vendredi, 04 mai 2007

Appel de Jospin à Bayrou

L'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin a appelé hier soir François Bayrou et tous ceux qui ont voté pour le candidat UDF à barrer la route à Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion publique à Pessac, dans l'agglomération bordelaise. Se refusant à évoquer «toutes les spéculations sur le centre, les rapports entre la gauche et le centre, la question de la fidélité des socialistes à leurs alliances à gauche», Lionel Jospin a voulu faire «une suggestion» à François Bayrou et à ceux qui ont voté pour lui au premier tour de l'élection.

jeudi, 03 mai 2007

François Bayrou, à l'issue du duel télévisé : "Je ne voterai pas pour Sarkozy"

Sollicité par Le Monde, mercredi soir, M. Bayrou a assuré qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour. Il précisait toutefois : "Je ne voterai pas pour Sarkozy."

Cette fois-ci, il exprime donc explicitement son refus d'apporter son soutien à celui dont il considère qu'"il risque d'aggraver les déchirures du tissu social". Une position qui va à l'encontre du choix exprimé par la majeure partie des élus de l'UDF, notamment ses députés, qui se sont prononcés en faveur du candidat de la droite.

Lire L'article sur lemonde.fr

Revue de Presse, Suite

« A Paris, la candidate socialiste se "révèle" aux électeurs de François Bayrou »








Comme des joueurs de foot éliminés, condamnés à regarder une demi-finale entre deux équipes qui ne sont pas les leurs, la vingtaine de jeunes militants et sympathisants UDF réunis, mercredi 2 mai, au café O! Jules, place d'Italie dans le 13earrondissement de Paris, s'étaient fait une raison.

Avant le débat, hormis quelques indécis, la plupart étaient résignés à "voter anti-Sarko", parce qu'ils "craignent ce qu'il est". Après deux heures quarante de face-à-face entre les deux candidats à la présidentielle, ils sortent résolus à voter "pour Ségolène, par conviction".

Pourtant, avant le début de la "confrontation", le match leur semblait joué d'avance. Nicolas Sarkozy avec sa "verve", sa "maîtrise des dossiers", devait forcément "gagner". Ségolène "plutôt insipide pendant la campagne", "lente", "hésitante", serait incapable de prendre le dessus.

Dès les premières images, la petite tribu bayrouiste révise son jugement. D'abord, il y a "le col Mao de Ségolène" : "Elle nous fait un clin d'œil à Mai 68!", s'exclame, séduit, Nicolas Voisin, blogueur trentenaire bordelais. "Vous avez vu ses mains posées l'une sur l'autre. Comme faisait Mitterrand", enchaîne-t-il à propos de la candidate PS. "Et la petite ride entre les deux yeux chez Sarko? C'est le signe qu'il commence à s'énerver, c'est sûr!", jubile-t-il.

A chacune des "attaques" de la candidate du PS, des bras se lèvent dans l'assistance en guise de ola. "Elle est tenace, pugnace. Pour moi, c'est une révélation", s'extasie Alexandre Girard, militant parisien, étudiant en économie.

"Fortement surpris"

"Jusqu'ici, dans cette campagne, quand Sarko parlait, je n'étais pas d'accord, confie Jonathan Benhaïm, étudiant en chiropractie. Mais je ne voyais personne en face, hormis Bayrou, pour lui répondre. Ce soir, j'ai découvert quelqu'un capable de me donner confiance." "Avant je voulais barrer la route à Sarko, poursuit Franck Vautier, 36 ans, communicant et sympathisant UDF. Après ce débat, je me sens plus proche de Ségolène sur certains points de son projet." "Je suis très fortement surpris, confie Fabien Neveu, 34 ans, autre sympathisant. Elle est transfigurée." Eric Fardel, 34ans, professeur de sciences dans un lycée parisien, militant, se dit "impressionné" : "Elle est très chef d'Etat . On dirait qu'elle est habitée." "Les femmes dans l'adversité sont bien meilleures", se flatte Laurence Dalboussière, 43 ans, militante à Cap 21, le parti de Corinne Lepage, ralliée à François Bayrou.

La plupart saluent la capacité "d'ouverture" de la candidate socialiste. Ils repèrent des similitudes avec les propositions de François Bayrou sur la dette, l'éducation, le soutien aux PME.

Certes, tous continuent de penser que "le programme économique de Sarkozy est plus solide". "Mais elle est plus humaine, capable de s'adresser à nous comme à des citoyens", apprécie Fabien Neveu. "Je voulais voter blanc ou PS. Je voterai Ségolène", conclut Axel Maliverney, 22ans, conseiller clientèle.

Pour autant, ce débat "même s'il lui fait gagner deux points ne suffira pas à lui assurer la victoire", relativise Nicolas Voisin. Arnold Boisramé, chômeur, 30ans, adhérent UDF depuis 2004 repart aussi "indécis" qu'à son arrivée. "Je rêverais de la personnalité de Ségolène avec le programme de Sarkozy" dit-il. Le choix, pour lui, restera cornélien jusque dans l'isoloir, dimanche.

Béatrice Jérôme

lundi, 30 avril 2007

Entretien de Royal au Monde

Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?

C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.

Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.

[...]

Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?

Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.

Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?

La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier.  Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.

Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?

Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.

Lire l'intégralité de l'entretien sur Le Monde.fr

dimanche, 29 avril 2007

Message d'un internaute....

Je viens de me passer le debat sego-bayrou (environ 45 min dispo sur le monde.fr), et je suis scié.
Pour la premiere fois de ma vie, j'ai vu 2 hommes politiques de camps opposés, exposés leurs idees, en s'ecoutant et en se respectant.
Resultat : un debat ecoutable, comprehensible, et ou on se rend compte plus clairement de ce qu'on soupconnait souvent : ils sont gloablement souvent d'accord sur l'analyse des problemes, mais pas sur la methode pour les resoudre.
Le meme exercice avec un gus de l'UMP serait donc sans doute interessant aussi (mais impossible pour le moment).
En ce qui concerne ces 2 la, ils sont souvent d'accord quand meme, sauf evidement sur le nerf de la guerre. L'un est liberale et execre toute intervention de l'etat dans l'economie, l'autre est socilaiste. L'illustration majeure etant evidement les 35h. L'un veux les supprimer, l'autre veut les generaliser.
M'enfin ce qui ressort le plus de tout ca, ca n'est pas les ressemblance ou les divergences, ce qui ressort le plus c'est la possibilité d'un dialogue politique. La possibilite d'un changement d'epoque.
Reste a rever que les francais sauront ce qui s'est passé la. 
Je le sens bien la...
Jo

samedi, 28 avril 2007

Quitterie Delmas, porte-parole des jeunes UDF, explique ci-après ses raisons de voter Ségolène le 6 mai:

J'ai décidé de voter pour Ségolène Royal.

Pourquoi donner ma position personnelle sur mon vote ?
Parce que je veux participer de tout mon poids à la création du mouvement des démocrates aux côtés de François Bayrou. Mon engagement personnel s'est toujours fondé sur le dépassement des clivages gauche-droite. J'aime cette France qui s'engage dans les entreprises comme dans les associations. J'aime cette France rassemblée pour affronter les enjeux cruciaux qui nous attendent.

Je me bats aussi pour le renouvellement du personnel politique. Pour ma génération, pour qu'elle devienne enfin co-décisionnaire de son avenir. Je me bats pour rétablir le lien de confiance entre les Français et leurs élus, et donc pour le changement des pratiques politiques. Je souhaite aujourd'hui montrer aux yeux de tous, que les acteurs qui accompagnent François Bayrou dans son combat viennent de toutes les origines, toutes les diversités, mais se rassemblent autour de lui dans un objectif commun : fonder cette force politique nouvelle, la troisième voie, celle qui apaisera et permettra de mener les réformes en France de manière pragmatique et non idéologique.
Des parlementaires se sont exprimés, certains en faveur de Nicolas Sarkozy. Je suis heureuse d'être dans un mouvement où la parole est libre, la décision personnelle aussi.

Je ne souhaitais pas qu'on n'entende qu'un son de cloche d'élus qui ne représentent pas forcément toutes celles et tous ceux qui ont rejoint François Bayrou et qui se battent en son nom pour la création d'une nouvelle ère politique.
La logique d'internet est une logique de réseau, où la prise de parole est égale et non hiérarchique. Je suis heureuse d'en être un exemple.

Si je ne vote pas à titre personnel Nicolas Sarkozy, c'est que sa dérive droitière durant la campagne sur le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale et ses propos sur l'eugénisme font de lui un incroyable conservateur. Je suis déjà d'ores et déjà en opposition politique avec ses idées.

Plus grave, me battant pour le changement des pratiques politiques, je n'accepte pas les méthodes employées de pressions sur les individus, qualifiée « méthodes des Haut de Seine », les Français ont le droit à la transparence, les élus de choisir leurs positions en âme et conscience. L'attitude des sarkozystes depuis de longues années à l'Assemblée Nationale vis à vis de nos élus UDF est inadmissible. J'ai très mal ressenti ces pressions, ces menaces et railleries, et provoque chez moi un esprit de résistance.

Si je vote à titre personnel aujourd'hui Ségolène Royal, c'est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd'hui qu'une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.

Naturellement, je sais d'ores et déjà que le poids de la dette, les réformes qui ne se font pas sont une menace pour ma génération et les suivantes. Ce qui provoquerait si rien n'est fait une fracture générationnelle comme Bernard Spitz l'explique très bien dans son Papy Krach.

Je sais que beaucoup d'entre nous s'interrogent sur un vote blanc. C'est pour cela qu'il est important d'avoir 12 jours de réflexion et je sais qu'un certain nombre d'entre eux se prononceront suite au débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.

Ils ont raison. Pour ma part, je suis heureuse d'assumer ma volonté d'incarner la diversité des opinions aux côtés de François Bayrou.

Quitterie Delmas

(Quitterie est porte-parole des jeunes UDF de Paris)

Aujourd'hui sur bFM/TV, BFM et RMC, suivez le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou

De 11h à 12h30, BFM.TV, BFM et RMC. Les infos sur:

http://www.imedias.biz/television/actualite-le-debat-roya...

 En Direct sur:
http://www.bfmtv.fr/

http://www.rmcinfo.fr/presidentielle2007/index.php

vendredi, 27 avril 2007

Dernières Nouvelles

 Publié le 27 avril 2007 à 08h16

Lang : "le débat aura lieu ailleurs"

"Nous trouverons une autre chaîne. Nous ne renonçons pas", a lancé Jack Lang sur France 2. Le conseiller spécial de la candidate acciuse. Jean-Marc Ayrault parle de "censure sarkozyenne sur Canal +.

Publié le 27 avril 2007 à 07h54

Bayrou : "le débat aura lieu" avec Royal

Le président de l'UDF assure : "autant qu'il dépendra de moi", le débat avec Ségolène Royal "aura lieu", car "il est important que les libertés fondamentales soient respectées".

Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour

 La Vidéo de l'émission d'hier sur TF1: émission Face à la Une:

Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour - kewego
Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour

le 26/04/07

Infos de dernière minute

Dernière minute : annulation unilatérale par Canal + du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou
"Manifestement des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'État Sarkozy se croit déjà tout permis. J'élève la protestation la plus vigoureuse et demande au CSA d'enjoindre à Canal Plus de respecter les règles édictées par son Président lui-même."
Lire la déclaration de Jack Lang 

Ségolène Royal : "Dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage"
Ségolène Royal était l'invitée de "Face à la Une" sur TF1.
Elle a notamment insisté sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées".
Lire la suite et voir ou revoir l'émission

Toutes les notes