vendredi, 06 avril 2007

Azouz Begag : Nicolas Sarkozy, "mon ennemi de l’Intérieur"

Ségolène Royal n'est plus seule à considérer Nicolas Sarkozy comme dangereux pour la France en cas d'élections.
Azouz Begag, pourtant un temps proche de N.S., ministre de droite, renonce à soutenir le candidat UMP, considérant ses interventions sur les thèmes de l'identité nationale, sur l'immigration et l'insécurité comme dangereuses, éronnées voire déplacées (pour ne pas dire racistes). Décidemment, l'ancien ministre de l'intérieur fait peur et peine ainsi à rassembler la droite démocrate.
Cyrille
lefigaro.fr (avec AFP).
Publié le 06 avril 2007
Le ministre démissionnaire publie mercredi un livre au vitriol contre le candidat de l’UMP. Des extraits circulent déjà.
«Un mouton dans la baignoire». Dès le titre, une allusion aux propos tenus par Nicolas Sarkozy sur TF1 à propos de la fête musulmane de l’Aïd-el-kébir, le ton de l’ouvrage d’Azouz Begag est donné : haro sur le candidat de l’UMP.
Dans son livre, dont l’hebdomadaire Marianne publiera samedi les bonnes feuilles, l'ex-ministre délégué à la promotion de l’Egalité des Chances n’y va en effet pas de main morte avec son ex-collègue de l’Intérieur. Il revient notamment sur les émeutes de l’automne 2005, qu’il qualifie de «descente aux enfers».
Parce qu’il reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir parlé de «racailles», une «sémantique guerrière», Azouz Begag raconte qu’il est violemment attaqué par les sarkozystes, qui demandent sa démission pour «absence de loyauté gouvernementale».
«Je vais te casser la gueule»
Mais Begag va plus loin, et met directement en cause Sarkozy. Il relate notamment un coup de téléphone où ce dernier lui aurait dit «Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy», avant de lui «passer un savon tellement incroyable» qu’il n’a pu s’«empêcher de le consigner sur le champ».
Et le sociologue de citer le ministre de l’Intérieur d’alors : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule !», aurait crié Nicolas Sarkozy, avant de lui demander de «ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir».
Selon Le Parisien, Azouz Begag regrette également dans son livre le peu de soutien que lui aurait offert Dominique de Villepin, dont il était pourtant proche. Le quotidien raconte également que Jacques Chirac et le premier ministre auraient demandé à Begag de retarder la publication de son ouvrage. Le ministre aurait fini par démarcher son éditeur, Fayard, pour obtenir un délai, mais trop tard. Azouz Begag, qui a annoncé son soutien à François Bayrou, a alors dû démissionner. Il veut maintenant reprendre sa pleine «liberté de parole».


vendredi, 26 janvier 2007

Lu dans le figaro.fr

Le candidat-ministre oublie que ça fonction de ministre de l'intérieur et donc en charge de l'organisation des élections et des renseignements généraux est incompatible avec la situationde candidat. Sa petite phrase citée dans le figaro ce matin le prouve :
Et de demander pourquoi le premier secrétaire du PS, qui « était premier secrétaire du PS quand M. Jospin était candidat, ne lui a-t-il pas demandé ce qu’il me demande aujourd’hui ? », c’est-à-dire de démissionner.

M. Sarkozy est lui ministre de l'intérieur, alors que Lionel Jospin était premier ministre.

D'autre part, récusant les accusation d'utilisation des moyens de l'état pour sa campagne (alors qu'on le sait et il ne s'en cache pas, déjà beaucoup de frais ont été engagés par son ministère pour ses déplacements de candidat), il a ajouté :

« C’est parfaitement ridicule. Je comprends très bien que M. Hollande veuille reprendre la main pour mener une campagne en lieu et place de Mme Royal, vu la situation de la candidate. Je n’ai rien commandé, j’ai autre chose à faire. Mon cabinet n’a jamais rien commandé. C’est une tempête dans un verre d’eau pour essayer de faire oublier les sondages », a déclaré Nicolas Sarkozy, estimant que « ce n’est pas comme ça » que Royal « redonnera de l’air à son camp ».[...]
« M. Hollande devrait laisser Mme Royal faire campagne. M. Hollande est machiste ! », a-t-il ajouté.

Quelle classe ce Sarkozy! mais il reste loin de cet homme changé, neuf qu'il présentait il y a quelques jours lors de son "intronisation". Non, Sarkozy est le même homme qu'avant quand il déclare que l'action de Monsieur Hollande serait du machisme! C'est un homme impulsif, qui confond beaucoup de choses, et se trompe souvent lourdement sur les relations humaines.