnes âgées. Moi, je veux qu'avant le premier tour des élections législatives des décisions concrètes soient prises pour que les engagements pris soient rapidement tenus".

Sur les OGM, Ségolène Royal "souhaite qu'il y ait un moratoire sur les OGM. L'Allemagne vient de prononcer ce moratoire parce qu'il y a un problème et donc le principe de précaution doit être apporté si l'on veut protéger à la fois l'environnement, mais aussi l'alimentation, donc la santé publique".

lundi, 28 mai 2007

M. Strauss-Kahn envisage de soutenir certains candidats du MoDem au deuxième tour des législatives

Les dernières déclarations de Dominique Strauss-Khan risquent encore de faire grincer des dents au sein du Parti socialiste. Lors d'une rencontre avec des militants de la 13e circonscription du Rhône, lundi 28 mai, le député du Val-d'Oise a en effet indiqué qu'il n'avait "pas d'hostilité de principe à un éventuel soutien à certains candidats du MoDem" au deuxième tour des législatives, dans les circonscriptions où la gauche a été éliminée, "pour battre Nicolas Sarkozy".
Estimant "raisonnable de penser que la gauche ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale" à l'issue du prochain scrutin législatif, il a souligné que "pour gagner les élections qui suivent, il faut que le PS ait été capable de réfléchir sur lui-même". "Il ne s'agit pas d'abandonner nos valeurs mais de les adapter, les faire vivre dans un monde qui a changé, avec une mondialisation dont tout le monde est conscient, et sur laquelle nous n'avons pas eu de réponse assez claires lors de la campagne présidentielle", a-t-il déclaré.

"Pour mener ce débat sereinement, il faut qu'on ait subi une défaite pas trop cuisante aux élections législatives", a expliqué M. Strauss-Kahn, venu soutenir Martine David (PS), député sortante de cette circonscription de la banlieue Est de Lyon, où Nicolas Sarkozy est arrivé en tête le 6 mai.

 Le monde.fr

jeudi, 03 mai 2007

Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue

Elle est innovante, adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy.


Dominique Strauss Kahn s’exprime sur la politique économique de Ségolène Royal.
Dominique Strauss-Kahn assure qu'il ne faut pas avoir "de crainte à l'égard de la politique économique que présente Ségolène Royal".

"Elle est innovante, elle est adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy", "Nicolas Sarkozy, cela va être le conflit".

"Le sujet qui a été mis sur la table, c'est finalement de savoir si les propositions de Ségolène Royal sont solides, sont crédibles. Et moi je réponds « oui »".

"Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue".

L'ancien ministre de l'Economie estime qu'entre Ségolène Royal et François Bayrou, "sur de nombreux sujets on a vu des proximités, et puis on a vu des différences notamment en matière économique et c'est bien normal".

Dominique Strauss-Kahn fait valoir qu'entre 1997 et 2000, lorsqu'il était à Bercy, François Bayrou n'avait pas émis de critiques à part sur les 35 heures.

mercredi, 02 mai 2007

Réactions Socialistes suite au Meeting de Charléty

Elisabeth Guigou : « un meeting moins convenu» que Sarkozy à Bercy
Elisabeth Guigou est venue assister au concert de soutien à Ségolène Royal au stade Charléty. Elle a précisé pour Marianne2007.info qu'elle jugeait ce meeting « plus festif, plus généreux » et « moins compassé et moins convenu » que celui de Nicolas Sarkozy à Bercy, dimanche dernier. « Je connais et j'apprécie beaucoup tous les artistes qui sont ici. Spécialement Grand corps malade, que j'aime énormément. C'est un artiste de Seine Saint-Denis, c'est important qu'il soit là. » Commentant le débat auquel elle a participé dimanche dernier dans l'émission France Europe Express, elle a fait savoir qu'elle avait trouvé Jean-François Coppé « d'une mauvaise foi absolue ». Confiante, elle ne s'est pas dite inquiète du fait que l'ex député socialiste Eric Besson prépare Nicolas Sarkozy au débat qui aura lieu entre les deux candidats demain soir : « Sans blague : c'est le degré zéro de la politique », a-t-elle simplement lâché.

Jean-christophe Cambadélis : « au 2ème tour, on élimine »
Jean-Christophe Cambadélis, très proche de Dominique Strauss-Kahn, est lui aussi venu soutenir Ségolène Royal à Charléty. Interrogé par Marianne2007.info, le théoricien de la gauche plurielle ne s'est pas dit choqué par un rassemblement des électeurs, depuis ceux d'Arlette Laguiller jusqu'à ceux de François Bayrou : « Au premier tour, on choisit, au deuxième, on élimine. Il est normal que les forces de gauche et les forces progressistes se rassemblent pour s'opposer à une adversaire dangereux pour la France, pour l'emploi et pour la liberté. »

Michel Rocard : « Il faut qu'elle gagne ! »
Michel Rocard, tout sourire, est venu assister au concert au stade Charléty. Interrogé sur le dialogue qui s'est noué récemment entre Ségolène Royal et François Bayrou, il s'est dit « heureux » de voir se déployer, dans cette deuxième partie de la campagne « un socialisme non sectaire », « capable de vaincre », selon lui. Commentant les déclarations de la candidate socialiste, hier, dans Le Monde, qui évoquait la possibilité de nommer Dominique Strauss-Kahn premier ministre, il s'est exclamé : « Mais je pense que c'est vrai, en plus ! » et a ajouté que c'était « un homme très capable ». Il a perdu son sourire pour parler d'Eric Besson, l'ancien député socialiste qui préparerait Nicolas Sarkozy au débat de demain : « Les traîtres existent depuis longtemps dans l'histoire politique, et ce n'est pas honorable », a-t-il dit. Mais il l'a retrouvé pour encourager sa candidate : « Il faut qu'elle gagne ! », a-t-il lancé.

DSK : « On commence par gagner, on se pose des questions ensuite »
Dominique Strauss-Kahn a enfin réussi à rentrer ! Accompagné de son épouse, Anne Sinclair, il a accepté de commenter les déclarations de Ségolène Royal rapportées dans Le Monde daté du 2 mai, qui envisageait son éventuelle nomination au poste de Premier ministre : « On commence par gagner, on se pose des questions ensuite », a précautionneusement déclaré l'ancien ministre des Finances. Sourire aux lèvres, il s'est cependant déclaré satisfait de « voir ses compétences reconnues ». A l'opposé du pessimisme de certains socialistes sur l'issue du scrutin de dimanche, il s'est montré philosophe : « Nicolas Sarkozy a un avantage aujourd'hui dans les sondages, nous aurons un avantage le jour du vote. S'il fallait choisir, j'ai choisi. »

Noël Mamère : « Sarkozy parle le Le Pen couramment »
Noël Mamère a applaudi le discours de Ségolène Royal : « ce sont des mots de paix civile et de réconciliation, de fraternité », a-t-il commenté. « Ca change de ce qu'on a entendu du côté de l'UMP », a-t-il observé, agacé de « l'humiliation de ceux qui se sont battus en 68 ». « Sarkozy, aujourd'hui, parle le Le Pen couramment », a déclaré l'élu Vert. Il espère que « le débat qui va avoir lieu demain contribuera à convaincre ceux qui hésitent encore ». Plus que 3 jours, comme dit la candidate…

Vincent Peillon : « On a senti un petit down mais… »
Interrogé par Marianne2007.info, Vincent Peillon a confié que les socialistes avaient eu « un petit down ces jours-ci » : « sans doute l'effet Bercy », a-t-il analysé, « mais là, on est dans l'énergie, le devoir de victoire ». Il estime que pour le débat qui aura lieu demain soir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sa candidate a d'abord besoin « qu'on la laisse tranquille » : « je reçois 20 SMS par jour, je croise des gens dans la rue qui me disent : « N'oublie pas de lui dire ci et ça, d'attaquer Sarkozy là-dessus… » Mais avant tout, ce dont elle a besoin, c'est de se concentrer sur l'essentiel. » Le député de la Somme précise que l'objectif de Ségolène Royal, demain, ne sera pas de déstabiliser son adversaire, « mais d'affirmer son projet ».

lundi, 30 avril 2007

Dominique Strauss-Kahn réagit au propos de Nicolas Sarkozy

Je n'aimerais pas une société qui soit le contraire des idéaux de Mai 68.

Dominique Strauss Kahn revient sur les propos de Nicolas Sarkozy.
"Je n'aimerais pas une société qui soit le contraire des idéaux de Mai 68. Il n'y a aucune raison que nous soyons honteux de 1968. Je ne renie pas ces valeurs, même si évidemment c'était souvent un peu loufoque".

"Ces événements ont existé un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis et partout en Europe, ça a été une sorte d'émergence de la jeunesse faisant valoir des valeurs nouvelles de liberté, d'affranchissement, de volonté, de solidarité, de joie et de projection dans l'avenir et de bonheur".

Dominique Strauss-Kahn salue les réformes entreprises après ces événements notamment par des "personnes de droite comme Simone Veil, le remboursement de l'IVG, c'est le produit de 68", ajoutant que "les vingt ans qui ont suivi ont été inspirés dans la musique, dans les arts, dans la réflexion politique par Mai 68".

"La seule liberté que Sarkozy aime, c'est la liberté économique, la liberté du plus fort qui écrase le plus faible. La liberté qui s'exprime par la créativité, la liberté que traduit la jeunesse quand elle veut changer les choses, ça a toujours été une question pour Nicolas Sarkozy".

Lors de son meeting dimanche à Bercy, le candidat UMP à l'élection présidentielle s'est livré à une attaque en règle contre les héritiers de Mai 68 dont fait partie selon lui la gauche, les accusant d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie et se demandant si cet héritage "doit être liquidé une bonne fois pour toute".

mercredi, 25 avril 2007

DSK évoque "une occasion historique de changer la donne"

Dominique Strauss-Kahn lors d'un meeting de soutien à Ségolène Royal, le 16 avril 2007 à Cayenne, en Guyane. | AFP/JODY AMIET 
Dominique Strauss-Kahn lors d'un meeting de soutien à Ségolène Royal, le 16 avril 2007 à Cayenne, en Guyane.

Dominique Strauss-Kahn a souhaité, mercredi 25 avril, que Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (UDF) puissent "se parler". "S'il y a des convergences, je ne voudrais pas que mon pays perde cette occasion historique de faire que la donne change. Elle est dans les mains de tous", a-t-il estimé sur Europe 1. Selon l'ancien ministre socialiste, "il ne faudrait pas que simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

Le député du Val-d'Oise, qui devait déjeuner mercredi avec la candidate socialiste, a estimé "possible de construire quelque chose de large dans lequel se retrouvent des gens assez différents". Selon lui,"François Bayrou, qui a soutenu Romano Prodi contre Berlusconi [lors des législatives italiennes], doit très logiquement aujourd'hui avoir la même démarche vis-à-vis de Nicolas Sarkozy".

"RENVERSER LA TABLE"
L'ancien ministre, qui appelle à bâtir "la maison du renouveau" et à sortir du "vieux clivage d'hier", a rappelé qu'avant le premier tour, le candidat centriste avait déclaré que son projet était "compatible avec celui de Ségolène Royal, pas avec celui de Nicolas Sarkozy". Après la main tendue par Ségolène Royal, proposant une participation de l'UDF au gouvernement, Dominique Strauss-Kahn a observé que "des ministres d'ouverture, il y en a toujours eu dans les gouvernements de gauche", en faisant référence aux personnalités centristes qui avaient rejoint François Mitterrand en 1988, dans le gouvernement de Michel Rocard.

"François Bayrou doit se poser la question de savoir si son ambition politique de changer la France, la vie politique française, il peut mieux l'accomplir en continuant comme avant, à côté de l'UMP et souvent derrière, ou en renversant la table en faisant une nouvelle donne", a expliqué DSK, en récusant l'idée "d'un arrangement, d'une négociation". Toutefois, selon lui, le candidat centriste, qui doit exprimer ses intentions lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, "ne dira ni oui ni non".
D'après Le Monde

jeudi, 19 avril 2007

Point presse 18/04

A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, Dominique Strauss-Kahn animait le point presse de campagne. Il revient sur ce qui fera le résultat du 22 avril, il faut, selon lui,"revenir au fondamentaux. Quand on est de gauche, on vote à gauche." La campagne trompeuse de François Bayrou et les propos "scandaleux" de Nicolas Sarkozy sur l'histoire de l'Allemagne ont également été abordé par l'ancien ministre.

mercredi, 18 avril 2007

Interventionde DSK

"Un premier ministre, sous la Ve République, c'est quelqu'un qui a une majorité. Donc, s'il n'y a pas de majorité socialiste à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de premier ministre socialiste", a estimé Dominique Strauss-Kahn, lors du point de presse quotidien du PS, mercredi 18 avril. On lui demandait s'il accepterait de devenir le premier ministre du candidat UDF à la présidentielle, comme l'avait suggéré indirectement M. Bayrou la veille. Dominique Strauss-Kahn a indiqué n'avoir "aucun contact avec François Bayrou". "Et je ne souhaite pas en avoir", a-t-il ajouté.

Mardi à Lille, François Bayrou a affirmé être "le seul qui puisse faire travailler ensemble" des personnalités comme Dominique Strauss-Kahn et l'UMP Jean-Louis Borloo. "C'est flatteur et gentil de sa part, une fois, qu'il me trouve quelques qualités, a estimé M. Strauss-Kahn, ça devient un peu ridicule lorsqu'à répétition sa campagne consiste à s'approprier des hommes dont la ligne politique n'a jamais été la même que la sienne"

"UN PERTURBATEUR"

Le socialiste a durci le ton "un perturbateur qui fait des commentaires que je réprouve"."Je voudrais que François Bayrou soit assez aimable pour finir la campagne de premier tour en parlant de ses propositions et en ne me mettant pas en scène dans ce qu'il entend entreprendre", a-t-il insisté.

"S'il est juste de vouloir organiser au second tour, lorsqu'il opposera Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, un front anti-Sarkozy (...) auquel tous seront bienvenus. Cela n'a rien à voir avec un problème d'alliance entre l'UDF et le PS", a-t-il jugé, alors que les socialistes Michel Rocard et Bernard Kouchner ont prôné une telle alliance. "Quand on est à gauche, on vote à gauche", a-t-il conclu.

vendredi, 13 avril 2007

Ségolène Royal - Message Flash

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