mercredi, 04 avril 2007

Un coin de blogue

Sur le blogue Désirs d'Avenir, retrouvez en détails les positions de Ségolène Royal sur une vingtaine de thèmes. Défense, Santé, Femmes, Démocratie, Vieillesse, Emploi, Jeunesse, Villes, Services Publiques.
A consulter d'urgence sur: http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_cequejaidit



vendredi, 05 janvier 2007

Ce que j'ai dit sur...

«La lutte contre toutes les formes de violences et toutes les insécurités.»

«Donc tout se tient, c’est la sécurité au travail qui apporte aussi la sécurité dans la famille et qui apporte la sécurité dans le comportement à l’école».

« Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances aujourd'hui ? C’est le chômage et la précarité et c’est la question de l’insécurité et des violences. D’ailleurs, souvent, les deux sont liés car lorsque des parents sont en situation de précarité, n’ont pas un salaire régulier, n’ont pas un travail régulier, ils ont du mal à assurer leurs responsabilités de parents. Et les enfants n’ont pas envie de travailler à l’école puisqu’ils voient que, même quand les grands frères ou les grandes sœurs ont passé le baccalauréat, ils sont au chômage, alors ils ont un doute sur le sens de l’effort scolaire. Donc tout se tient, c’est la sécurité au travail qui apporte aussi la sécurité dans la famille et qui apporte la sécurité dans le comportement à l’école. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

« Pourquoi y a-t-il une faillite de Sarkozy, du ministre de l’intérieur ? D’abord parce que les chiffres sont là. Il y a eu cette année 45 000 voitures brûlées, c'est-à-dire le double de l’année précédente. En quatre ans, il y a 20 % d’augmentation des agressions contre les personnes. La deuxième faillite, c’est la situation dans les cités où on sait que la situation est extrêmement tendue. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

« C’est la droite qui fait exploser le nombre des travailleurs pauvres. […] C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat, laisse s’envoler les factures, le coût du logement et celui des transports, plongeant un nombre croissant de familles dans l’angoisse des fins de mois. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

« Qu’est-ce qu’il y a dans le projet socialiste ? Il y a l’égalité devant la sécurité et il y a l’accès à l’emploi. Il faut donc trouver des mesures nouvelles en restant fidèle à nos valeurs.
La politique des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque institution fonctionne là où elle est, au bon moment. Si la famille fonctionne bien, si l’école fonctionne bien, si l’emploi fonctionne bien, alors nous réussirons à tarir ce qui aujourd'hui alimente la délinquance de masse.
»
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie. (…) Il s’agit de mettre fin au désordre des choses, au désordre de la précarité qui sape la valeur travail, au désordre de la baisse du pouvoir d’achat qui sape la confiance en soi, à l’anarchie financière qui sape la vraie valeur économique et au désordre de l’environnement qui met en cause l’avenir de la planète. Et si l’on met fin à ces désordres, alors on mettra en place un ordre économique, social et environnemental juste. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006

« La droite aujourd'hui suspend les allocations familiales, c'est-à-dire les supprime pour les familles. La mise sous tutelle qui existe d’ailleurs depuis des années (je pense que chacun qui aujourd'hui prend la parole doit d’abord s’informer avant de déformer les choses), ça consiste à faire en sorte que les dépenses continuent à se faire pour la famille, mais avec une personne qui suit ces dépenses et qui décide. Et lorsque la famille a repris ses marques, il s’agit d’ailleurs souvent de femmes seules, et la question de l’insécurité, c’est souvent une question de femmes … Car quand on est seule face à un, deux, même plusieurs adolescents, on est en grande difficulté, d’où l’idée des stages, des réseaux de parents, c'est-à-dire des parents qui se regroupent et qui sont épaulés par un travailleur social, pour faire en sorte d’assumer leurs responsabilités. Donc, c’est une mesure respectueuse des familles, mais qui cherche à les réinstaller dans leur position d’autorité parentale.»
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006




mardi, 14 novembre 2006

Elle dit quoi? Elle pense quoi?

Pour préciser les positions de notre candidate, nous avons mis en ligne depuis plusieurs semaines les idées et propositions de Ségolène Royal sur les sujets variés qu'elle a abordé depuis un an.
Vous trouverez ici, mise à jour jusqu'au 16 novembre, la liste, non exhaustive, de ces thèmes et de ses idées:



L'environnement - L'Iran et le Nucléaire
L'Après-Pétrole - Le Travail
La Sécurité - Le Co-développement
Le Renouveau Démocratique - Les Femmes
l'Ecole - La République du Respect
Le Clivage Gauche/Droite - La Fiscalité
La Turquie - l'Europe
La Nation



dimanche, 12 novembre 2006

Dans l'Hebdo des Socialistes du 28 Octobre

Question de Stéphane Desmaison (Bouches du Rhône) : "En matière d'éducation, le gouvernement Villepin a décidé de s'attaquer à la question du temps de travail des enseignants : quelles mesures envisages-tu en la matière ? Que faut-il changer d'autre dans les conditions de travail des enseignants ?"

Réponse de Ségolène Royal:
"Enseigner est un métier difficile : transmettre les savoirs, stimuler l’ouverture intellectuelle et l’esprit critique, établir à la fois des rapports d’autorité et de confiance, affronter dans certains établissements la violence sociale. Les enseignants méritent notre respect et notre soutien. Je n’accepterai jamais l’approche de la droite qui fait des enseignants, voire des fonctionnaires en général, les boucs émissaires du mal-être social.

Notre pays a besoin d’un système éducatif efficace, d’où les enfants sortent avec une formation, et d’une école où l’on puisse enseigner dans le calme et le respect mutuel. Je ne pense pas que le temps de travail des enseignants constitue le point de départ de la réflexion sur l’école. D’abord parce que la répartition de ce temps (présence devant les élèves, préparation, correction de copies…) est extrêmement variable en fonction des niveaux d’enseignement.

Ensuite, parce que l’approche par le temps de travail ne règle aucun des vrais problèmes. C’est par les conditions de travail des enseignants et des élèves qu’il faut commencer, pour retrouver l’envie d’enseigner et l’envie d’apprendre. Il faudra, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, renforcer la présence adulte dans les établissements et, si nécessaire dans certaines classes, veiller à la constitution d’équipes pédagogiques soudées.

Il faudra surtout rétablir les crédits pédagogiques que les budgets de la droite n’ont cessé de rogner : il ne sert à rien d’enjoindre aux enseignants de mettre en place des projets pédagogiques nouveaux si on ne leur en donne pas les moyens financiers. Le projet socialiste propose une série de mesures pour atteindre ce qui est à mes yeux l’objectif n°1 : remettre l’éducation au coeur du changement que nous voulons pour la France
".

vendredi, 10 novembre 2006

Ce qu'elle dit sur ... L'environnement!

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent »

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent en matière de politique énergétique pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre […] »
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006

Le gouvernement de la droite est trop laxiste :

« Les récentes propositions [gouvernementales] d'allocation de quotas d'émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012 (plan national d'allocation des quotas) marquent une augmentation par rapport au premier plan (2005-2007) […] alors qu'en toute logique, il fallait imposer une réduction pour contribuer à limiter les changements climatiques dont la canicule n'est qu'un symptôme. De nombreux experts avaient pourtant démontré qu'une réduction de 13 % de ces autorisations d'émission était tout à fait possible ! […] Pour sortir de ce cercle vicieux, les citoyens et les collectivités locales attendent des mesures concrètes de promotion de l'habitat bioclimatique et des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE), un soutien déterminant aux économies d'énergie et à la promotion des énergies renouvelables qui peuvent offrir le confort auquel chacun aspire en évitant d'aggraver les perturbations du climat de la planète.
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006


Un vice-Premier ministre chargé du développement durable ?

« Ce n'est pas en réglant des problèmes de structure gouvernementale que l'on règle des problèmes planétaires de cette importance. C'est dans une volonté politique globale au plus haut niveau, avec une volonté de rupture. Il faut imaginer dès maintenant la question de l'après-pétrole ; c'est-à-dire comment allons-nous vivre dans une société où il y aura moins d'énergie où il faut économiser cette énergie ? »
RTL, 2 août


« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers »

« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers… Ce défi doit être vu comme une chance, et non pas comme un handicap supplémentaire. La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommée dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est terminé ».
Ikono, juillet 2006


L’Europe doit être moteur :

« Comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux énergies renouvelables ? Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? Comment ne pas voir la crise avicole, les menaces sur la qualité et la sécurité alimentaires, les risques sanitaires qui en résultent ? Comment tolérer que, dans nos pays développés, une femme sur dix soit désormais frappée par le cancer du sein ? Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ?
Mais si, nous en avons la capacité ! […] Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques et que l’on sait à quel point le réchauffement climatique creuse encore les écarts et les inégalités entre les pays : ceux qui souffrent déjà de la chaleur et de la sécheresse vont souffrir encore davantage. Et si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde. Voilà à quoi doit répondre l’Europe et nous y répondrons
».
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale »

« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale. Si des décisions rapides étaient prises dans le domaine de la fiscalité écologique, la France pourrait monter plus vite en puissance sur le plan environnemental. C’est dans les éco-industries que sont les emplois du futur. »
Poitiers, 14 septembre 2006, Expérimentation de TER fonctionnant avec 30% de diester


Appliquer systématiquement le principe pollueur/payeur :

« Non seulement, il faut appliquer ce principe, mais aussi accélérer la mutation de l’agriculture vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, c’est un créneau assez étroit. La région Poitou-Charentes s’est massivement engagée dans l’agriculture biologique. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des critères de productivité ».
Ikono, juillet 2006


Interdire la culture des OGM à l’air libre :

« Au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud ».
Ikono, juillet 2006


« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique… Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens, préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société ».
Université d’été d’Attac, 25 août 2006



jeudi, 02 novembre 2006

L'Après-Pétrole

« Nous n’aurons pas l’excuse de l’ignorance »

« Pour le pétrole, nous n'aurons pas l'excuse de l'ignorance : nous savons. Les réserves s'épuisent. Avec la rareté vient la cherté. La concurrence pour la maîtrise des approvisionnements, avivée par l'appétit des pays émergents, devient un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices. Les émissions de gaz à effet de serre menacent directement la survie de l'humanité. Raréfaction de la ressource, indépendance énergétique, catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, sécurité du monde : la préparation de l'après-pétrole est une urgence politique. »
Les Echos, 9 octobre 2006

« Il faut faire comme ont fait les Suédois, c'est-à-dire imaginer dès maintenant la question de l'après pétrole ; c'est-à-dire comment allons-nous vivre dans une société où il y aura moins d'énergie, où il faut économiser cette énergie. »
RTL, 2 août 2006


« La France sera le pays de l’excellence environnementale »

« Si je suis en situation, je le dis très solennellement, la France sera le pays de l'excellence environnementale. (…) Nous tirerons tous dans cette direction avec des incitations extrêmement fortes de l'Etat, parce que c'est non seulement un enjeu de citoyenneté planétaire mais également une opportunité extraordinaire à saisir pour créer des emplois dans le futur. (…) Ce défi doit être vu comme une chance, et non pas comme un handicap supplémentaire »
Lancement à Poitiers du TER roulant aux agro-carburants, 14 septembre 2006


Il faut anticiper et investir,…

« [nous agirons] pour que l'excellence environnementale soit intégrée à la formation initiale et continue, devienne une dimension de notre développement économique et de la compétitivité de nos entreprises, contribue à la création d'emplois d'avenir. Nous soutenons financièrement la recherche et l'innovation, l'essor des écoproduits et des écoprocédés, la production et la consommation d'agrocarburants et d'agrocombustibles. Nous faisons de la commande publique un outil de ce combat énergétique global. »
Les Echos, 9 octobre 2006


… modifier les comportements,…

« Nous devons maintenant préparer l'après pétrole en investissant, en innovant en particulier dans les énergies renouvelables, en changeant les modes de comportement, de consommation et de déplacement et l'Europe de la recherche parce que je crois que c'est en investissant collectivement dans les secteurs de pointe que nous défendons l'emploi de demain. »
France Inter, 25 août 2006


… économiser l’énergie,…

« La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommées dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est terminé. »
Ikono, juillet 2006


…et développer les biocarburants

« L'insupportable lenteur dans le développement des biocarburants est due à l'absence d'une fiscalité écologique alors que des milliers d'emplois pourraient être créés dans les filières éco-industrielles et donner des débouchés à l'agriculture. »
Le Monde, 1er août 2006


En Poitou-Charentes : « l'excellence environnementale une préoccupation transversale qui irrigue toutes nos politiques sectorielles »

« En Poitou-Charentes, nous avons décidé de respecter les objectifs de Kyoto en réduisant nos émissions de CO2 de 800.000 tonnes d'ici à 2010. Nous n'abordons pas l'après-pétrole comme une contrainte, mais comme une chance d'innovation. Nous faisons de l'excellence environnementale une préoccupation transversale qui irrigue toutes nos politiques sectorielles et à laquelle nous consacrons plus du tiers du budget régional. Nous activons conjointement toutes les touches d'un clavier où les consommations évitées sont aussi importantes que la diversification des énergies renouvelables. Nous privilégions une démarche participative qui favorise la mobilisation de tous les acteurs, publics et privés.
Dans les transports (44 % des émissions régionales de gaz à effet de serre), nous donnons la priorité au ferroviaire, à la modernisation des infrastructures et du parc, au développement d'une offre accessible à tous qui comprend, un jour par mois, le TER à 1 euro. La fréquentation des trains régionaux a augmenté de 28 % en deux ans et nous venons de signer avec la SNCF un protocole pour l'expérimentation d'un agrocarburant.
Dans l'habitat, nous aidons financièrement la réduction des consommations et l'utilisation des énergies renouvelables, des chaudières à bois aux équipements solaires, des générateurs photovoltaïques aux constructions en bois économes en énergie. Dans les lycées, toutes les opérations de maintenance et de réhabilitation intègrent ces objectifs et favorisent le recours à la biomasse, à l'énergie solaire ou éolienne, aux huiles végétales en remplacement du fuel. Nous construisons un lycée « zéro énergie fossile » et nous implantons sur le site de l'université de Poitiers un bâtiment énergétiquement autonome.
»
Les Echos, 9 octobre 2006


« La droite compromet la préparation de l’après-pétrole »

La privatisation de GDF est une mauvaise réforme

« [La privatisation de GDF] est une mauvaise réforme, contraire à l’intérêt de la France. (…).
C’est l’avenir lui-même qui est menacé : cette réforme compromet la préparation de l’après-pétrole, qui suppose au contraire qu’on fasse émerger un pôle public national de l’énergie, en favorisant le rapprochement entre Gaz de France et Électricité de France. C’est ce que proposent les socialistes. En effet la loi de marché, qui s’imposera avec la privatisation, ne permet pas les investissements et la préparation à long terme nécessaires si on veut pouvoir affronter les lourds problèmes écologiques et de santé publique, et les graves tensions géostratégiques que va provoquer le doublement, d’ici à 2050, de la consommation d’énergie.
(…) Seul un État puissant, capable d’investir massivement dans l’innovation et la recherche permettra à la France, non seulement de respecter ses engagements au regard du protocole de Kyoto, mais également de préparer l’après-pétrole, en développant massivement les énergies renouvelables.

Assemblée nationale, 25 septembre 2006


Les demi-mesures du « pacte pour l’environnement »

« Les demi-mesures du « pacte pour l'environnement » annoncé par le gouvernement ne permettent pas de véritable réduction de la consommation pétrolière. Rien sur le ferroviaire et le ferroutage. Pas de fiscalité écologique incitative. Aucune mise à contribution des entreprises pétrolières. Trop d'oublis, d'incohérences et de conservatisme pour engager réellement la France dans un nouveau scénario énergétique. »
Les Echos, 9 octobre 2006


« Il faut relancer l’Europe sur des projets concrets… l’Europe de l’excellence environnementale »

« Exemplaire chez elle, [la France] serait plus crédible hors de ses frontières. Elle pourrait pousser l'Europe à faire de la question énergétique l'un des moteurs de sa relance politique et de ses retrouvailles avec les citoyens. »
Les Echos, 9 octobre 2006


« Il faut relancer l'Europe sur des projets concrets, opérationnels et de ce point de vue, j'en vois deux, (…) l'Europe de l'excellence environnementale car nous devons maintenant préparer l'après pétrole en investissant, en innovant en particulier dans les énergies renouvelables, en changeant les modes de comportement, de consommation et de déplacement et l'Europe de la recherche parce que je crois que c'est en investissant collectivement dans les secteurs de pointe que nous défendons l'emploi de demain. »
France Inter, 25 août 2006


Cela suppose que l’Europe respecte déjà ses engagements internationaux :

« On l’a vu encore cet été avec les dérèglements climatiques : comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux énergies renouvelables ? »
Fête de la Rose de Frangy, 20 août 2006


C’est aussi une question de solidarité internationale :

« Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques et que l’on sait à quel point le réchauffement climatique creuse encore les écarts et les inégalités entre les pays : ceux qui souffrent déjà de la chaleur et de la sécheresse vont souffrir encore davantage. Et si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde. Voilà à quoi doit répondre l’Europe et nous y répondrons. »
Fête de la Rose de Frangy, 20 août 2006


mardi, 31 octobre 2006

Aujourd'hui, le H... comme

H. Handicap :

"Présidente de la Région Poitou-Charentes, au-delà des mesures structurelles (comme la rénovation des COTOREP), Ségolène Royal s'est attachée à proposer des mesures concrètes, telles que : l'organisation du plan Handiscol' pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés ; le développement du parc de logement adapté, des aménagements en matière de transport (collectif et particulier) ; la création d'un label " tourisme et handicap ". "Tant qu'on n'aura pas, au cœur du processus de décision, des personnes à mobilité réduite qui voudront convaincre plutôt que sanctionner, cela n'avancera pas."
L'Express, 11 avril 2005

Le Renouveau Démocratique

medium_segolene-royale.jpg « La campagne des élections présidentielles va permettre de refonder ce pacte républicain et d’apporter la preuve que la parole sera tenue. C’est pourquoi cette campagne devra être participative. Parce que ce pacte républicain doit être redéfini avec tous les Français. C’est parce que nous arriverons à faire lever leur parole pendant cette campagne que nous aurons ensuite l’obligation de respecter la parole donnée, qui a si souvent manqué au peuple français »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« L’intérêt général s’efface dans la confusion et l’irresponsabilité des pouvoirs »

« L’intérêt général s’efface dans la confusion et l’irresponsabilité des pouvoirs. Le débat démocratique est confisqué (on vient encore d’en avoir un exemple avec la politique étrangère). Les promesses électorales sont oubliées. Le dialogue social est archaïque. La décentralisation a été dévoyée. Le sens de la plus élémentaire humanité est perdu dans des expulsions à grand spectacle.
Notre justice est ébranlée. L’Etat perd sa crédibilité car le gouvernement actuel, tout à son agitation fébrile, n’a plus de boussole. Il fait adopter une nouvelle loi sur l’immigration deux ans après celle qu’il a déjà fait voter. Il décide, malgré sa promesse formelle au Parlement, la privatisation de Gaz de France. Il expulse des enfants qui veulent apprendre à l’école mais laisse filer la délinquance de masse sans s’attaquer à ses causes profondes. Comment s’étonner que, dans ces conditions, le lien de confiance soit dramatiquement affaibli ? Toutes les élections et toutes les enquêtes d’opinion de ces dernières années délivrent obstinément le même message : les Français ne se sentent ni écoutés ni entendus ni compris. Ils ne sont pas devenus indifférents à la politique mais ils veulent une démocratie qui fonctionne mieux et avec eux, dans laquelle chacun se sente respecté.
»
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Combattre le sentiment d’impuissance :

« C’est un choix politique : celui de combattre le sentiment d’impuissance qui mine la démocratie et de partager plus largement les décisions pour améliorer l’action publique. Car nous avons tous soif de considération, soif de maîtrise personnelle de nos existences, soif d’efficacité collective et de résultats sans gaspillages ni lenteurs.
Des institutions de la République qui exercent la plénitude de leurs attributions avec l’aide de citoyens qui ne soient plus exclus d’une histoire qui est la leur : c’est cela aussi la juste autorité de l’Etat.
»
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il nous faudra accomplir une révolution démocratique et mettre en place une nouvelle République » :

« Il nous faudra accomplir une révolution démocratique et mettre en place une nouvelle République. Ce que je vous propose, ce n’est pas une politique au rabais, sorte de gouvernance aseptisée réduite à la simple gestion à la marge du désordre des choses. C’est de mieux partager l’exercice du pouvoir pour que la France saisisse toutes ses chances en assumant cette « passion de l’égalité » qui est la sienne.
Ce que je vous propose, c’est une révolution démocratique fondée :
- sur l’intelligence collective des citoyens ;
- sur une vraie décentralisation qui identifie les responsabilités et rende l’Etat plus efficace ; « décentralisation », le mot a été bien usé et bien galvaudé mais nous le réhabiliterons en lui donnant tout son sens qui affirme l’intelligence des territoires ;
- sur une démocratie sociale dans l’entreprise qui permette, enfin, de moderniser les relations sociales.

Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Améliorer la représentativité du Parlement, et le renforcer:

« Cela passe par une plus juste représentation des Françaises et des Français dans la diversité de leurs origines sociales et géographiques, par le respect la parité, par le non-cumul des mandats, par un système où la responsabilité soit la règle (à commencer par celle du Chef de l’Etat) et où le Parlement ait un réel pouvoir d’impulsion et de contrôle du gouvernement. Cela suppose aussi que les parlementaires soient bien présents à l’Assemblée nationale, raison pour laquelle le non-cumul des mandats est nécessaire. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


S’appuyer sur la démocratie participative :

« Cela passe aussi par une démocratie participative qui élargira la consultation des citoyens, leur pouvoir d’initiative et de décision, notamment par referendum d’initiative populaire et par ce referendum que nous organiserons (…) pour mettre en place une grande réforme institutionnelle.
Je crois à la capacité d’expertise des citoyens. Certains se sont moqués de cette idée de « citoyens experts » mais je suis convaincue que chacun d’entre nous est le mieux à même de connaître et d’exprimer ses problèmes, ses attentes et ses espérances, sans pour autant se fermer au point de vue de l’autre. Si beaucoup de Français s’abstiennent, ce n’est pas de gaieté de cœur ou par indifférence, c’est parce qu’ils se sentent tenus à l’écart et n’ont plus le sentiment de pouvoir influer. Pour avoir envie de s’impliquer, il faut que la prise de parole ait des chances de peser. De plus en plus, nous ne reconnaissons de réelle légitimité qu’aux décisions auxquelles nous avons été associés.
C’est cela, la démocratie participative : écouter pour agir juste, construire ensemble de meilleures décisions et rendre des comptes. Plus les gens y seront associés, plus les réformes seront solides.
»
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Décentraliser :

« Si on veut revivifier la démocratie, si on veut redonner au gens l’envie de venir voter, si on veut faire en sorte d’être plus intelligent collectivement, il faudra faire un peu plus,. Je vais utiliser un mot qui est totalement usé, galvaudé, et pourtant pour l’instant je n’en vois pas d’autre. Il faudra faire une réforme jusqu’au bout de la décentralisation. Jusqu’au bout, c’est-à-dire donner la responsabilité des territoires. L’objectif, ce n’est pas renforcer le pouvoir des notables, que nous sommes, j’en suis, je suis une, présidente de région. C’est rapprocher les décisions des citoyens. »
Villeurbanne, 9 mai


Une VIème République ?

« Faisons d’abord les choses et nommons-les ensuite Seul le respect créé la confiance. Et la confiance nourrit le désir d’avenir.
Cette révolution démocratique indispensable pour mener des réformes durables et pour atteindre les quelques objectifs dont je vous ai parlé, conduira-t-elle à une 6ème République ? Je vous propose d’y répondre en nous fondant sur ce principe de respect et sur cette politique par la preuve que j’ai évoqués tout à l’heure : faisons d’abord les choses et nommons-les ensuite. Quand nous aurons accompli cette révolution démocratique et cette réforme institutionnelle, lorsque nous aurons tenu parole, alors nous saurons si nous sommes en train de créer une 6ème République. Je vous donne rendez-vous à ce moment-là pour savoir si nous avons réussi, car ce qui est important c’est une conception exigeante de la responsabilité de la fonction politique. Et aussi une manière plus transparente, plus simple, plus directe, d’exercer le pouvoir.
»
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Un chef de l’Etat pour mobiliser les talents:

« J’entends dire, çà et là, qu’il faudrait pour diriger la France une expérience que très peu possèderaient ici-bas. Il est vrai que l’expérience personnelle est importante mais elle ne suffit pas car ce qui compte, aujourd’hui plus qu’hier, c’est la capacité à mobiliser l’expérience collective, à mobiliser toutes les volontés et tous les talents d’un pays qui puise sa force dans sa diversité, à mobiliser, au delà, tous ceux qui veulent tout simplement que ça change. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


dimanche, 29 octobre 2006

Ce qu'elle dit sur Le Travail

« Défendre la valeur travail »

« La motivation au travail et l’efficacité économique exigent des salariés bien formés et bien payés, respectés et protégés, assurés de la dignité de leur métier et de la sécurité de leur revenu, et certainement pas l’inverse! C’est cela défendre la valeur travail. (…) Ne nous laissons pas abuser : les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais ils sont profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. Le manque de dialogue et l’impression de ne pas compter pour grand chose tout en devant donner beaucoup ruinent la motivation. La France doit sortir de l’archaïsme de ses relations sociales ! »
Fête de la Rose, Frangy, 20 août 2006


Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail

« Ceux qui disent que les 35 heures déprécient le travail se trompent de diagnostic. Ce n’est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s’investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l’instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. »
Les Echos, 19 mai 2006


En contrepartie de toute ressource, il doit y avoir un travail ou une formation

« Personne ne doit être payé à rien faire : c’est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d’intégration sociale et qu’en être privé, c’est aussi perdre un sentiment fondamental d’appartenance et, parfois, jusqu’à l’estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l’échelle des salaires ont souvent le sentiment qu’il n’est pas juste que d’autres touchent autant avec des revenus d’assistance ; cela nourrit le rejet de l’autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu’en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d’ailleurs prévu dans les textes. »
Les Echos, 19 mai 2006


« Il faut payer le travail à son juste prix »

« Il faut payer le travail à son juste prix. Un salarié compétent et motivé, s’il est bien payé, participe à la compétitivité des entreprises. L’économie n’est pas un système de vases communicants où la performance des entreprises reposerait sur la paupérisation des salariés. Le salaire fait partie de la compétitivité : la productivité, la qualité des formations, la motivation des salariés, la fiscalité, les efforts de la collectivité en matière de recherche ou d’infrastructures comptent aussi. Aujourd’hui, l’atonie de la consommation et l’apathie des investissements ont partie liée. (…) Le respect de la valeur travail suppose des conditions de rémunération, donc de vie, qui permettent aux salariés de se loger dignement, de fonder une famille, de faire des projets. La France ne s’en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents ! L'Etat doit assumer sa responsabilité régulatrice et redistributrice ».
Challenges, 13 avril 2006


Il faut en même temps empêcher les rémunérations scandaleusement excessives

« Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu’à une certaine altitude, l’échec paye, alors qu’ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute. »
Les Echos, 19 mai 2006


« La protection n’est pas l’ennemie mais la condition de la prise de risque »

« Je pars d’un constat : la machine est bloquée. La France est en manque d’oxygène et d’espoir. Il faut redonner aux entreprises exposées l’agilité dont elles ont besoin pour être réactives, et aux salariés les sécurités dont ils ont besoin tout au long de leur parcours professionnel. Pourquoi chaque année 30 % des salariés danois changent-ils de travail sans drame ? Parce qu’ils ont un filet de sécurité solide. La protection n’est pas l’ennemie mais la condition de la prise de risque. La souplesse et la sécurité doivent aller de pair : c’est un choix de société et d’efficacité. Et celui de la motivation au travail. »
Challenges, 13 avril 2006


Inventons de nouvelles sécurités

« Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l’électricité et de l’automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Nous vivons aujourd’hui la troisième, celle des technologies de l’information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun "bon deal", aucune "nouvelle donne", ne l’a encore remplacé. D’où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n’aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l’emporteront. »
Les Echos, 19 mai 2006


Le CDI ne doit pas être remis en cause

« Le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c’est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d’un salaire et à la dignité d’un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c’est par le dialogue social qu’il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d’ajustement jetable. »
Les Echos, 19 mai 2006


Les 35 heures : « Il faut faire avec les partenaires sociaux l’inventaire de ce qui doit être amélioré »

« Les trente-cinq heures ont amélioré la qualité de vie de nombreux salariés, la productivité des entreprises et créé des emplois. Elles ont aussi nécessité beaucoup d’efforts de réorganisation de la part des entreprises. Mais pour faire face à des plans de charges imprévues, les entreprises les plus exposées à la concurrence internationale doivent pouvoir bénéficier d’une certaine souplesse. Il faut faire avec les partenaires sociaux l’inventaire de ce qui doit être amélioré, mais il faut cesser de dire que les trente-cinq heures sont responsables de tous les maux. Il vaut mieux des salariés bien formés, bien motivés et bien payés pendant trente-cinq heures que des salariés démotivés. »
13 avril 2006


Sur ce dossier, l’approche rigide et unilatérale est à exclure

(En réponse à la question : « Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ? ») « Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l’emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées ».
Les Echos, 19 mai 2006


« Il faut réconcilier les entreprises avec le public en valorisant celles qui assument leur responsabilité sociale »

« Il faut réconcilier les entreprises avec le public en valorisant celles qui assument leur responsabilité sociale (…). Il faut aussi mettre de l'éthique dans les aides publiques. En Poitou-Charentes, nous avons créé un fonds d'aide à l'innovation et fixé des conditions aux aides publiques : les entreprises s'engagent à ne pas licencier ou délocaliser si elles font des profits, et à ne pas porter atteinte à l'environnement. Les chefs d'entreprise l'acceptent, car ils savent ce qu'est un contrat. En contrepartie, nous débloquons très vite les aides. Pour encourager la performance économique, il faut réformer la lourdeur administrative. Il y a trop de bureaucratie. En région, 1 250 entreprises ont été créées en deux ans grâce aux bourses tremplin que nous avons mises en place. »
Challenges, 13 avril 2006


Diviser par deux le chômage d’ici à 2012 est possible

(En réponse à la question : « Comment diviser par deux le chômage d'ici à 2012, comme le promet le PS ? ») « Les pays nordiques y sont parvenus, la France en est capable ! Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche. Répondre aux besoins des secteurs sous tension, ce qui suppose d’y améliorer les conditions de travail et les perspectives de carrière. "Coacher" efficacement les demandeurs d’emploi. Choisir un système gagnant-gagnant, et investir dans le nerf de l’innovation et des activités de demain : l’éducation et la recherche. Plus de sécurité pour plus de confiance, donc plus de croissance et plus d’emplois : c’est cette dynamique vertueuse qu’il faut stimuler. »
Challenges, 13 avril 2006

samedi, 28 octobre 2006

Ce que j'ai dit sur... La Sécurité

« Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent »

« Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances aujourd'hui ? C’est le chômage et la précarité et c’est la question de l’insécurité et des violences. D’ailleurs, souvent, les deux sont liés car lorsque des parents sont en situation de précarité, n’ont pas un salaire régulier, n’ont pas un travail régulier, ils ont du mal à assurer leurs responsabilités de parents. Et les enfants n’ont pas envie de travailler à l’école puisqu’ils voient que, même quand les grands frères ou les grandes sœurs ont passé le baccalauréat, ils sont au chômage, alors ils ont un doute sur le sens de l’effort scolaire. Donc tout se tient, c’est la sécurité au travail qui apporte aussi la sécurité dans la famille et qui apporte la sécurité dans le comportement à l’école. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

« Dans le projet socialiste, il y a l’égalité devant la sécurité, et l’égalité devant la sécurité, c’est d’abord de s’occuper de ceux qui en souffrent le plus, c’est être efficace et respectueux. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Il y a une exaspération à laquelle il faut répondre :

« Trop de gens ont le sentiment d’être tirés vers le bas. Il y a aujourd’hui une attente exaspérée pour stopper le sentiment d’être rétrogradé. Le vécu quotidien de la violence est devenu trop prégnant. Il y a une forme de saturation, de vigilance permanente. Trop de gens sont exposés au qui-vive permanent : à l’école, dans les quartiers, dans les familles… Et qui sentent, même quand ils s’en défendent, parce qu’ils sont exaspérés par cette violence quotidienne, cette agressivité verbale, que, petit a petit, ils sont tirés, malgré eux, vers le rejet des autres. »
Discours de Lens, 16 septembre


« La faillite de la politique de Nicolas SARKOZY »

« C’est par rapport à un constat de faillite de la politique de Nicolas SARKOZY que la gauche fait des propositions nouvelles. (…)Pourquoi y a-t-il une faillite de SARKOZY, du ministre de l’intérieur ? D’abord parce que les chiffres sont là. Il y a eu cette année 45 000 voitures brûlées, c'est-à-dire le double de l’année précédente. En quatre ans, il y a 20 % d’augmentation des agressions contre les personnes. La deuxième faillite, c’est la situation dans les cités où on sait que la situation est extrêmement tendue. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Nicolas SARKOZY exacerbe les tensions :

« Je regarde où sont les souffrances. Je regarde où sont les dysfonctionnements de la société. Je regarde là où les socialistes ne peuvent pas se satisfaire de la situation actuelle. Parce que je suis socialiste et parce que je considère qu’il y a une autre façon de faire que celle de la droite qui consiste à dresser les gens les uns contre les autres. Parce que la droite se dit à un moment : quand il va y avoir de la violence, ça va nous profiter puisque, par définition, on pense que la droite traite mieux ces problèmes. Moi, je dis ici que la droite fait faillite, qu’elle ne traite pas bien ces problèmes, que la situation est extrêmement dangereuse, qu’elle va déraper et qu’il y a d’autres façons de faire : c’est la République du respect. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Sa politique est celle du mépris,…

« Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes. Certains même pensent, parmi les élus ou les habitants des quartiers, que cette situation serait entretenue parce qu’elle pourrait être utile au cours d’une campagne électorale, si en effet les émeutes reprenaient dans les banlieues. Donc, rien n’est traité. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


… et de l’amalgame :

« Il est intolérable qu’un ministre de l’intérieur fasse toujours l’amalgame entre la délinquance et les quartiers. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Elle ne résout rien :

« L’Etat laisse filer la délinquance de masse sans s’attaquer à ses causes profondes. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut trouver des mesures nouvelles en restant fidèles à nos valeurs »

« Qu’est-ce qu’il y a dans le projet socialiste ? Il y a l’égalité devant la sécurité et il y a l’accès à l’emploi. Il faut donc trouver des mesures nouvelles en restant fidèle à nos valeurs.
La politique des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque institution fonctionne là où elle est, au bon moment. Si la famille fonctionne bien, si l’école fonctionne bien, si l’emploi fonctionne bien, alors nous réussirons à tarir ce qui aujourd'hui alimente la délinquance de masse.
»
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Soutenir les familles en difficulté :

« La droite aujourd'hui suspend les allocations familiales, c'est-à-dire les supprime pour les familles. La mise sous tutelle qui existe d’ailleurs depuis des années (je pense que chacun qui aujourd'hui prend la parole doit d’abord s’informer avant de déformer les choses), ça consiste à faire en sorte que les dépenses continuent à se faire pour la famille, mais avec une personne qui suit ces dépenses et qui décide. Et lorsque la famille a repris ses marques, il s’agit d’ailleurs souvent de femmes seules, et la question de l’insécurité, c’est souvent une question de femmes…Car quand on est seule face à un, deux, même plusieurs adolescents, on est en grande difficulté, d’où l’idée des stages, des réseaux de parents, c'est-à-dire des parents qui se regroupent et qui sont épaulés par un travailleur social, pour faire en sorte d’assumer leurs responsabilités. Donc, c’est une mesure respectueuse des familles, mais qui cherche à les réinstaller dans leur position d’autorité parentale. »
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

S’appuyer sur les internats-relais :

« Est-ce que les socialistes peuvent accepter que des destins d’enfants se nouent dès la classe de 4ème et qu’on sache pertinemment que ces enfants vont finir délinquants ? Etre socialiste c’est refuser cette fatalité.
On les sort du collège parce qu’ils perturbent le collège et on les recadre dans des structures éducatives, dans un appartement de proximité parce qu’il ne faut pas disqualifier les parents. Les parents peuvent continuer à être associés aux encadrants qui vont reprendre les enfants, les lever à l’heure le matin, leur redonner des règles de vie en commun, leur faire faire leurs devoirs, faire en sorte qu’ils fassent du sport, des activités culturelles. Qu’est-ce qu’ils font les parents qui ont des moyens et qui ont des enfants en difficulté ? Ils les mettent où ? Dans des internats privés, très coûteux. Pourquoi les enfants issus des familles populaires n’auraient pas le droit d’avoir au bon moment un système qui les raccroche à la réussite scolaire ? Etre socialiste, c’est ne pas accepter la fatalité de l’échec scolaire pour les familles les plus déstructurées.
»
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006


Et les militaires ?

« De quoi s’agit-il ? Lorsqu’il y a une catastrophe humanitaire dans le monde, qui va sur les champs des catastrophes humanitaires ? Les militaires, les pompiers, les gendarmes, les associations humanitaires. C'est-à-dire des professions effectivement sous uniforme parce qu’elles ont des compétences et que c’est une armée citoyenne. Et donc l’idée, quelle est-elle ? Est-ce qu’il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d’être en prison, dans cette école du crime d’où on ressort plus délinquant que lorsque l’on y est rentré ?
Mais même en France il y a déjà des expériences. Il y a quelques milliers de jeunes qui aujourd'hui bénéficient déjà de ce système, il ne s’agit pas de délinquants durs et récidivistes.
Ils sont volontaires, c'est-à-dire qu’ils ont le choix entre la prison ou refaire un chantier humanitaire, réapprendre un métier, être réencadrés en association. Pourquoi pas avec d’autres types d’encadrants, de professionnels ? Mais l’encadrement militaire, ce n’est pas l’encadrement d’un service militaire où on apprend à tirer, où on conduit un char. Il s’agit de redonner un certain nombre de repères, les remettre dans le droit chemin au bon moment avant qu’ils ne basculent dans la délinquance la plus dure. Faut-il fermer les yeux ou faut-il trouver des solutions respectueuses, préventives, fermes quand c’est nécessaire, mais qui s’appuient sur la conviction qu’aucun enfant n’est fichu d’avance, qu’aucun enfant n’est perdu ?
Tous les enfants sont nos enfants et moi je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants.
»
France 2, Les 4 vérités, 2 juillet 2006

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