vendredi, 04 mai 2007

Derniers tours de piste pour Royal et Sarkozy

Nicolas Sarkozy était accompagné de Jean-Louis Borloo et Bernadette Chirac. Sur la tribune, avec Ségolène Royal, Pierre Mauroy et Dominique Strauss-Kahn.montage lefigaro.fr

Nicolas Sarkozy était accompagné de Jean-Louis Borloo et Bernadette Chirac. Sur la tribune, avec Ségolène Royal, Pierre Mauroy et Dominique Strauss-Kahn.
montage lefigaro.fr

Comme un symbole, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal tenaient jeudi soir leurs derniers grands meetings aux deux extrémités de l’Hexagone. A Lille, dans le Nord, devant 20.000 personnes, la candidate socialiste a appelé ses partisans à « se mobiliser » jusqu'à dimanche et a dit sentir que « la victoire est à portée de main ». Fréquemment interrompue par de bruyants « Ségolène présidente », elle a parlé d' « une vague qui continue à monter et qui doit monter ». 

"Nous avons les valeurs républicaines profondément chevillées au corps, nous n'acceptons pas de faire acclamer dans des réunions publiques des mots qui n'ont rien à voir avec la République, tels 'kärcher, liquider, reformater'", a-t-elle martelé à la tribune. Des mots évoqués lors du meeting de Nicolas Sarkozy, dimanche dernier à Bercy.

Nicolas Sarkozy, quant à lui, a déclaré à Montpellier, dans l’Hérault, qu’il restait « deux jours pour dire adieu à l'héritage de Mai 68, deux jours pour renoncer au renoncement ». Dans une allusion au débat télévisé de la veille, il a enfin enjoint son adversaire à « ne jamais confondre la politique avec la guerre ». Il s’exprimait devant une assistance de 15.000 supporters, dans laquelle figurait notamment Bernadette Chirac. « Deux jours, Mme Chirac, pour vous dire merci de votre amitié, de votre présence », a ajouté le candidat UMP.

Un petit jeu pour bien démarrer la journée.

Que pensez-vous au fond de vous même? faites le test (ou plutôt le jeu): http://dmuringer.free.fr/upload/fichiers/test_subconscien...

jeudi, 03 mai 2007

François Bayrou, à l'issue du duel télévisé : "Je ne voterai pas pour Sarkozy"

Sollicité par Le Monde, mercredi soir, M. Bayrou a assuré qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour. Il précisait toutefois : "Je ne voterai pas pour Sarkozy."

Cette fois-ci, il exprime donc explicitement son refus d'apporter son soutien à celui dont il considère qu'"il risque d'aggraver les déchirures du tissu social". Une position qui va à l'encontre du choix exprimé par la majeure partie des élus de l'UDF, notamment ses députés, qui se sont prononcés en faveur du candidat de la droite.

Lire L'article sur lemonde.fr

Même quand il lui sert la main, il ne la regarde pas.

Vous avez été nombreux a remarquer la gene de Nicolas Sarkozy, pendant tout le débat, hésitant à s'adresser directement à Ségolène Royal, l'appellant continuellement Madame, et surtout ne pouvant la regarder alors qu'il s'exprimait. A moins qu'elle ne lui fît des grimaces, cela souligne sans doute ses difficultés à faire face.

Pour illustrer cela, un petit clin d'oeil:

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Mais! Regarde là!

 

Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillères.

Ségolène Royal a débattu avec Nicolas Sarkozy.
"Aujourd'hui, les Français s'inquiètent beaucoup de la montée des violences et des agressivités dans la société française. Le nombre de faits de violence à l'école a augmenté de 26%". Ségolène Royal plaide pour "une France où l'agressivité et les violences reculent".

"Je crois que la morale politique demande que les responsables rendent des comptes par rapport à ce qu'ils ont fait. Vous estimez-vous pour une part responsable de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd'hui ?"

Les "agressions ont augmenté depuis 2002" alors que "M. Sarkozy, vous aviez parlé de la 'tolérance zéro".

"Le commissariat de Clichy que vous aviez promis, il n'est toujours pas ouvert".

La candidate socialiste conteste la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Citant le viol d'une femme policier à la sortie de son commissariat à Bobigny, elle estime que "peut-être que cette femme ne se serait pas fait violer" "s'il y avait davantage de policiers". Elle évoque la délinquance sexuelle "qui vous en conviendrez avec moi, n'a rien de génétique".

"Non, M. Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires". "Les agents publics seront protégés, en particulier les femmes" qui "seront raccompagnées à leur domicile lorsqu'elles sortent tardivement de leur commissariat de police."

Concernant l’éducation, Ségolène Royal estime qu’il « faut un nouveau pacte éducatif ». «il y a beaucoup de souffrances, les enseignants ont besoin d’ une revalorisation de leur travail, les violences ont augmenté, 50 000 emplois jeunes ont été supprimés. Je remettrai l’éducation au cœur de tout. Je veux que tous les enfants sortent de l’école avec un bagage. » Elle propose ainsi un « service public de la petite enfance », « l’école obligatoire dès trois ans » et « la mise en place d’un soutien scolaire individualisé ». Ségolène Royal estime nécessaire de « diviser les gros collèges », afin qu’il n’y ait pas plus de 600 élèves par collège et de limiter les classes à 17 élèves par classe pour que les enseignants aient un vrai travail individualisé avec l’élève.

La candidate socialiste veut porter la croissance à un rythme de croisière de 2,5%. Pour résorber la dette, il faut "d'abord relancer la croissance" pour aller vers un "taux de 2,5%". "Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises", et ce n'est "pas incompatible avec le progrès social, bien au contraire". "Je vais concentrer sur les PME les aides publiques" et les "allègements de charge". Les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront ainsi l'impôt sur les sociétés "divisé par deux".

"Si la croissance est supérieure à 2,5% (par an), à la fois je finance mon pacte présidentiel et s'il y a davantage de croissance je prends l'engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette".

Ségolène Royal propose une "nouvelle étape, mais une vraie cette fois" de régionalisation pour supprimer les "doublons" et "lutter contre toutes les formes de gaspillage d'argent public". Ce sera "une véritable réforme de l'Etat" pour qu'il soit "plus rapide, plus efficace et plus économe".

"Ce n'est pas moi qui gère l'assurance maladie, mais c'est quand même de l'argent public qui est dépensé et des cotisations qui sont payées sur des salaires". "Je redéploierai", car "moi je le pourrai".

"C'est la cohérence politique de la répartition des responsabilités. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il se passe ? Vous avez une loi de la décentralisation tellement confuse, qu'elle a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales et qui fait que tout le monde s'occupe de tout. "

"Sur la question des heures supplémentaires, moi je crois que votre proposition est non seulement dangereuse mais inefficace". On ne travaille pas suffisamment, parce qu'il y a trop de personnes au chômage".

Or, avec la proposition d'exonération des 35 heures, "un employeur aura davantage intérêt à donner des heures supplémentaires à un salarié qu'à recruter". Par ailleurs, "les heures supplémentaires sont possibles aujourd'hui, vous le savez bien". Or, "cette possibilité-là n'est même pas utilisée par les salariés. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas forcément travailler plus".

"Moi je propose au contraire de donner de l'emploi à ceux qui n'en ont pas", aux jeunes en particulier avec les emplois tremplins. « Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillère .»

"Si vous pensez que les 35 heures ont fait autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées?"demande-t-elle à Nicolas Sarkozy. "Parce que vous savez bien que ça correspond à un progrès social". Et "elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre".

Toutefois, "la deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide". "Je suis capable de regarder les choses telles qu'elles sont. Cela a créé des difficultés dans les petites entreprises, c'est vrai", donc "nous rediscuterons des 35 heures" pour voir "de quelle façon elles peuvent être généralisées et dans quelle branche".

"La réponse très précise sur les 35 heures, c'est qu'il y aura sur ce sujet comme sur les autres la négociation entre les partenaires sociaux, branche par branche". En l'absence d'accord, il n'y aura "pas de généralisation des 35 heures dans les entreprises concernées".

"Nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre"."Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires et celui-ci aussi je le remettrai à plat".

Ségolène Royal estime que le bouclier fiscal défendu par Nicolas Sarkozy était "très injuste", citant en exemple une "riche héritière" qui a reçu "sept millions d'euros" de remboursement d'impôt en raison de l'application de cette nouvelle mesure. "Il faut faire attention aux injustices fiscales" et "à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés".

A propos du nucléaire, "Vous avez une approche très approximative sur un sujet extrêmement technique mais en même temps extrêmement grave. Vous venez de dire une série d'erreurs. Cela peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet".

"Il serait sans doute plus intelligent d'investir déjà dans la quatrième génération" des centrales nucléaires. Il faut "maintenir la part du nucléaire" mais "augmenter la part de l'énergie renouvelable".

La candidate socialiste souhaite que les questions liées à l’immigration soient "dégagées de tout enjeu politicien". Elles "ne doivent pas être exploitées. Aller arrêter un grand-père devant une école et devant son petit-fils, ce n'est pas acceptable dans la République française". Ségolène Royal se déclare favorable aux régularisations "au cas par cas".

Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue

Elle est innovante, adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy.


Dominique Strauss Kahn s’exprime sur la politique économique de Ségolène Royal.
Dominique Strauss-Kahn assure qu'il ne faut pas avoir "de crainte à l'égard de la politique économique que présente Ségolène Royal".

"Elle est innovante, elle est adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy", "Nicolas Sarkozy, cela va être le conflit".

"Le sujet qui a été mis sur la table, c'est finalement de savoir si les propositions de Ségolène Royal sont solides, sont crédibles. Et moi je réponds « oui »".

"Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue".

L'ancien ministre de l'Economie estime qu'entre Ségolène Royal et François Bayrou, "sur de nombreux sujets on a vu des proximités, et puis on a vu des différences notamment en matière économique et c'est bien normal".

Dominique Strauss-Kahn fait valoir qu'entre 1997 et 2000, lorsqu'il était à Bercy, François Bayrou n'avait pas émis de critiques à part sur les 35 heures.

mardi, 01 mai 2007

On est devant un choix de société.


José Bové rencontre Ségolène Royal.
José Bové indique après sa rencontre avec Ségolène Royal à son QG de campagne qu'il faut qu'il n'y ait "pas d'abstentionnistes au second tour" et que les gens "votent très clairement pour Ségolène Royal".

"On est devant un choix de société".

"Il y a une alternative possible" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, "un homme dangereux pour nos libertés, le candidat du Medef et de l'alignement sur une politique qui est plus celle de Bush que des pays du sud". C'est-à-dire le choix entre "la société du vivre ensemble et celle du conflit permanent".

Interrogé sur le l’appel au rassemblement de la candidate avec les centristes, il estime qu'il n'est pas nécessaire pour soutenir quelqu'un au second tour d'avoir "des approches identiques sur tout".

"On est dans un moment de choix de société et de rassemblement, il faut rassembler pour gagner"."Je ne peux pas accepter que la France tombe dans la logique de l'affrontement".

Il se réjouit que Ségolène Royal lui ait confié une mission sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire. "C'est un geste très important, ça introduit la dimension du rapport de la France au monde, c'est très nouveau de mettre cela dans le débat".

José Bové indique encore qu'il sera mardi au concert-meeting de soutien à Ségolène Royal au stade Charléty.

lundi, 30 avril 2007

Entretien de Royal au Monde

Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?

C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.

Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.

[...]

Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?

Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.

Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?

La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier.  Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.

Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?

Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.

Lire l'intégralité de l'entretien sur Le Monde.fr

Ségolène Royal invitée des 4 vérités

Interrogée sur le meeting de Bercy de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal répond : « je crois qu’hier on a encore assisté à un discours d’une grande violence, d’une grande brutalité, et je crois que ce n’est pas de cela dont la France a besoin aujourd'hui, la France a besoin d’être réconciliée, d’être apaisée. Les français ont besoin de se rassembler, pour pouvoir se relever, parce que la France est aujourd'hui entre de mauvaises mains, on le sait, la situation économique est difficile, l’emploi est dégradé, la précarité s’est creusée, et aujourd'hui, à la veille du 1er mai, à la veille de la fête du travail, mon combat principal c’est le combat pour le plein emploi et c’est le cœur du pacte présidentiel que je propose aux Français. »

« Lorsque j’entends Nicolas Sarkozy dire par exemple qu’il faut liquider « mai 68 », je pense que c’est un vocabulaire très violent, et lui qui découvre, en fin de campagne, les ouvriers avec les caméras, il devrait se souvenir que mai 68, c’est aussi 11 millions de gréviste qui ont obtenu les Accords de Grenelle, qui ont obtenu la section syndicale d’entreprise, qui ont obtenu la revalorisation de leurs salaires et en revalorisant les bas salaires, la France a été débloquée et la croissance a repris. Mai 68 c'est aussi le droit des femmes à accéder à la contraception, mai 68 c’est un vent de liberté contre une société qui était totalement verrouillée. Alors, bien sûr, il y a eu quelques excès, comme dans toutes les périodes tourmentées, mais on en est loin aujourd'hui. »

« Depuis, les choses ont été recadrées. J’ai été celle qui a fait un loi sur l’autorité parentale, donc tous les excès qui ont pu avoir lieu en mai 68 ont été aussi des formidables avancées par rapport aux conquêtes de liberté, d’autonomie, d’égalité hommes/femmes, de droit syndical, je le redisais à l’instant, et en même temps, aujourd'hui, les choses ont été recadrées, en tout cas en ce qui me concerne, vous le savez. Je défends la question de l’ordre juste, parce que, sans justice, l’ordre, on sait ce que ça devient : ça devient le pouvoir de puissants sur les plus faibles. »

Ségolène Royal attends du débat du 2 mai avec Nicolas Sarkozy « une clarification du choix qu’il y aura à faire. J’entends aussi que Nicolas Sarkozy accepte d’être mis devant ses responsabilités, en ce qui concerne son bilan gouvernemental, parce que la morale politique consiste aussi à rendre des comptes et je crois que ce moment là va permettre à la fois, va lui permettre à la fois de rendre des comptes, sur ce qu’il a fait, et de comparer les choix de société et les références de valeurs, entre lesquels les Français vont devoir choisir et entre les deux. »

« J’aurais mon grand rassemblement au Stade Charlety, le 1er mai. Ce qui est important dans l’évènement de Charlety, c’est que ce sont les artistes qui se sont mobilisés d’eux-mêmes et qui lancent ce grand concert de la fraternité, avec Yannick Noah, Renaud, Bénabar, Cali, Georges Moustaki, c'est-à-dire toutes les générations d’artistes et surtout tous ces artistes qui se sont aussi engagés dans des causes humanitaires et qui veulent une France où les Français ne se confrontent pas les uns contre les autres, mais où les Français apprennent, réapprennent, à vivre ensemble. »

samedi, 28 avril 2007

Quitterie Delmas, porte-parole des jeunes UDF, explique ci-après ses raisons de voter Ségolène le 6 mai:

J'ai décidé de voter pour Ségolène Royal.

Pourquoi donner ma position personnelle sur mon vote ?
Parce que je veux participer de tout mon poids à la création du mouvement des démocrates aux côtés de François Bayrou. Mon engagement personnel s'est toujours fondé sur le dépassement des clivages gauche-droite. J'aime cette France qui s'engage dans les entreprises comme dans les associations. J'aime cette France rassemblée pour affronter les enjeux cruciaux qui nous attendent.

Je me bats aussi pour le renouvellement du personnel politique. Pour ma génération, pour qu'elle devienne enfin co-décisionnaire de son avenir. Je me bats pour rétablir le lien de confiance entre les Français et leurs élus, et donc pour le changement des pratiques politiques. Je souhaite aujourd'hui montrer aux yeux de tous, que les acteurs qui accompagnent François Bayrou dans son combat viennent de toutes les origines, toutes les diversités, mais se rassemblent autour de lui dans un objectif commun : fonder cette force politique nouvelle, la troisième voie, celle qui apaisera et permettra de mener les réformes en France de manière pragmatique et non idéologique.
Des parlementaires se sont exprimés, certains en faveur de Nicolas Sarkozy. Je suis heureuse d'être dans un mouvement où la parole est libre, la décision personnelle aussi.

Je ne souhaitais pas qu'on n'entende qu'un son de cloche d'élus qui ne représentent pas forcément toutes celles et tous ceux qui ont rejoint François Bayrou et qui se battent en son nom pour la création d'une nouvelle ère politique.
La logique d'internet est une logique de réseau, où la prise de parole est égale et non hiérarchique. Je suis heureuse d'en être un exemple.

Si je ne vote pas à titre personnel Nicolas Sarkozy, c'est que sa dérive droitière durant la campagne sur le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale et ses propos sur l'eugénisme font de lui un incroyable conservateur. Je suis déjà d'ores et déjà en opposition politique avec ses idées.

Plus grave, me battant pour le changement des pratiques politiques, je n'accepte pas les méthodes employées de pressions sur les individus, qualifiée « méthodes des Haut de Seine », les Français ont le droit à la transparence, les élus de choisir leurs positions en âme et conscience. L'attitude des sarkozystes depuis de longues années à l'Assemblée Nationale vis à vis de nos élus UDF est inadmissible. J'ai très mal ressenti ces pressions, ces menaces et railleries, et provoque chez moi un esprit de résistance.

Si je vote à titre personnel aujourd'hui Ségolène Royal, c'est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd'hui qu'une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.

Naturellement, je sais d'ores et déjà que le poids de la dette, les réformes qui ne se font pas sont une menace pour ma génération et les suivantes. Ce qui provoquerait si rien n'est fait une fracture générationnelle comme Bernard Spitz l'explique très bien dans son Papy Krach.

Je sais que beaucoup d'entre nous s'interrogent sur un vote blanc. C'est pour cela qu'il est important d'avoir 12 jours de réflexion et je sais qu'un certain nombre d'entre eux se prononceront suite au débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.

Ils ont raison. Pour ma part, je suis heureuse d'assumer ma volonté d'incarner la diversité des opinions aux côtés de François Bayrou.

Quitterie Delmas

(Quitterie est porte-parole des jeunes UDF de Paris)

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