mercredi, 25 avril 2007
Retrour sur l'annonce de F. Bayrou et la proposition de Ségolène Royal
oins d'une heure après que François Bayrou a annoncé, lors d'une conférence de presse, mercredi 25 avril, qu'il acceptait de débattre avec Ségolène Royal, celle-ci l'a invité à participer à un forum de la presse régionale, vendredi à 11 heures, où elle souhaite apporter "des éclaircissements sur un certain nombre de points de (son) pacte présidentiel".Julien Dray, porte-parole du PS et conseiller de la candidate, a de son côté estimé que si François Bayrou n'a donné aucune consigne de vote, "les choses peuvent cheminer". "Je constate que les termes employés (...) ne sont pas les mêmes et que les caractéristiques qui sont avancées pour l'un et les reproches qui sont faits à l'autre ne sont pas du tout équivalents", a-t-il expliqué sur LCP-Le Monde-France Info.
Jean-Michel Baylet, président du PRG, parti qui soutient Ségolène Royal, a estimé que "le fait que François Bayrou accepte le débat avec Ségolène Royal" était une "très bonne nouvelle". "Débattre ainsi devant tous les Français et dans la plus grande transparence permettra aux citoyens [de se faire] une opinion définitive et sera peut-être une amorce d'une nouvelle majorité sur la base du pacte présidentiel", estime-t-il dans un communiqué.
Le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier (UMP), a dénoncé le "non choix" de François Bayrou pour le second tour de la présidentielle comme "une initiative irresponsable et grave pour l'avenir de la France". "Il a décidé de servir son destin personnel contre l'intérêt des Français", affirme M. Ollier dans un communiqué, publié à l'issue de la conférence de presse du président de l'UDF. Le président de l'Assemblée nationale "appelle les électeurs du centre droit qui, avec sincérité, ont cru au changement proposé par François Bayrou, de réfléchir". "L'absence de choix de François Bayrou crée la confusion et laisse ses électeurs désemparés face aux enjeux de l'avenir". Selon lui, "le projet socialiste de Mme Royal, soutenu par l'extrême gauche, n'est pas celui que veut l'immense majorité des électeurs du centre". "Nicolas Sarkozy, lui, propose le rassemblement autour de valeurs que nous avons toujours défendues avec nos amis centristes", conclut M. Ollier.
19:00 Publié dans Bayrou, Débats - Interventions Ségolène Royal, Pacte Présidentiel, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Ségolène Royal, Débat, UDF, UMP, présidentielle, Vanves
lundi, 23 avril 2007
Résultats de l'élection Présidentielle - France
à 00h50 sur 76% des inscrits.
Nicolas Sarkozy : 29,85%Ségolène Royal : 26, 08%
François Bayrou : 18,4%
Jean-Marie Le Pen :10,78%
Olivier Besancennot : 4,41%
Ph. De Villier : 2,4%
M.G. Buffet : 1,94%
D. Voynet : 1,57%
A. Laguillet : 1,45%
José Bovet : 1,38%
F. Nihous: 1,34%
G. Shivardy : 0,34%
00:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Résultats, Présidentielle, France, Sarkozy, Royal, PS
dimanche, 14 janvier 2007
Café-Ségo, premiers retours
Près de quarante personnes ont participé samedi matin, de 10h à midi, au premier Café-Ségo Vanvéen.
Le débat portait sur le thème des « luttes contres les insécurités et les violences » et les interventions des vanvéens furent nombreuses, de qualités et le débat dynamique.
Une fois posée la question du traitement politique et médiatique du thème des « insécurités et violences », puis celle du constat de la faible criminalité de la ville de Vanves, les interventions ont massivement porté sur les différents vecteurs de violence et d'insécurité (telles que le logement, les précarités d'emploi), sur les axes d'actions politiques et sociétales (relations entre adultes et jeunes, lieux de rencontre, encadrements des jeunes, mais aussi éducation et institutions, choix des bons niveaux d'intervention des collectivités).
Ne voulant pas nier l'existence d'une problématique de violence en France, nombreux intervenants ont cependant souhaité que cela ne soit pas traité seul comme une priorité, rappelant le lien avec les autres débats.
Guy Janvier, Maire de Vanves de 1995 à 2001, revient sur le débat, auquel il a participé sur son blogue (lire ici). Guy Janvier reprend six principales propositions majeurs du débats.
Le journal indépendant en ligne de Vanves, Vanves92170, revient lui aussi sur l'évènement. (à lire ici)
Enfin, on peut lire ici l'article du Parisien de Lundi 8 janvier qui annoncait l'organisation du Café Ségolène dans ses lignes. L'ambiguité du message pouvait laissé entendre la venue de Ségolène Royal à ce débat. Il n'en était rien, mais cela n'a pas perturbé le bon déroulement du débat.
Le Compte rendu plus complet du débat devrait être disponible sur ce site dans la journée de mardi.
La liste des autres débats des Hauts de Seine (16 planifiés pour l'instant) d'ici la fin du moi de janvier, est disponible ici.
Cyrille CORMIER
pour Désirs d'Avenir Vanves
20:30 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Débats, Vanves, Insécurité, Violence, Café-Ségo, Socialiste, Présidentielle
mercredi, 10 janvier 2007
L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.
Le Parti Socialiste édite un document riche de plus de 90 pages (L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy), écrit sous la direction d'Eric Besson, secrétaire national du PS à l'économie sur Sarkozy, sa stratégie, ses alliances et sa vrai identité politique:
La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? Les partisans du candidat de l’UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l’approche, de l’élection présidentielle, une caricature injuste, exacerbée par l’approche de l’élection présidentielle.
Alors, convenons-en d’emblée. Nicolas Sarkozy sera, pour la gauche, un adversaire redoutable même si son palmarès électoral est bien moins riche qu’on ne l’imagine.
L’homme ne manque ni d’idées, ni de force de conviction, ni de capacité de séduction. Son énergie, son culot, son aplomb, son ambition, sa soif inextinguible de reconnaissance sociale et de pouvoir, sa résistance à l’adversité sont légendaires.
Son supposé « parler vrai » (parfois son parler crû mais lorsque Sarkozy est grossier, il dit parler comme les Français), son sens de la formule, son insolence étonnamment juvénile en font un « bon client » pour les média audiovisuels.
[...]
Ce « sarko-show » est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats » n’a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d’un médiocre ministre de l’économie et des finances ou ceux d’un ministre de l’Intérieur survolté mais peu efficace : les violences faites aux personnes n’auront cessé d’augmenter en dépit de ses communiqués triomphants.
Mais l’échec n’atteint que rarement notre héros. Le plus souvent parce qu’il le noie dans le mouvement perpétuel : chaque fois qu’il se trouve en difficulté ou se voit obligé de se justifier de son action, le candidat de l’UMP se saisit d’un fait divers pour enfiler la combinaison qu’un Le Pen laisse parfois au vestiaire de « celui qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Un jugement à l’emporte-pièce, une provocation suivie d’une polémique, le tout conclu par un sondage qui démontrerait que Sarkozy a les élites contre lui mais le peuple avec lui et le tour est généralement joué.
En cas de nécessité, si provocation et écran de fumée ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy actionne le parachute de secours, celui de la défausse. Car celui qui se décrit comme un pieux catholique n’aime rien tant que battre sa coulpe sur la poitrine des autres : il n’est, par essence, jamais responsable. Ses erreurs, ses échecs ? C’est toujours la faute des autres. Non à Voltaire, rarement cité, mais à Chirac, à Raffarin, à Villepin etc, cibles sarkozyennes dont on se gardera cependant ici de prendre la défense véhémente. Ou en dernier ressort la faute aux juges. Glissements progressifs du volontarisme du Ministre de l’Intérieur. En 2002, il suffisait de lui donner les rênes de la police et de le laisser libre de mettre en œuvre une répression salutaire pour que l’insécurité soit enrayée. En 2006, le Ministre de l’Intérieur confesse son impuissance : son action remarquable est entravée par le laxisme des juges. Une seule conclusion s’impose : la vraie vie, celle de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais aussi celle de la France, ne commencera qu’après son accession à l’Elysée. Ce document a le grand défaut de s’intéresser encore à la « France d’avant », celle où Nicolas Sarkozy peut encore être jugé sur ses actes et sur ses intentions déclarées, alors que lui ne se consacre plus qu’à la « France d’après », celle d’après le sacre selon lui annoncé.
Retrouver la totalité du livre en suivant ce lien.
22:55 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Présidentielle, Bush, néo-conservateur, Vanves, Socialistes, UMP
samedi, 06 janvier 2007
Vanves en marche pour la présidentielle !
Voilà les fêtes de fin d'année et de nouvel an derrière nous.
Les vacances scolaires touchent à leur fin et il est temps de se mettre tous en marche et de participer à cette grande manifestation démocratique d'avril prochain: l'élection présidentielle!
Bien sûr il y aura les longues séances de télévision, les lectures de journaux, les soirées à écouter la émissions radio, mais le débat démocratique, le vrai, vous pouvez en être acteur.
C'est d'ailleurs une des actions fortes qu'a voulu mettre enplace Ségolène Royal dans ce premier mois de l'année 2007: Un grand débat participatif, où les citoyens des villes, des communes ou des circonscriptions, pourront se rencontrer et partager leurs avis sur les thématiques proposées (Vie chère, Insécurités, Education, Environnement).
Le compte rendu des débats contiendra les interrogations, les problèmes rencontrés, les solutions apportés, les points répertoriés comme bloquants, et il sera envoyer pour lecture et analyse aux équipes travaillant avec notre candidate, afin d'offrir aux français les réponses les plus adaptées aux problèmes de notre société.
- Vanves va donner son avis à Ségolène Royal!
A Vanves, un premier débat aura lieu le 13 janvier prochain (Café-Ségo, lire ici)
Le thème de ce premier débat est "La lutte contre les violences et les insécurités". (Le thème n'est pas inutile à Vanves où, bien que la criminalité soit faible, le Maire UDF-Sarkozyste peine à lutter efficacement contre les délis de quelques jeunes gens.)
- Ségolène Royal s'est exprimée sur la lutte contre les violences à plusieurs reprises: un article posté aujourd'hui permet de retracer ses interventions (Lire Ici)
Autres nouvelles du jour:
- Le départ de Ségolène ce vendredi pour la Chine (C'est Ici)
- Ségolène Royal signe le pacte de Nicolas Hulot et propose un plan de mise en oeuvre. (Par Là)
- Lors de ses voeux, Ségolène Royal, propose cinq actions concrètes sur la crise du logement. (Suivre ici)
Je vous souhaite bonne lecture, n'hésitez pas à réagir...
Cyrille
00:35 Publié dans Débats Participatifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vanves, Socialiste, Présidentielle, Election, PS, Debat, Chine
mardi, 24 octobre 2006
Ce qu'elle dit sur...
... La fiscalité.
« L’impôt est au service d’un objectif »
« L’impôt est au service d’un objectif, il n’est pas abstrait, il ne se limite pas à « on augmente ou on baisse ». Ce n’est pas un argument politique. La politique, c’est d’utiliser les outils au service d’objectifs comme ramener le taux de chômage en dessous de 5%. Parmi les outils économiques ou sociaux pour parvenir à la baisse du chômage, il y a l’outil de la fiscalité. L’outil de la fiscalité sur l’environnement. L’outil de la fiscalité dans la décentralisation, qui sera une réforme très importante à faire en transférant aux collectivités les moyens d’exercer leurs responsabilités parce que c’est une source d’économie. Il y a aussi la lutte contre les gaspillages. Et il y a, enfin, l’impôt par rapport à l’efficacité économique et l’impôt par rapport à la justice sociale. »
RTL, 7 juin 2006
« L’impôt doit être transparent et juste »
« Le problème, ce n’est pas l’augmentation des impôts c’est la clarification de l’impôt. Le prélèvement fiscal doit d’abord être compris par les citoyens, c’est un objectif de la réforme. Il doit être transparent. Il doit être juste. »
RTL, 7 juin 2006
« C’est cela, pour moi, la démocratie participative : des contribuables décidant de l’utilisation de leurs impôts »
« C’est cela, pour moi, la démocratie participative : des usagers du service public décidant de l’usage des fonds régionaux, des contribuables décidant de l’utilisation de leurs impôts. »
Université d’été d’Attac, 25 Août 2006
Nous pouvons mettre en place les budgets participatifs au plan local
Il y a un gros doute sur l’utilisation de la dépense publique. Je pense qu’il faudra faire voter une partie de la dépense des budgets locaux, municipaux, départementaux, régionaux, sur des termes qui seront à définir par les élus. Il n’y a pas d’opposition entre démocratie participative et la démocratie représentative. Au contraire, je pense que nous exerçons encore mieux la responsabilité d’élus si on est capable de déléguer aux citoyens une partie des responsabilités.
Villeurbanne, 9 mai 2006
« Les bonnes mesures »
« Faire reposer les cotisations employeurs sur l'ensemble de la richesse produite »
« Faire reposer les cotisations employeurs sur l'ensemble de la richesse produite - la valeur ajoutée - plutôt que sur les seuls salaires a effectivement un sens pour le financement de prestations universelles (famille, maladie). Ce serait le pendant, côté employeurs, du basculement sur la CSG des cotisations maladie des salariés, réalisé en 1997. En déconnectant le coût de l'embauche pour l'entreprise du financement de la protection sociale, l'objectif est de favoriser l'emploi mais sans pénaliser la croissance. Cette réforme n'est pas simple à mettre en oeuvre, et c'est sans doute pourquoi, entre 1997 et 2002, elle n'a pas été réalisée. Je crois, pour ma part, que le travail ne doit pas être plus taxé que le capital et qu'en matière fiscale les bonnes mesures combinent la lisibilité, la justice sociale et l'efficacité économique. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
« Un impôt citoyen sur le revenu, prélevé à la source »…
« L'impôt sur le revenu n'est pas ce que l'on croit. Sa composante progressive, la moins importante, n'est pas acquittée par la moitié la plus pauvre des Français, mais sa composante proportionnelle, la CSG, l'est par tous les citoyens. Leur somme est comparable au poids de l'impôt sur le revenu dans les autres pays européens, mais notre double imposition cumule les défauts. Les réductions bénéficient aux plus aisés alors que la CSG, impôt payé par tous, a tendance à croître pour équilibrer les finances sociales. L'impôt sur le revenu ne joue plus correctement son rôle redistributif.
Je suis donc favorable à sa fusion avec la CSG et à la reconstruction d'un impôt citoyen clarifié, sans niches fiscales, doté d'une assiette plus large, mais progressif, comme le propose le projet socialiste. (…) Cela créerait les conditions d'un prélèvement à la source.
Mais, là encore, pas d'arrogance de gouvernement ! La volonté politique s'exerce d'autant mieux qu'on a su prendre le temps d'une large concertation avec les partenaires sociaux et de bâtir avec eux des solutions équilibrées. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
« La mise en place d’une véritable fiscalité écologique »…
« Je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l’eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d’une véritable fiscalité écologique. »
Profession de foi
… en rompant avec l’immobilisme de la droite :
L’insupportable lenteur dans le développement des biocarburants est due à l'absence d'une fiscalité écologique alors que des milliers d'emplois pourraient être créés dans les filières éco-industrielles et donner des débouchés à l'agriculture.
Le Monde, 2 Août 2006
« Un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l’innovation »
La première mesure à prendre de manière massive, c’est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l’innovation. Et dans l’environnement, pour toutes les éco-industries.
Les Echos 19 mai 2006
« Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social »
« Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social. (…) L’Europe est elle une simple zone de libre échange où chaque pays tente de faire concurrence à l’autre en baissant ses impôts et sa protection sociale, quitte à briser la cohésion sociale et à laisser se développer les populismes ? Ou est-ce un ensemble solidaire, uni par des valeurs et par la volonté commune que les pays les riches tirent les autres vers le haut ? »
Conférence de presse, 11 octobre 2006
« Des dispositions fiscales européennes très incitatives en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables »
Un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables doit être rapidement élaboré, débattu et mis en œuvre. Je proposerai à mes partenaires des dispositions fiscales européennes très incitatives en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables.
Conférence de presse, 11 octobre 2006
« On ne fera pas l'économie d'une fiscalité mondiale »
« On ne fera pas l'économie d'une fiscalité mondiale. Sur les avions, pourquoi pas ? Ou avec une taxe de type Tobin ou une taxation écologique sur les émissions de carbone, par exemple, qui permettrait de financer les biens publics mondiaux. Ce qui est important, c'est l'utilisation de ce qu'on collecte »
Le Monde, 22-23 juin 2006
00:05 Publié dans Ce qu'elle dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ce qu'elle dit sur la fiscalité, Fiscalité, Ségolène royal, 2007, Présidentielle, Elections, Impôts
vendredi, 20 octobre 2006
Intervention de Ségolène Royal à Clermont
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Ségolène Royal s'en est prise sans détour au système bancaire français, jeudi à Clermont-Ferrand, l'accusant sous de vifs applaudissements de "faire du profit sur le dos des pauvres".
"Les riches ont le moyen de renégocier leurs prêts, les pauvres croulent sous les tarifications bancaires", qui sont "un vrai scandale", "aujourd'hui, le système bancaire français s'enrichit sur le dos des pauvres", a déclaré Mme Royal devant 3.000 militants socialistes environ assistant à une réunion avec les trois candidats PS à l'investiture.
Selon Mme Royal, qui répondait à une question sélectionnée par les organisateurs, il faut "remettre de l'ordre sur les tarifications bancaires, interdire aux banques de faire du profit sur le dos des pauvres, interdire les publicités scandaleuses qui plongent des familles dans le surendettement".
Ce passage de son intervention a été, de loin, le plus applaudi.
La présidente de Poitou-Charentes s'est aussi prononcée pour "la laïcité dans les services publics", thème qu'elle aborde très rarement. Selon elle, il faudra "supprimer l'article de loi qui oblige les communes à payer la scolarisation des enfants dans le privé".
Elle a dénoncé l'accès à la médecine "très inégalitaire en milieu rural", affirmant que "les communes rurales avaient droit à l'égalité des chances devant le service public".
Dans son intervention liminaire de 20 minutes, rarement interrompue par des applaudissements, la députée des Deux-Sèvres a jugé qu'il fallait "mettre fin à l'insupportable distance entre les discours et les actes, qui sape la confiance en la politique".
AFP - 20 octobre
11:40 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Clermont-Ferrand, Débats, PS, Parti Socialiste, 2007, Présidentielle
mercredi, 11 octobre 2006
Environnement
« il faut faire cesser cette contradiction insupportable entre le discours et les actes. »
Sur l'environnement comme sur les autres sujets, Ségolène Royal présente une vision globale. Il ne s'agit pas uniquement de regarder les problèmes d'écologie par le biais du confort, ou de l'économie, mais d'en faire une synthèse et de proposer des actions à court et long termes.
Vous pouvez retrouver en cliquant sur le lien suivant, les déclarations de Ségolène Royal sur le sujet environnemental et sur la préparation à l'après-pétrole.
Et vous que vous inspire la gestion de notre environnement?
Quelles solutions envisagez-vous pour réduire sensiblement la quantité et la toxicité des déchets, la consommation des énergies fossiles?
Cyrille
07:30 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Environnement, Ecologie, Désirs d'Avenir, 2007, Presidentielle, Election
jeudi, 05 octobre 2006
Entretien
Ségolène Royal répond aux questions de Thomas Piketty, économiste.
La question:
Thomas Piketty, directeur d'études à l'école de Hautes études en Sciences Sociales, interroge cette semaine, dans l'hebdomadaire "le Nouvel Observateur", Ségolène Royal sur trois grandes questions.
Que faire Pour une réelle égalité des chances ? (M. Piketty repart du constat du large contournement de la carte scolaire, et du réel besoin d'évolution de notre système).
Comment Refonder la protection sociale ? (Assurer l'équilibre des retraites et de l'assurance maladie, remplacement de la loi Fillon de 2003, nouveaux besoins de protections sociales: droit à la formation, sécuriser les parcours professionnels, améliorer les conditions de travail des bas salaires).
Réconcilier les Français avec l'impôt ? (Faire comprendre l'intérêt des impôts, leurs calculs, résoudre le problème de lisibilité et d'équité de l'impôt, réforme fiscale).
L'intégralité du texte de la question de M. Piketty est ici.
La réponse de Ségolène Royal:
"Cher Thomas Piketty, vous avez raison: le désir de renouvellement est vif. Il est aussi global. Il porte sur les raisons et sur les façons de faire. Il pousse à dépoussiérer et à actualiser notre compréhension du monde. Il suppose d'adosser à des diagnostics partagés des politiques volontaires et solidaires en phase avec ce que vivent les français. La crédibilité de l'action politique est à ce prix. D'une élection présidentielle comme celle de 2007, nos concitoyens attendent davantage qu'un catalogue exhaustif, fût-il excellent: des garanties sur la manière dont on s'y prendra pour régler les problèmes avec eux. Voilà pourquoi ces engagements corrects que vous appelez de vos voeux sont, à mes yeux, de méthode autant que de contenu."
Voici les réponses que Madame Royal avance sur les trois thèmes:
L'école, lire ici.
La protection sociale, par là.
Les impôts, suivez ce lien.
L'intégralité du texte de la réponse de Mme Royal est ici.
13:15 Publié dans Débats - Interventions Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Programme, PS, Présidentielle, Election, Ecole, Protection Sociale
lundi, 02 octobre 2006
Retour sur la délinquance
Je suis dernièrement revenu sur les conclusions de la réunion du 26 septembre et les annonces en trompe-l'œil du Maire de Vanves, Bernard Gauducheau concernant la délinquance à Vanves.(notre article)
Je soulignais alors l'importance d'une vision plus globale de la délinquance en tenant compte des conditions d'apparition et de maintient de la délinquance (inégalité sociale, échec scolaire, chômage, manque de repère et d'identité), ainsi que des moyes d'appréhender justement les actes d'incivilité.
Le programme de M. le Maire, équivoque que l'équilibre préventif/répressif, me semble simpliste et le discours tenu trahi l'ambiguïté de son positionnement politique: UDF ascendant Sarkozyste.
Ségolène Royal est largement revenue sur la question de la délinquance (critique du projet de prevention de la délinquance de Sarkozy) et sur le concept de "sécurité durable". Dernièrement à Lens, pour le fameux grand oral, elle a rappelé qu' "Emploi, Famille, Ecole, Logement: Tout se tient! Si un des maillons vient à manquer alors tout l'édifice est fragilisé!" (Voir notre article sur le grand oral de Lens). Le 23 septembre, elle précisait: "Ce sont les parents qui sont sécurisés par des emplois stables, des CDI, avec des métiers corrects et valorisants, qui montreront l'exemple" à leurs enfants, ajoutant que l'éducation doit être mise au cœur du projet socialiste.
C'est donc la durabilité des démarches entreprises sur la délinquance qui amènera sécurité et sérénité pour tous.
Elle a part ailleurs avancé les propositions suivantes:
Aide à la parentalité:
-Les parents d'enfants commentant des actes d'incivilité seraient contraints de prendre part à des stages dans "des écoles de parents", accompagnés de parents référents, et de professionnels.
-Mise sous tutelle des allocations familiales des familles concernées par des actes de délinquance d'enfants, afin de s'assurer de la cohérence de leur utilisation.
Education:
-Deuxième poste d'enseignant ou d'aide à l'enseignement dans les classes difficiles ("C'est au collège que tout se joue. Il n'est pas acceptable qu'un enfant aille au collège ayant peu de la violence. Il n'y a pas assez d'adultes pour encadrer les élèves" Fête de la Rose de St Pierre la Feuille (Lot) le 23 septembre)
-Soutien Scolaire individuel gratuit pour les enfants en difficultés
-Incitations des étudiants du secondaire à animer des Tutorats pour aider ceux du premier cycle.
Encadrement:
-Placement imposé des enfants perturbateurs des collèges dans des internats relais.
-Pour les jeunes délinquants de plus de 16ans (non contraint donc à être scolarisés) dans un environnement cadré sur des projets d'utilité public ou humanitaires en France ou à l'étranger. L'encadrement militaire pourrait être envisagé.
Je reviendrai dans les prochains jours sur les autres clefs de l'ordre juste
Cyrille
08:04 Publié dans Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vanves, Délinquance, Présidentielle, Election, Participation, Ordre Juste, Education


