mercredi, 25 avril 2007

Les Femmes avec Ségolène !

Le temps des Femmes est venu !

Le 6 mai 2007, faisons l’Histoire, donnons un nouveau visage à la France :

Ségolène Royal, présidente de la République !

Ségolène est la chance des femmes et de la démocratie :
soyons la chance de Ségolène.

Alors Femmes de France, prenons la dernière Bastille !

Mobilisons-nous, manifestons-nous !

À Paris, toutes et tous, place de la Bastille, le 1er mai à 13h,

en musiques et en couleurs.

A l’initiative de : Alliance des Femmes pour la Démocratie – Arborus -Assemblée des Femmes – Fédération Syndicale des Familles Monoparentales- La maison des babayagas- La maison des femmes de Montreuil- Le Mouvement Français pour le Planning Familial – L’Observatoire de la misogynie -  PS – PRG – Verts – MRC – Désirs d’avenir – Ségosphère – Un million de femmes s’énervent…….

Contacts : le1ermaidesfemmes@gmail.com - Maïté Albagly- Tél. : 06 81 94 24 15

mardi, 10 avril 2007

1 million de femmes s’énervent

Il y a quelques mois, tout le monde semblait d’accord pour reconnaître que la candidature d’une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu’une femme est « un homme comme les autres ». Puis petites phrases et grands paragraphes, d’une agressivité stupéfiante, se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n’est pas une boîte, c’est une malle au format colonial, un bagage écrasant.

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jeudi, 05 avril 2007

Pour la première fois, une femme, par Pierrette Fleutiaux

Dans notre pays, pour la première fois, une femme est en position d'être chef de l'Etat. Pour la première fois ! C'est, dans cette campagne électorale, le seul élément absolument neuf. Ne pensons pas qu'il est anodin, secondaire, un événement qui arrive par hasard, et qui n'aurait pas d'importance en soi. Il s'inscrit en réalité dans un processus qui a duré des siècles, nécessité des engagements obstinés, et qui rencontre aujourd'hui comme hier le même type de résistance.

C'est l'élément qui bouscule toute une définition de la société. Mais s'il est le plus visible, il est aussi le plus invisible, à l'image de la situation féminine dans toute sa complexité. Nous venons le plus souvent en second, et nous nous y habituons, nous finissons par trouver cela normal, nous ne le voyons plus. Pis : nous ne voulons pas le voir. Et comme cela se comprend ! Il n'est pas facile, il n'est pas agréable de s'admettre soi-même dans la catégorie perdante de l'humanité, celle des seconds rôles. Plus désagréable encore, celle des revendicatrices. On craint d'y perdre sa féminité. On préfère nier, faire comme si, se couler dans les moules existants ou se créer un monde parallèle.

Notre moitié de la population ne se pense guère en tant que groupe, elle est dispersée, tiraillée, abusée parfois, oubliée ou détournée de ses intérêts propres. Mathématiquement, c'est un énorme ensemble, mais qui reste flou parce qu'il en englobe une foule d'autres plus petits mais nettement plus visibles. Et cela roule ainsi depuis très, très longtemps. Notre pays a un gros déficit du côté de l'égalité des femmes. Nous ne nous en rendons pas très bien compte parce que nous sommes dedans. Nous sommes si habituées à ne pas voir visage de femme dans les instances d'autorité. Et toujours, monarchie ou république, à voir visage d'homme à la tête de l'Etat.

Or voilà que nous avons cette possibilité unique, pour la première fois de notre longue histoire nationale, d'avoir une femme au pouvoir, une femme en visibilité absolue. Les femmes feraient bien d'y réfléchir à deux fois. Seulement nous avons du mal à avoir les idées claires en ce qui nous concerne en propre. Notre histoire politique, sociale, sexuelle, la complexité de notre rapport au monde masculin, notre division intérieure constante, tout cela nous trouble. Voici justement quelques-unes des choses que l'on entend du côté des femmes. Des femmes même les mieux intentionnées, qui veulent juger avec équité, qui veulent juger de façon "neutre". Hélas !, dans notre langue comme dans tout le reste, le neutre n'est pas neutre, il est masculin.

"Ce n'est pas parce qu'elle est une femme que je la choisirai. Ça serait de la misogynie à l'envers." Ah bon ? Ne vous suffit-il pas d'avoir eu des décennies, des siècles de misogynie à l'endroit ? Quand l'occasion historique se présente de corriger une anomalie vieille comme le monde, et ridicule à la longue, nous ferions la moue ?

"Ce n'est pas parce que c'est une femme que..." Mais si, justement. Les droits des femmes sont toujours menacés, de manière affichée dans certains pays, et de manière insidieuse partout. Chez nous aujourd'hui la parité, l'égalité des salaires se réalisent... lentement. Les mentalités restent à la traîne et les violences, elles, sont toujours là.

"Ce n'est pas parce que c'est une femme que..." Voilà ce qu'elles disent parfois, même celles de son camp. Que se passe-t-il dans leur tête, pour se sentir soudain ainsi réticentes ? Quel rapport à leur propre sexe les travaille en sourdine ? Détestation de soi, peur de quitter les vieux rôles qu'elles croient sécurisants ?

"Ce n'est pas parce que c'est une femme que..." N'avez-vous pas été heureuses d'avoir des médecins femmes, de pouvoir vous adresser à des femmes policières dans les commissariats, de trouver des avocates quand il fallait vous faire entendre ?

Aux jeunes filles auxquelles leur jeunesse fait croire que le monde leur est ouvert, j'ai envie de dire : "Attendez d'avoir quelques années de plus, et vous verrez vite de quel côté se font les sacrifices, familiaux, professionnels et parfois amoureux. Vous verrez que le monde ne s'ouvre plus si facilement. Et vous vous accuserez, vous serez les pires juges de vous-mêmes." A ce moment alors, peut-être serez-vous heureuses qu'au sommet de l'Etat il y ait une femme, pour qui il n'est pas besoin de bonne volonté, d'effort ou de calcul pour penser et agir pour vous, comme vous.

Certaines craignent que la personnalité de la candidate ne desserve la cause des femmes. C'est leur droit, mais imagine-t-on la phrase au masculin : "Untel risque de desservir la cause des hommes" ? Dans l'état actuel de notre société, le féminin est une catégorie particulière dans l'océan de la généralité masculine. A noter : il y a beaucoup d'hommes aussi, ne l'oublions pas, qui n'apprécient pas le sexisme ordinaire. Et qui souhaitent une société plus ouverte.

Que la candidate Ségolène Royal soit déterminée, compétente, et démocrate, c'est la condition sine qua non, bien sûr, et chacune en reste juge. Mais que le chef de l'Etat soit une femme, voilà aussi qui est important pour nous, et du coup pour les hommes eux-mêmes, et du coup pour la société tout entière. Un jour viendra, nous l'espérons, où ce raisonnement sera inutile. Nous n'y sommes pas encore.

Une femme pour représenter la France, à l'intérieur comme à l'étranger, c'est ce que les femmes dans ce pays n'ont jamais eu, c'est ce dont elles ont grandement besoin, surtout les plus vulnérables, pour obtenir ce que chacun réclame aujourd'hui : reconnaissance et respect.


Pierrette Fleutiaux
Avec, à ce jour, les écrivaines (romancières, philosophes, universitaires, éditrices) : Laure Adler, Séverine Auffret, Evelyne Bloch-Dano, Geneviève Brisac, Sophie Carquain, Sérénade Chafik, Annie Cohen, Marie Darrieussecq, Claire Delannoy, Florence Delaporte, Chloé Delaume, Marie Desplechin, Antoinette Fouque, Anne-Marie Garat, Janine Garrisson, Xavière Gauthier, Brigitte Giraud, Benoîte Groult, Françoise Henry, Stéphanie Hochet, Isabelle Jarry, Nathalie Kuperman, Anne-Marie Lebourg, Jacqueline Merville, Marie Ndiaye, Françoise Nyssen, Véronique Ovaldé, Michelle Perrot, Véronique Piantino, Evelyne Pisier, Anne Simon, Maryse Vaillant, Catherine Vigourt, Carole Zalberg, Laurence Zordan.


lundi, 18 décembre 2006

Ségolène Royal - Ripostes- France 5 - 17/12/2006




vendredi, 27 octobre 2006

Aujourd'hui sur ce blogue

Un débat très mouvementé, quelques militants indisciplinés aux réactions viriles et bruyantes, mais malgré tout beaucoup d'applaudissements pour notre candidate.

Aujourd'hui nous continuerons nos inventaires par la lettre G de notre Abécédaire. G, pour la Gauche!
On détail aussi ici, ce que Ségolène Royal a déclaré sur la les Femmes, .
Enfin, petit clin d'oeil aux militants siffleurs ,hurleurs et (très) parisiens d'un des trois candidats, un retour sur une des grandes aspirations des socialistes : la Republique du Respect.

Bonne lecture et bonne journée,

Cyrille


Ségolène parle des femmes

« Avant d’embrasser l’idéal socialiste, chacune et chacun d’entre nous s’est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus.
Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m’a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu’au combat encore inachevé pour l’égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s’est aussi nourrie du spectacle révoltant d’une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l’emportait sur le droit de tous.
Et ce double refus m’a amenée à la certitude que l’émancipation passait par l’école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.
»
Profession de foi

« Il est temps aussi qu’à l’échelle de la planète il y ait une répartition plus harmonieuse des responsabilités et des devoirs entre hommes et femmes parce que c’est tout simplement l’identité de la réalité humaine et de l’humanité. »
Cambrin, 30 avril 2006

« Refuser ces discriminations qui, dans le monde du travail, frappent les femmes »

« (Il faut) refuser ces discriminations qui, dans le monde du travail, frappent les femmes, majoritairement assignées aux bas salaires et au temps partiel non choisi. »
Soissons, 27 juin 2006


« Quand on entend le Président de l'UMP nous parler de la valeur travail dans la France contemporaine aujourd'hui, qu'est-ce que cela veut dire ? Il y a quatre millions de salariés qui gagnent moins de huit cents euros par mois ; je devrais dire d'ailleurs de femmes salariées, 80% de ces salariés pauvres sont des femmes. »
Rennes, Jeudi 29 juin 2006


Les retraites des femmes sont souvent inférieures :

« L’allongement de la durée des cotisations pénalise très fortement les femmes dont les périodes de travail ont été interrompues à cause de l’éducation des enfants ou minorées à cause du travail à temps partiel forcé, c’est à dire souvent les catégories les moins qualifiées. Il faudra donc traquer l’ensemble des inégalités et des injustices créées par cette loi. »
RTL, 7 juin 2006


« Créer un véritable service public de la petite enfance qui soulage les mères »

« Je crois, moi, possible et nécessaire d’aider les familles qui ont des difficultés à exercer leur métier de parents et de créer, notamment, un véritable service public de la petite enfance qui soulage les mères, allège la tâche des familles monoparentales et celle des femmes salariées, majoritairement abonnées aux petits salaires et aux contrats précaires. »
Rodez, 12 mai 2006


« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes »

« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes qui, dans certains pays, accomplissent 90% du travail de la terre mais n’ont droit qu’à 5% des crédits bancaires. Comment peuvent-elles se débrouiller ? »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut remettre l’argent à ceux qui font le travail, et moi, je crois qu’il faut beaucoup s’appuyer sur les femmes. Ce sont elles qui font l’essentiel des taches domestiques, qui vont encore couper le bois et chercher l’eau avec leurs filles, alors qu’elles devraient être équipées en cuisinières solaires pour stopper la déforestation. Plus la forêt s’éloigne, plus il faut marcher, et plus on est agressé. Je pense que, si les hommes allaient chercher l’eau, il y aurait longtemps que ces pays seraient équipés en adduction d’eau et en réchauds solaires ! »
« L’environnement, une question de survie », Dialogue avec Yann Arthus-Bertrand, IKONO, juillet 2006

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement »

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Quand j'étais ministre de l'environnement, je suis allée voir où était passée l'aide. Elle n'était jamais arrivée jusqu'à ses destinataires. Au Mali, j'ai donc fait un chèque sur place directement à des associations. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
Le Monde, 22-23 juin 2006



jeudi, 26 octobre 2006

Ce que j'ai dit sur Le Co-développement

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle
: que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle.
»
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement »

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
Le Monde, 22-23 juin 2006


Le principe de transparence vaut aussi en France :

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faudra cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous »

« Il faudra aussi cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous. Pourquoi, par exemple, l’énergie solaire est-elle si peu utilisée au Sud ? Au nom de quoi imposer des modèles basés sur les énergies fossiles alors que ces pays pauvres ont une énergie gratuite ? »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Même raisonnement pour les circuits de l’aide :

« Il y a des choses intelligentes à faire en direct avec les gens, avec des circuits courts. Le concept du circuit court est applicable partout. Il est applicable en France. On le fait (…) dans nos régions en termes d'aides agricoles avec circuit court, directement avec les agriculteurs, pour l'agriculture biologique, pour les mutations agricoles. C'est pareil dans les pays pauvres ; les aides au circuit court, c'est tellement important que l'aide des pays riches arrive directement aux gens qui en ont besoin. »
Rennes, 29 juin


Les femmes ont un rôle moteur à jouer :

« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes qui, dans certains pays, accomplissent 90% du travail de la terre mais n’ont droit qu’à 5% des crédits bancaires. Comment peuvent-elles se débrouiller ? Il faudra favoriser les micro-crédits, les partenariats directs, les circuits courts et leur contrôle, pour que l’argent aille là où il est bien utilisé, là où il est utile pour construire des écoles, pour réaliser des adduction d’eau, pour doter les villages et les familles d’équipements comme les réchauds fonctionnant à l’énergie solaire qui permettent de faire reculer la déforestation qui aggrave la sécheresse et la pauvreté. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement »

« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il faut réussir le développement des pays pauvres. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006


On ne peut pas célébrer le co-développement d’un côté et réclamer une « immigration choisie » de l’autre :

« Immigration choisie. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? On irait piller les cerveaux des anciennes colonies françaises après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières ? Ce n’est pas acceptable. L’intérêt de ces pays et le nôtre, c’est un co-développement fondé sur le respect de ce qu’ils sont, de leurs savoir faire, et sur le respect de nos obligations. C’est ainsi que nous pourrons négocier sereinement avec eux une politique de régulation des migrations internationales. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


La coordination européenne est aussi importante pour le co-développement que pour la réponse aux flux migratoires :

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid