mardi, 24 avril 2007
Dix bonnes raisons de faire barrage à Sarkozy
1. Nicolas Sarkozy, c’est la précarité de l’emploi généralisée.
Le candidat de l’UMP veut "fluidifier" le marché de travail en instaurant un contrat unique calqué sur le CNE /CPE. Avec lui, c’est la fin des CDI, la fragilisation des droits des salariés et la précarisation généralisée de l’emploi. Il l’a d’ailleurs reconnu : "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher " (24 janvier 2007)
2. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des acquis sociaux.
Dans son programme, le candidat de l’UMP défend l’idée que les chômeurs devront dorénavant exercer une activité pour pouvoir bénéficier d’allocations chômage ou le RMI. Voilà le retour des travaux forcés !
3. Nicolas Sarkozy, c’est l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université.
Cherchant à mettre en concurrence les universités publiques et privées, Nicolas Sarkozy veut restreindre l’accès à l’université des bacheliers par la sélection.
4. Nicolas Sarkozy, c’est le développement de l’école privée au détriment du public.
Nicolas Sarkozy, en tant que président du Conseil général des Hauts-de-Seine, continue à financer largement la "fac PASQUA" avec des fonds publics. Dans la même logique, il souhaite promouvoir les écoles privées et supprimer les Zones d’Education Prioritaires qui permettent pourtant de donner plus de moyens aux établissements des quartiers les plus défavorisés.
5. Nicolas Sarkozy, c’est la société des héritiers.
"Tout devient possible"… pour les plus riches ! En se prononçant pour la suppression des droits de succession, Nicolas Sarkozy construit un système qui va reproduire, génération après génération, les inégalités plutôt que de les réduire. C’est la concentration des richesses dans les mains des héritiers.
6. Nicolas Sarkozy, c’est la fin de la sécurité sociale.
En instaurant une franchise pour les remboursements de soins et en favorisant le développement du secteur privé, Nicolas Sarkozy met profondément à mal la sécurité sociale et ouvre la voie à la privatisation totale du secteur de la santé en France.
7. Nicolas Sarkozy, c’est une France atlantiste.
A plusieurs reprises, le candidat de l’UMP s’est prononcé pour un rapprochement entre la France et les Etats-Unis dont il est fasciné. Fustigeant "l’arrogance française", Nicolas Sarkozy privilégie l’axe franco-américain à la construction européenne.
8. Nicolas Sarkozy, c’est le "tout répressif".
Alors que politique de lutte contre l’insécurité qu’il a mené depuis plusieurs années, a eu des résultats désastreux, Nicolas Sarkozy compte poursuivre le "tout répressif" en abaissant la majorité pénale de 18 à 16 ans et en multipliant les mesures sécuritaires et inhumaines.
9. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des libertés publiques.
Au nom de la lutte contre l’insécurité, le Ministre de l’Intérieur a déjà rogné de nombreux droits fondamentaux et fragilisé le principe de séparation des pouvoirs en stigmatisant les magistrats et les décisions de justice. Dans la même logique, Nicolas Sarkozy remet, par exemple, en cause le droit de grève.
10. Nicolas Sarkozy, c’est la stigmatisation des plus précaires.
Profondément populiste, le candidat de l’UMP cherche en permanence des bouc-émissaires pour expliquer ses échecs. Dans son projet, il s’attaque de nouveau aux plus démunis et aux immigrés. En limitant l’immigration aux seuls besoins du marché, Nicolas Sarkozy réduit les étrangers à une seule force de travail sans considération pour leur équilibre social et familial.
07:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Nicolas, Vanves, 92, Hauts-de-Seine, Gauducheau
lundi, 29 janvier 2007
Bernard Gauducheau.
Le journal en ligne Vanves92170 rapporte dans ses lignes ce matin:
« J'ai toujours dit qu'au premier tour je soutiendrai François Bayrou et au second tour, le candidat de droite le mieux placé, c'est à dire F.Bayrou ou N.Sarkozy. Mais voilà, comme il apparaît qu'il y a le risque d'un second tour Ségolène Royal-Jean Marie Le Pen, je me pose la question de savoir s'il ne faudrait pas voter dés le 1er tour pour Nicolas Sarkozy » nous confiait Bernard Gauducheau Dimanche au Loto de Saint EX Amitiés.
Que l'on ne s'y méprenne...
Bernard Gauducheau, est depuis longtemps déjà un UDF déclaré, ascendant Sarkozyste. Sa politique de la ville, la favorisation de certaines classes de la société vanvéenne, sa politique ambiguë en terme de sécurité (faire croire à une forte insécurité sans mettre les moyens réels pour résoudre les problèmes) sont autant de points de rapprochement avec la politique nationale de Nicolas Sarkozy.
Qaunt à la question d'un Nicolas Sarkozy absent du second tour, ne devrait-elle pas inquiéter autrement les centristes? Si les voix de Nicolas Sarkozy vont au candidat nationaliste au premier tour, n'est ce pas justement parce que ses prises de position sont ambiguës et lorgnes vers un électorat d'extreme droite. Pourquoi voter pour une copie alors qu'on peut voter pour l'original?
Mais la grande question pour Vanves est: Bernard aura-t-il le courage de choisir ou bien suivra-t-il ses "amis" ou plutot "maitre" politique... Il a quelques qualités, mais le courage ne semble pas réellement l'une d'entre elle...
08:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gauducheau, Vanves, Sarkozy, UMP, UDF
vendredi, 29 septembre 2006
Avis aux habitants du Plateau
Je voudrais vous faire part de mes doutes quant aux intentions réelles de M. Gauducheau lors de la réunion de mardi 26 septembre à l'école Fourestier.
Vous avez certainement été ravis de pouvoir vous exprimer, librement pour la plupart d'entre vous, sur les soucis concernant votre quartier et je sais qu'il vous tenait à coeur d'obtenir des réponses pratiques à ces problèmes.
Or, des réponses en avons nous eu? J'en doute.
Certes nous avons tous assisté au déballage de mesures du Maire, qui trahissait ainsi ses réelles motivations à organiser une telle réunion: Dévoiler son programme préélectoral. Trahissant ainsi sa promesse de trouver avec vous les solutions aux problèmes qui concernent votre quartier, M. Gauducheau nous a en effet livré un programme bien mal ficelé.
Il a bien sur maintenu l'illusion d'une réelle concertation avec les citoyens en annonçant la création d'un groupe de réflexion sur une action de discussion avec ses jeunes qui troublent la sérénité de beaucoup. Faible déclinaison d'une idée brillante et très porteuse, si l'on se donne la peine de l'exploiter jusqu'au bout.
J'ai tenu à intervenir pendant la réunion afin d'obtenir du Maire des précisions sur son programme. En effet, au-delà de l'avis de chacun sur les mesures annoncées (j'avais lors d'une précédente réunion de quartier voulu prévenir de l'échec annoncé de l'installation du système de vidéosurveillance – échec constaté depuis par M. Gauducheau ainsi qu’il l'a lui-même annoncé en début de réunion), ce sont les priorités dans la mise en oeuvre et la capacité à les financer qui détermineront la réussite des démarches.
Nous savons déjà que les caméras de vidéosurveillance ne seront pas installées avant le début de l'année 2007. En ce qui concerne les autres propositions, nous sommes en droit de nous interroger sur les moyens mis en place et les délais d'entrée en fonction.
Ainsi voici sommairement les questions auxquelles monsieur le Maire ne souhaitait pas répondre:
- A quelle date est prévue l'ouverture du centre d'accueil des jeunes du 110 rue Victor Hugo?
- Quel sont les effectifs et éventuelles embauches envisagées pour ce centre ? Qualités et professions des intervenants?
- Quelles seront la formation et l'action de la personne recrutée en poste d'aide à la maternité?
- Quand sera-t-elle en action sur le territoire vanvéen et au sein de la cellule de veille?
- Pourquoi les autres participants à la cellule de veille éducative et de prévention n'étaient-ils pas présents?
Quelle importance ont ces questions? Et bien elles déterminent le succès de l’opération. Car, si la police fait bien son travail comme Mme le commissaire voulait le démontrer l'autre jour, si les caméras de vidéosurveillance ne font pas disparaître ces jeunes, alors que nous reste-t-il pour amener à chacun la sérénité méritée? Il nous reste à nous attaquer aux raisons du désordre, aux raisons qui poussent ces jeunes à ne plus respecter personne, même pas eux-mêmes!
Comme le soulignait Mme la commissaire en séance, sur les 15 personnes concernées, seuls 4 ou 5 sont de vrais délinquants. D'autre part, elle ajoutait que les parents des ces jeunes ne sont pas, contrairement à ce que l'on pense parfois, tous des parents démissionnaires. Certains sont des parents, bons, honnêtes, mais avec de réels problèmes.
Les problèmes, vous les connaissez: Dans un contexte économique défavorisant les couches sociales les plus basses, une injustice sociale continuellement aggravée depuis 10 ans, certaines personnes ne s'en sortent pas, sont sans emploi, ou accumulent les petits boulots mal rémunérés et peinent à donner à leur enfant une éducation, à laquelle ils aspirent pourtant, ils se demandent quelles valeurs leurs transmettre, et angoissent quant à l'avenir de leurs enfants.
Que faire au niveau de notre ville? Comment agir rapidement et durablement?
Il faut amener ces jeunes à réintégrer notre société (et non pas les en expulser comme le système de vidéosurveillance pousse à le faire: nous ne pouvons envisager cette vision Sarkosyste de la politique) et donc réussir à négocier avec eux une voie de sortie. Qu'attendent-ils? C'est cela qu'il faut découvrir? Que veulent-ils? Respect? Travail? Aide? En le découvrant nous serons capables de leur proposer ce contrat, ce pacte de sérénité mutuelle entre vanvéens. Ceux qui, lors de la réunion, proposaient de créer une dynamique de rencontre ne s'y sont pas trompés. Ces jeunes en manque de modèle, d'adultes référents, en quête de devenir, c'est de notre exigence dont ils ont besoins. Montrons leur que nous les voyons, que nous les considérons, que nous espérons d'eux. Imposons-nous sur ce terrain, c'est celui qui donnera le plus de succès. Devenons les modèles de ces jeunes. Montrons l'exemple.
Dialoguer, tout le monde ne peut pas le faire. L'exemple, tout le monde peut le montrer. (car tous nos citoyens n'agissent pas en respect total de la communauté: stationnement sur les trottoirs, mégots de cigarettes jetés, défections canines, code de la route, politesse...)
Dans cette optique, il me semble que les investissements sur le local d'accueil des jeunes, les éducateurs, animateurs, psychologues, le soutien scolaire, l’aide à la parentalité qualifiée, et les relais par les groupes de citoyens volontaires pour rencontrer et discuter avec ces jeunes sont des priorités sur lesquels il faut investir massivement et promptement. Ces investissements sont ceux qui le plus rapidement et le plus durablement seront solutions à nos problèmes.
Voici quel était le sens de mon intervention, largement censurée par M. Gauducheau, qui malgré les apparences affichées ne respecte ni la parole de ces concitoyens, ni la liberté de pensée de tous. Je ne pense pas que s’interroger sur le calendrier de mise en place d’un projet aussi important soit indécent, surtout lorsque l’on fait face à une demande aussi pressante de nos concitoyens.
Cyrille CORMIER
Désirs d’Avenir Vanves
Parti Socialiste
19:35 Publié dans Démocratie locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Démocratie locale, Gauducheau, Vanves, 92, PS, Démocratie participative, Délinquance


