jeudi, 22 février 2007

Café Ségo à Issy

Vie chère et logement

Une fois les règles de la discussion précisées et le thème lancé au travers de plusieurs questions, plusieurs personnes estiment que le coût du logement est insuffisamment pris en compte dans l'évaluation du coût de la vie.
Plusieurs exemples sont donnés et vont dans ce sens :
retraités locataires notamment qui ont du mal à joindre les deux bouts
garanties demandées pour les locations (cautions)
Le foncier s'envole par ailleurs et cela renchérit le coût de la construction et le prix des loyers.
D'autres intervenants estiment que les critères d'attribution des indemnités logement sont opaques voire pas toujours très rationnels et qu'il convient d'en améliorer la lisibilité pour tous. On évoque aussi le scandale des "chambres de bonne".
La loi SRU et son quota de logement sociaux devrait être respectée. Certains considèrent même que le quota devrait être relevé. De plus la majorité des logements sociaux sont inaccessibles à la plupart des personnes très défavorisées ; on souligne la nécessité de constructions à vocation "très sociale".

S'agissant du coût de la vie d'un point de vue plus général, l'indice INSEE est considéré comme insuffisant ; l'on propose de composer plusieurs indices différents en lien avec les associations de consommateurs.
Une intervenante souligne également l'incohérence de certains dispositifs sociaux dont les particularités semblent illogiques ( l'ALS n'exonère pas du paiement de la redevance audiovisuelle, à la différence du RMI).
Le lien avec le niveau général des salaires et du coût des services publics est mis en perspective par plusieurs intervenants - notamment au travers de l'exemple des travailleurs pauvres, réalité de plus en plus présente. Cette question est également reliée par un intervenant aux bas prix pratiqués par les grandes surfaces mais aussi aux pratiques des pays producteurs de produits manufacturés à faible coût de main-d'œuvre.
Un autre intervenant exprime sa révolte par rapport aux "parachutes dorés" dont bénéficient certains dirigeants d'entreprise dans un tel contexte, ainsi que la politique pro-précarité du gouvernement Villepin-Sarkozy. Il ajoute que l'absence de convention collective dans le domaine des services rendus à la personne est dramatique, et crée un véritable "sous-prolétariat".
Le problème du décalage de rémunération du capital et du travail par rapport à la valeur ajoutée depuis plusieurs années est également souligné.

Le projet de "bouclier logement" mise en avant par le projet du PS paraît être une bonne idée, mais plusieurs intervenants soulignent leurs scepticismes par rapport aux modalités concrètes de sa mise en œuvre. Certains pensent même que le propriétaire ne doit pas être pénalisé par rapport à cette mesure concernant les locataires.
Sur le logement social, est posée la question de l'existence de "bourse d'échanges" entre logements de différentes dimensions compte tenu de évolutions dans le temps des cellules familiales ; les modalités d'attribution de ces logements est aussi mise en question par rapport au souci légitime de transparence des citoyens.
Une intervenante revient sur la nécessité de valoriser les métiers des services à la personne, et y ajoute aussi les métiers du secteur sanitaire et social, métiers qui vont prendre une importance croissante dans nos sociétés vieillissantes.
Sur le logement, un intervenant estime que la logique "pavillonnaire" de beaucoup de français ne facilite pas toujours l'action des acteurs du logement.
Est souligné le rôle des collectivités territoriales par rapport au logement des jeunes, souvent en cas de carence des acteurs publics traditionnels du logement. "L'autonomie n'a pas à être liée à l'argent".
Une intervenante pense que la préemption de logement en centre-ville devrait être exercée plus souvent pour mettre en œuvre une mixité sociale plus forte. "Il n'y a pas que le social neuf".

Par rapport à la vie chère, une intervenante estime que la gauche doit se poser la question de la TVA, et du prix de l'énergie (modulation des taxes). "C'est difficile d'être écologiste quand on n'a pas les moyens !"
Le rôle de l'Union européenne est rappelé quant aux marges de manœuvres de la France en matière de TVA, mais cela ne doit pas nous empêcher de faire pression sur l'Union en la matière pour faire évoluer les choses, et éventuellement accentuer la modulation des taux sur certains produits (hygiène).

Un intervenant souligne d'une manière générale la nécessité absolue d'un vote utile dans ce scrutin si l'on souhaite voir échouer la logique UMP d'accentuation des difficultés soulignées pour de nombreuses catégories de population.
L'importance du travail comme facteur d'intégration et de dignité est rappelée, ainsi que le désaccord de beaucoup avec la logique du "travailler plus pour gagner plus".
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Interventions écrites de participants :

Pourquoi les communes, conseil généraux n'achèteraient-ils pas des logements anciens pour les réhabiliter et les proposer à des prix encadrés aux personnels de service et petits retraités

Révision indice INSEE
Révision loi SRU sz sorte à favoriser l'accès des couches les plus modestes au logement social dans une rélle mixité - mise en cohérence des divers dispositifs sociaux a) de manière à éviter les effets de seuil excluant des dispositifs b) de remédier aux inéquités de traitement
Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées
Révision du régime des tutelles et des curatelles
Est-il acceptable qu'une amie documentaliste de 40 ans, diplômée avec 2 DESS professionnels risque de réintégrer le dispositif RMI à l'issue de son contrat d'avenir de 6 mois à 980 euros bruts mensuels dont plus de la moitié servent à régler son loyer ?




vendredi, 29 septembre 2006

Avis aux habitants du Plateau

Je voudrais vous faire part de mes doutes quant aux intentions réelles de M. Gauducheau lors de la réunion de mardi 26 septembre à l'école Fourestier.

Vous avez certainement été ravis de pouvoir vous exprimer, librement pour la plupart d'entre vous, sur les soucis concernant votre quartier et je sais qu'il vous tenait à coeur d'obtenir des réponses pratiques à ces problèmes.

Or, des réponses en avons nous eu? J'en doute.
Certes nous avons tous assisté au déballage de mesures du Maire, qui trahissait ainsi ses réelles motivations à organiser une telle réunion: Dévoiler son programme préélectoral. Trahissant ainsi sa promesse de trouver avec vous les solutions aux problèmes qui concernent votre quartier, M. Gauducheau nous a en effet livré un programme bien mal ficelé.

Il a bien sur maintenu l'illusion d'une réelle concertation avec les citoyens en annonçant la création d'un groupe de réflexion sur une action de discussion avec ses jeunes qui troublent la sérénité de beaucoup. Faible déclinaison d'une idée brillante et très porteuse, si l'on se donne la peine de l'exploiter jusqu'au bout.

J'ai tenu à intervenir pendant la réunion afin d'obtenir du Maire des précisions sur son programme. En effet, au-delà de l'avis de chacun sur les mesures annoncées (j'avais lors d'une précédente réunion de quartier voulu prévenir de l'échec annoncé de l'installation du système de vidéosurveillance – échec constaté depuis par M. Gauducheau ainsi qu’il l'a lui-même annoncé en début de réunion), ce sont les priorités dans la mise en oeuvre et la capacité à les financer qui détermineront la réussite des démarches.
Nous savons déjà que les caméras de vidéosurveillance ne seront pas installées avant le début de l'année 2007. En ce qui concerne les autres propositions, nous sommes en droit de nous interroger sur les moyens mis en place et les délais d'entrée en fonction.
Ainsi voici sommairement les questions auxquelles monsieur le Maire ne souhaitait pas répondre:

- A quelle date est prévue l'ouverture du centre d'accueil des jeunes du 110 rue Victor Hugo?
- Quel sont les effectifs et éventuelles embauches envisagées pour ce centre ? Qualités et professions des intervenants?
- Quelles seront la formation et l'action de la personne recrutée en poste d'aide à la maternité?
- Quand sera-t-elle en action sur le territoire vanvéen et au sein de la cellule de veille?
- Pourquoi les autres participants à la cellule de veille éducative et de prévention n'étaient-ils pas présents?

Quelle importance ont ces questions? Et bien elles déterminent le succès de l’opération. Car, si la police fait bien son travail comme Mme le commissaire voulait le démontrer l'autre jour, si les caméras de vidéosurveillance ne font pas disparaître ces jeunes, alors que nous reste-t-il pour amener à chacun la sérénité méritée? Il nous reste à nous attaquer aux raisons du désordre, aux raisons qui poussent ces jeunes à ne plus respecter personne, même pas eux-mêmes!

Comme le soulignait Mme la commissaire en séance, sur les 15 personnes concernées, seuls 4 ou 5 sont de vrais délinquants. D'autre part, elle ajoutait que les parents des ces jeunes ne sont pas, contrairement à ce que l'on pense parfois, tous des parents démissionnaires. Certains sont des parents, bons, honnêtes, mais avec de réels problèmes.
Les problèmes, vous les connaissez: Dans un contexte économique défavorisant les couches sociales les plus basses, une injustice sociale continuellement aggravée depuis 10 ans, certaines personnes ne s'en sortent pas, sont sans emploi, ou accumulent les petits boulots mal rémunérés et peinent à donner à leur enfant une éducation, à laquelle ils aspirent pourtant, ils se demandent quelles valeurs leurs transmettre, et angoissent quant à l'avenir de leurs enfants.

Que faire au niveau de notre ville? Comment agir rapidement et durablement?
Il faut amener ces jeunes à réintégrer notre société (et non pas les en expulser comme le système de vidéosurveillance pousse à le faire: nous ne pouvons envisager cette vision Sarkosyste de la politique) et donc réussir à négocier avec eux une voie de sortie. Qu'attendent-ils? C'est cela qu'il faut découvrir? Que veulent-ils? Respect? Travail? Aide? En le découvrant nous serons capables de leur proposer ce contrat, ce pacte de sérénité mutuelle entre vanvéens. Ceux qui, lors de la réunion, proposaient de créer une dynamique de rencontre ne s'y sont pas trompés. Ces jeunes en manque de modèle, d'adultes référents, en quête de devenir, c'est de notre exigence dont ils ont besoins. Montrons leur que nous les voyons, que nous les considérons, que nous espérons d'eux. Imposons-nous sur ce terrain, c'est celui qui donnera le plus de succès. Devenons les modèles de ces jeunes. Montrons l'exemple.
Dialoguer, tout le monde ne peut pas le faire. L'exemple, tout le monde peut le montrer. (car tous nos citoyens n'agissent pas en respect total de la communauté: stationnement sur les trottoirs, mégots de cigarettes jetés, défections canines, code de la route, politesse...)

Dans cette optique, il me semble que les investissements sur le local d'accueil des jeunes, les éducateurs, animateurs, psychologues, le soutien scolaire, l’aide à la parentalité qualifiée, et les relais par les groupes de citoyens volontaires pour rencontrer et discuter avec ces jeunes sont des priorités sur lesquels il faut investir massivement et promptement. Ces investissements sont ceux qui le plus rapidement et le plus durablement seront solutions à nos problèmes.

Voici quel était le sens de mon intervention, largement censurée par M. Gauducheau, qui malgré les apparences affichées ne respecte ni la parole de ces concitoyens, ni la liberté de pensée de tous. Je ne pense pas que s’interroger sur le calendrier de mise en place d’un projet aussi important soit indécent, surtout lorsque l’on fait face à une demande aussi pressante de nos concitoyens.


Cyrille CORMIER
Désirs d’Avenir Vanves
Parti Socialiste

lundi, 25 septembre 2006

Au fil des jours...

« Les citoyens doivent pouvoir débattre dès maintenant des questions qui engagent l'avenir de la France ». Ségolène Royal

Que pensez-vous de cette idée forte et centrale de la méthode mise en place par Ségolène Royal?
Réagissez en laissant un commentaire.

vendredi, 23 juin 2006

Premier Meeting Parisien de Ségolène Royal

Mardi 21 juin à l'invitation de Roger Madec, sénateur-maire du 19ème, près de 700 militants et supporters de Ségolène Royal ont assisté à son premier meeting parisien.

Roger Madec a accueilli Ségolène Royal en lui réaffirmant son soutien: chère Ségolène tu es notre meilleure candidate, pour ton cœur et tes convictions à gauche, sans tabou dans le discours et ta capacité à restaurer les liens de compréhension et confiance entre les citoyens et les politiques.

Ségolène Royal a ensuite pris la parole pour rappeler les fondamentaux de son engagement, sa conviction que les citoyens ont soif de politique, parce qu'ils veulent croire encore à une réelle égalité et un équilibre juste. Elle a rappelé que le rôle de la gauche est de veiller que les mutations profondes de notre société soient comprises par tous, de faire en sorte quelles soient maîtrisées et que leurs bénéfices soient partagés entre tous.
Elle a, à nouveau, insisté sur sa volonté d'installer les citoyens au cœur de la démarche politique, car ceux-ci forment une intelligence collective, capable d'apporter une réelle valeur ajoutée aux débats et ainsi permettent une prise de décision et une action politique juste. C'est en étant compris et supporté par le peuple que l'on peut avoir un réel pouvoir politique pour faire évoluer les choses dans l'intérêt général.
Précisant qu'elle n'était pas déjà en campagne, mais encore dans une phase d'écoute des citoyens et militants, de réflexion, elle leur a ensuite donné la parole.

Il faudra expliquer sur des bases vraies, ce que l'on pourra faire et à quel rythme.
Une première question sur le pouvoir d'achat des retraités, en continuelle diminution, a donné l'occasion à Mme Royal de préciser qu'on n'agira positivement sur le pouvoir d'achat qu'en se basant sur des indices réels de consommation, en prenant en compte, suivant les niveaux de vie de chacun, les réels besoins et leurs coûts. Les Français ont en effet trop souvent le sentiment que les informationset indices économiques ont peu de rapport avec leur situation.

Faire confiance aux jeunes, et inventer l'éducation d'aujourd'hui.
La seconde question se basait sur la volonté exprimée dans le projet socialiste de donner la priorité à l'éducation, et relevait le paradoxe, sur les dernières décennies, d'un fort investissement budgétaire sur l'éducation et de son manque de résultats.
Le bilan est clair: une éducation dont le niveau global augmente, mais dont les écarts n'ont cessé de se creuser. Les familles redoutent désormais d'envoyer leurs enfants dans des écoles et collèges ghettos.
Mme Royal a exposé deux chantiers principaux pour l'éducation. Le premier concerne le personnel enseignant, et son besoin de formation à l'éducation des ados d'aujourd'hui. Elle est aussi revenue sur sa proposition d'inventer de nouveaux métiers afin de permettre, quand cela est nécessaire, le soutien individualisé des élèves en difficulté passagère. Le second chantier auquel il faudra se consacrer concerne l'enseignement supérieur, qui voit chaque année de plus en plus d'étudiants sortir sans diplôme. Il faut cesser ce gâchis, tant pour les étudiants qui ont cru pouvoir s'investir que pour les parents qui soutiennent financièrement leurs enfants. Il faut anticiper les métiers du futur pour prévoir les formations à venir.
Faisons confiance aux jeunes à tous les jeunes. Ne faisons pas de discrimination, il n’y a pas les jeunes des quartiers défavorisés et les autres il y a les jeunes et tous sont motivés.

Faire confiance aux jeunes sur le plan de l'emploi aussi, il faut que les entreprises cessent d'exiger des nouveaux travailleurs d'être jeunes et expérimentés. De même pour les travailleurs expérimentés, il faut qu'ils continuent à se former tout au long de leur carrière en se basant sur les besoins et leurs lacunes. Sécuriser le parcours des travailleurs, en leur permettant de conserver emploi, salaire, et dignité. Instaurer une relation gagnant-gagnant avec entre salariés et entreprises. Elle a enfin ajouté vouloir rénover les désirs d'entreprendre en les incitant.

Le mariage plutôt que l'union..
Revenant sur l'évolution des familles, et les engagements du PS de rapidement instituer le mariage pour les couples homosexuels, Ségolène Royal a expliqué à nouveau son intention d'installer les mesures en douceur, avec tact, afin d'y faire adhérer le plus de personnes. Elle a ainsi justifié le passage du mot union, qu'elle défendait initialement, au mot mariage, afin de se prémunir contre toute forme de discrimination liée au choix des mots. C'est donc une désignation qui se fait dans le sens de l'aide à la non-discrimination.
Elle a d'autre part, l'agilité avec laquelle il faudra traiter le sujet de l'homoparentalité, et de l'adoption par les couples homosexuels. Depuis 2002 et la loi de délégation d'autorité parentale au parent dit "social", les concubins ou concubines de parents célibataires peuvent se voir déléguer autorité sur les enfants. En revanche, l'adoption d'enfant, possible pour des hommes et des femmes célibataires (i.e. non mariés), ne serait plus possible dans certains cas pour des couples mariés homosexuels (les adoptions d'enfants se font suivant les règles du pays d'origine de l'enfant, qui dans nombreux cas interdisent l'homoparentalité).

Sur la question du handicap,
Ségolène Royal a insisté sur la gravité de la situation et l'urgence à remettre en place les programmes handiscole de scolarisation en maternelle générale les enfants handicapés. Elle a rappelé qu'en 2 ou 3 ans l'habitude fut prise avec handiscole dans les maternelles d'accueillir ces jeunes enfants, dont la scolarisation est souvent précaire et incomplète par faute de volonté. Tout ce travail est à refaire après 5 années de gouvernement de droite, et à étendre à tous les niveaux. C'est une chance pour tout le monde d'avoir un enfant handicapé dans une classe, une leçon de vie, un apprentissage de la citoyenneté. La situation est critique, car ce sont souvent les femmes qui prennent le relais dans la société sur le sujet des personnes dépendantes (enfant et troisième-âge). Enfin, l'urgence est aussi à voir apparaître les handicapés dans notre société, car seule leur absence est pour l'instant visible.

Relancer l'Europe par des projets opérationnels,
C'est selon Mme Royal, des projets concrets qui permettront de remobiliser les citoyens sur la construction européenne. Par exemple en préparant l'après pétrole ou sur les sujets d'écologie et de développement durable, car ces sujets impliquent l'innovation, la recherche, la collaboration nord sud, et le développement d'une citoyenneté européenne.
Concernant le texte constitutionnel, il lui semble impossible de revenir vers les Français avec le texte actuel, qu'ils ont rejeté. Elle pense en particulier qu'ajouter un volet social en recherchant les politiques sociales communes, les bonnes initiatives et pratiques des pays et en repartant de la question de la sécurisation des parcours professionnels, avec plus d'humilité et d'objectivité serait une démarche positive sur le sujet.


Ces deux heures de discussion interactive entre les militants présents et Ségolène Royal, lui ont permis d'exposer des idées, de les enrichir, de partager certaines questions et de proposer des voies de réponse. Ségolène Royal entend continuer de construire son programme autour du projet désormais adopté du parti socialiste, ses échanges avec les citoyens, et sa connaissance de la réalité de l'action politique.
Il ne fait désormais aucun doute que les idées et solutions riches et efficaces seront aux rendez-vous lorsqu'il faudra convaincre le peuple français que la société peut bouger, et que ses désirs d'avenir ne seront pas déçus. Ségolène Royal continue de nous livrer les clés de l'avenir de la France.

jeudi, 01 juin 2006

Les leçons de la réunion publique du quartier St Remy

Réunion publique du 28 mai 2005 à l'hôtel de ville.

Une participation raisonnable (60 personnes environ), bien que marquée par l'absence de la population majoritaire de Vanves (i.e. les 20-40 ans), et deux heures trente d'échange pour cette deuxième réunion publique de quartier du mois de mai (après celle du quartier du plateau une semaine auparavant et avant celle du quartier des hauts de Vanves, le 1er juin).

5 élus étaient présents. Le maire, Bernard Gauducheau entouré des adjoints Laurent Lacomère (à la sécurité et à la circulation), Mauricette Noyer (aux affaires économiques, à l'emploi et à la formation), Gérard Laubier (aux équipements et aux travaux publics), Bernard Roche (à l'urbanisme, à l'environnement et aux seniors).

En chef d'orchestre bavard et rodé aux discours languissants sur un ton monocorde, le maire à répondu aux questions de ses administrés, en alternant clins d'œil et citations populaires. On pourra regretter que peu de place ait été faite aux interventions des adjoints, hormis sur la présentation du bilan de l'installation des caméras de vidéosurveillance place de la république que M. Lacomère exposa brièvement. Les questions ont été nombreuses, une vingtaine en tout, traitant de sujets variés, tel que l'état et l'entretien du mobilier urbain, de la circulation en bus, vélo et de la sécurité des piétons ou encore du renouveau des activités commerciales de Vanves.

Le but n’étant pas ici de diffuser un compte rendu complet de la réunion, que vous pourrez consulter sur le journal d’information en ligne Vanves92170, nous nous limiterons à quelques points.


Dynamiser le quartier par les commerces.

Une nouvelle brasserie, des commerces rénovés et le dynamisme sera là. Pas besoin de nouvel équipement public dans le quartier. En somme, pas de politique active d'innovation pour un dynamiser le quartier, mais une espérance que le cadre et la conjoncture favoriseront le développement. C'est la réponse du maire à l'interpellation de Guy Janvier, ancien maire de Vanves et actuel conseiller général des Hauts-de-Seine, sur la perte de dynamisme du quartier St Remy. Celui-ci à par ailleurs rappeler que le projet du pôle culturel de la rue de Solferino n'aurait pas pu avoir lieu sans l'achat il y quelques années du site par la mairie.


Vidéosurveillance : Ça fonctionne. Un point c’est tout !

Un bilan très succinct de l’installation des caméras de vidéosurveillance a été présenté par M. Lacomère. Il semble que l’effet de dissuasion ai fonctionné de manière satisfaisante pour l’adjoint à la sécurité : «On ne les voit plus. » (NDR : Les voyous) et va probablement conduire la municipalité actuelle à installer d’autre caméra : «Nous allons en installer d’autres, pour les repousser encore plus loin» (*) ajoutait ainsi l’adjoint.
La question « Les repousser encore plus loin ! Jusqu’où ? » ne semble cependant pas intéresser M. le maire et ses adjoints qui considèrent ne plus pouvoir rien faire pour sortir cette « vingtaine d’emmerdeurs », pour citer les propos du maire, de leur situation instable et dangereuse et les aider à envisager un retour positif au sein de la société. Il apparaît par ailleurs que soulever la question soit un crime de « Lèse-maire ».
La légèreté avec laquelle celui-ci traite le sujet laisse planer quelques inquiétudes pour l’avenir. Il semble bien naïf de croire que les caméras de vidéosurveillance installées en nombre feront, par magie, disparaître ces groupes où les empêcheront d’exister.

(*) A ce sujet, le compte rendu du 2 Mars 2066 du comité consultatif sur la sécurité et la circulation souligne l’effet de déplacement du problème : « On a constaté un effet positif Place de la République, mais le problème s’est déplacé Place Kennedy et près du Stade de Vanves »

Toujours pas de lieu de prière permanent pour les musulmans vanvéens.


L’association « Tous Ensemble » qui fédère les associations musulmanes vanvéennes souhaite depuis plusieurs années bénéficier d’un lieu de prière permanent.
Ils ont actuellement à leur disposition une salle pour la journée du vendredi dans laquelle ils doivent, chaque semaine, installer le matin et ranger le soir les tapis de prière. Leur souhait est d’obtenir la possibilité de louer une salle pour pouvoir y prier au rythme et à la fréquence que chacun souhaite selon sa pratique.
Un des membres de l’association, citoyen vanvéens qui se dit « heureux d’y vivre », a demandé au maire si la mairie, avec qui l’association est en contact sur le sujet depuis de nombreuses années (époque de Guy Janvier), comptait s’investir pour les aider dans leur démarche. « Il ne s’agit pas de construire une mosquée, bien entendu » a précisé le jeune homme. Après avoir indiqué qu’il n’était pas un adepte de la communautarisation des villes et digresser longuement sur le droit individuel à la pratique religieuse, le maire a rappelé la mise à disposition de la salle Michel Ange les vendredi et des salles offertes pour l’Aïd el Kebir. Il a finalement précisé que la mairie ne mettrait pas à disposition de salle permanente.

Un chiffre : Selon l’association « Tous ensemble », environ 200 musulmans, pratiquent régulièrement leur culte à Vanves. Soit près de 1% de la population vanvéenne.


Ce que l’on peut retenir de cette réunion.


Thèmes abordés. Ainsi que l’a signalé M. Gauducheau, la plupart des thèmes abordés tiennent des rapports entre les citoyens (circulation, vie locale, propreté, sécurité). Il a par ailleurs indiqué que pour beaucoup de ces sujets, la participation active des vanvéens est a souhaiter pour résoudre les différents. C’est donc un vrai débat des citoyens, en masse, qui permettra d’avancer sur la fréquentation des trottoirs, la circulation des voitures et vélos, le ramassage d’ordure, ou la propreté des lieux publics et même le dynamisme de nos quartiers. Nous soutenons, bien évidemment cette vision des choses, si les moyens en sont donnés.

Fréquentation. Bien supérieure à celle de la première réunion publique du quartier du plateau de Vanves. Il semble cependant que l’appel à la participation n’ait été que partiellement entendu.
Il est regrettable que seule une tranche d’age précise fusse présente. Nuls doutes que la municipalité parvienne facilement à mobiliser nos aînés, mais l’échec est patent pour ce qui est de la participation du reste de la population.

Participation active. Il est à craindre une démission massive des vanvéens à la participation citoyenne à la vie de notre ville. En effet, le maire a indiqué lors de la réunion du quartier du Plateau, que la faible fréquentation aux réunions publiques était la conséquence de l’absence de problèmes et l’adéquation entre l’action de l’équipe municipale et les desiderata des citoyens. C’est un point de vue très rassurant pour lui, mais surtout très complaisant. On a pu constater que l’accès à la parole s’il est souvent aisé ne donne pas forcément accès à l’écoute. Les Conseils des Habitants, auxquels chaque vanvéens peut s’inscrire, élisent pour deux ans les 3 Conseils de Quartier (12 habitants, 4 élus municipaux et 4 nommés par le Maire) qui eux détiennent les clés du dialogue avec la mairie. Mais, les habitants ont-ils réellement droit au chapitre dans ce processus, ou bien sont-ils consultés une fois tous les deux ans pour élire ceux qui les représenterons et ainsi court-circuiter les débats, discussions et confrontations d’idées des citoyens-experts ?
D’après une réponse faite à un de nos concitoyens souhaitant participer au conseil de son quartier en début d’année 2006, il semble malheureusement que la deuxième réponse soit la bonne : M. Voisine, adjoint en charge de la participation (grand absent de la réunion publique du quartier St Remy) lui répond et propose, à défaut, de s’ « inscrire au Conseil des Habitants de votre quartier, (qui constitue le collège électoral des Conseillers de Quartiers) lequel est informé régulièrement des travaux du Conseil de Quartier. »
Informé et non pas consulté, c’est bien cela qui est réservé au citoyen vanvéen.

Ainsi, cantonné à un rôle mineur dans la participation locale, mal informé des opportunités de réunion (voir la faible ou moyenne participation aux réunions publiques), sans structure d’échange libre des idées et solutions (pourtant tant souhaitées par M. le maire), le citoyen vanvéen est poussé au désintérêt et à l’inaction. Ce n’est donc pas l’absence de raisons de s’exprimer qui nous pousse à déserter la participation citoyenne, mais la certitude de ne pas être entendu.

Souhaitons nous que cela change.

Dernière réunion publique, ce soir

à 20 heures, préau de l'école Larmeroux.

Venez participer à cette réunion et poser les questions qui vous concernent, qui nous concernent.

lundi, 29 mai 2006

Ce soir, réunion publique du Quartier St Remy..

à 20 heures, salle Henri Darien à l’hôtel de ville.

Venez nombreux poser vos questions et vous tenir au courant de l'actualité vanvéenne.